Plafonds de remises génériques 2026 : ce que la loi sécurise

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Sommaire

⏱ Temps de lecture : 13 minutes

Mis à jour fin septembre 2026

🔍 L’article en bref

  • Loi, plus arrêté : l’article 37 de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) inscrit les plafonds de remises dans l’article L.138-9 du code de la sécurité sociale.
  • Les taux : 40 % du PFHT pour les génériques, hybrides substituables et princeps sous TFR ; 20 % pour les biosimilaires substituables ; 2,5 % pour les autres spécialités remboursables.
  • Depuis le 1er janvier 2026, avec trois mois de délai pour les contrats en cours.
  • Ce qui est sécurisé : aucune baisse possible par simple arrêté ; toute modification doit passer par une loi.
  • Ce qui ne l’est pas : le taux réellement négocié, la part captée par les groupements, les baisses de prix et le futur PLFSS 2027.
  • Enjeu chiffré : pour notre officine type, la trajectoire des arrêtés de 2025 aurait coûté jusqu’à 24 000 € d’EBE par an.
  • Réflexe : mesurer vos remises effectives par laboratoire et les suivre avec vos honoraires et votre marge dans un même tableau de bord.

Au 1er janvier 2026, le plafond des remises sur les génériques devait tomber à 30 %. Il est resté à 40 %. Entre les deux, un vote du Parlement : l’article 37 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a fixé lui-même les plafonds de remises génériques 2026, que des arrêtés ministériels modifiaient jusque-là au gré des arbitrages budgétaires.

Pour un titulaire, l’enjeu n’est pas symbolique. Les remises génériques pèsent en moyenne 55 000 € par an et par officine, soit plus de la moitié de l’excédent brut d’exploitation médian, selon le rapport IGAS-IGF de mai 2026. Changer de support juridique, c’est changer le niveau de risque qui pèse sur cette ligne du compte de résultat.

Ce que la loi fixe, ce qu’elle protège vraiment, ce qu’elle laisse exposé, et combien cela représente pour une officine type : voici notre lecture d’experts-comptables spécialisés en pharmacie, chiffres à l’appui.

Plafonds de remises génériques 2026 : ce que dit l’article 37 de la LFSS

La loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 a été publiée au Journal officiel du 31 décembre 2025. Le Conseil constitutionnel a censuré dix articles le 30 décembre, mais pas l’article 37. Comme l’a récapitulé l’Ordre national des pharmaciens, cet article réécrit l’article L.138-9 du code de la sécurité sociale, qui encadre les remises, ristournes et avantages commerciaux consentis aux officines sur les médicaments remboursables.

Trois plafonds, une même assiette : le PFHT

Tous les plafonds s’expriment en pourcentage du prix fabricant hors taxes (PFHT). Le principe reste un plafond de droit commun très bas ; les taux élevés sont des dérogations ciblées sur les médicaments dont la diffusion fait économiser l’Assurance maladie.

Catégorie de produitsPlafond légal depuis le 1er janvier 2026Assiette
Spécialités remboursables (droit commun)2,5 %PFHT
Génériques, princeps au même prix que leurs génériques, hybrides substituables40 %PFHT
Spécialités de référence sous tarif forfaitaire de responsabilité (TFR)40 %PFHT
Biosimilaires substituables et spécialités de référence au même prix20 %PFHT

Le plafond s’apprécie par année civile, par ligne de produits et pour chaque officine. La marge réglementée que le fournisseur rétrocède le cas échéant n’entre pas dans le calcul : un grossiste qui répercute une partie de sa marge ne « consomme » pas le plafond de remise.

Entrée en vigueur : contrats nouveaux et contrats en cours

  • Contrats conclus ou renouvelés à compter du 1er janvier 2026 : application immédiate des nouveaux plafonds.
  • Contrats en cours au 1er janvier 2026 : un délai de trois mois pour se mettre en conformité.
  • Dérogation encadrée : les plafonds ne s’appliquent pas pendant la durée d’un accord de bonnes pratiques commerciales entre distributeurs et officines, agréé par le ministre chargé de la sécurité sociale.
  • Rendez-vous parlementaire : un rapport au Parlement est attendu avant octobre 2027 sur l’impact économique des plafonds et sur l’évolution de la rémunération de la substitution.

💡 Le savoir-clé : les 40 % et 20 % sont des maxima, pas des taux dus. La loi borne ce que vos fournisseurs peuvent vous consentir ; le taux réellement obtenu reste le fruit de votre négociation, directe ou via votre groupement.

De l’arrêté à la loi : dix-huit mois d’instabilité refermés

Pharmacie française rideau à demi baissé lors de la mobilisation de 2025 contre la baisse des remises génériques

Pour mesurer ce que l’article 37 apporte, il faut revenir sur la séquence 2025. Elle a montré qu’un paramètre représentant une part majeure de l’EBE officinal pouvait basculer par simple arrêté, publié en plein été.

2014-2025 : un plafond fixé par le pouvoir réglementaire

Depuis la LFSS 2014, la loi renvoyait à un arrêté le soin de fixer le plafond dérogatoire applicable aux génériques. L’arrêté du 22 août 2014 l’avait porté à 40 % du PFHT. Onze ans de stabilité apparente, mais un taux qui ne tenait qu’à une signature ministérielle.

2025 : la trajectoire vers 20 %, puis la volte-face

DateTexteGénériques / hybridesBiosimilaires
22 août 2014Arrêté40 %—
4 août 2025Arrêté (trajectoire sur trois ans)30 % dès le 1er septembre 2025, puis baisse jusqu’à 20 % en 202715 %, puis convergence à 20 % en 2027
6 octobre 2025Arrêté40 % rétabli jusqu’au 31 décembre 2025, puis 30 % au 1er janvier 202615 %
30 décembre 2025LFSS 2026, article 3740 % inscrit dans la loi20 % inscrit dans la loi

L’arrêté du 4 août 2025 a déclenché une mobilisation rare : fermetures d’officines, grèves, manifestations. Les parlementaires ont chiffré la perte pour le réseau à environ 520 M€ par an ; le rapport IGAS-IGF l’évalue autour de 500 M€ pour un passage de 40 % à 20 %. L’arrêté du 6 octobre 2025 n’a offert qu’un sursis de trois mois.

À l’automne, la ministre de la Santé a proposé de prolonger les 40 % jusqu’à fin 2026, en échange du retrait des amendements des syndicats. Le Parlement a préféré graver les taux dans la loi. La commission des affaires sociales de l’Assemblée avait adopté l’amendement à l’unanimité dès le 28 octobre 2025.

« Cette inscription législative met fin à une instabilité » — Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, cité par Le Moniteur des pharmacies (janvier 2026)

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Ce que l’inscription dans la loi sécurise réellement

Titulaire d'officine relisant un accord de remises avec un laboratoire de génériques

Le mot « sécuriser » mérite d’être pris au sérieux, sans excès d’optimisme. Trois choses changent concrètement pour la marge de l’officine.

Un arrêté ne suffit plus pour baisser les taux

C’est l’apport central : la hiérarchie des normes. Un taux écrit dans la loi ne peut être modifié que par une autre loi. Toute baisse devra donc passer par un débat parlementaire public, des amendements, un vote dans les deux chambres. Fini le scénario d’un arrêté publié au Journal officiel début août, applicable un mois plus tard.

Une visibilité exploitable pour négocier, emprunter et valoriser

  • Négociation fournisseurs : le plafond de référence est connu pour toute l’année civile. Les accords annuels avec les laboratoires génériqueurs se construisent sur une base stable.
  • Dossier bancaire : un prévisionnel qui intègre des remises génériques au niveau actuel redevient défendable devant un banquier, qu’il s’agisse d’une installation, d’un rachat de parts ou d’un investissement.
  • Valorisation et transmission : l’EBE retraité, base de nombreuses évaluations d’officine, repose sur une composante moins volatile. Acheteur et vendeur discutent sur des hypothèses communes.

Remises biosimilaires 20 % : un plafond relevé au bon moment

Côté biosimilaires, la loi ne fait pas que sanctuariser : elle relève le plafond de 15 % à 20 %. Le calendrier compte. Depuis le 1er septembre 2026, l’article 87 de la même LFSS a instauré le tiers payant contre biosimilaires et plafonne la base de remboursement au biosimilaire le plus cher du groupe. Ces mesures doivent accélérer la substitution.

Plus de volumes substitués, sur une assiette remisable à 20 % au lieu de 15 % : les remises biosimilaires en pharmacie deviennent un poste à suivre ligne par ligne, et non plus un appoint.

CritèreAvant (arrêtés 2025)Après (LFSS 2026)
Support juridiqueArrêté ministérielLoi (article L.138-9 CSS)
Plafond génériques / hybrides au 1er janvier 202630 %, puis trajectoire vers 20 %40 %
Plafond biosimilaires15 %20 %
Qui peut baisser les taux ?Les ministres, par arrêtéLe Parlement, par une loi
Délai de réaction possible pour l’officineQuelques semainesLe temps du débat parlementaire

✅ Bonne pratique : profitez de cette visibilité pour intégrer vos remises génériques et biosimilaires dans un budget annuel chiffré, suivi chaque trimestre, plutôt que de les constater en fin d’exercice.

Simulation : l’effet des remises génériques sur la marge d’une officine type

Pharmacienne et expert-comptable simulant l'impact des plafonds de remises génériques 2026 sur la marge de l'officine

Combien la loi a-t-elle « sauvé » ? Pour le mesurer, nous comparons trois scénarios sur une même officine. Les hypothèses sont volontairement explicites : remplacez-les par vos propres chiffres.

Les hypothèses retenues

  • Officine type : chiffre d’affaires de 2 M€ HT, EBE de 150 000 € avant effet des scénarios.
  • Achats remisables : 120 000 € PFHT par an de génériques, hybrides et princeps sous TFR ; 20 000 € PFHT de biosimilaires substituables.
  • Taux obtenu : égal au plafond (cas maximal, pour isoler l’effet réglementaire).
  • Endettement : annuité d’emprunt de 90 000 € (capital et intérêts).

Trois scénarios comparés

IndicateurA. Loi (40 % / 20 %)B. Arrêté au 1er janvier 2026 (30 % / 15 %)C. Cible 2027 de l’arrêté d’août 2025 (20 % / 20 %)
Remises génériques48 000 €36 000 €24 000 €
Remises biosimilaires4 000 €3 000 €4 000 €
Total remises52 000 €39 000 €28 000 €
Écart vs scénario A—– 13 000 €– 24 000 €
EBE150 000 €137 000 € (- 8,7 %)126 000 € (- 16 %)
EBE / annuité d’emprunt1,671,521,40

📊 24 000 € d’EBE par an : c’est ce que la trajectoire des arrêtés de 2025 aurait retiré à notre officine type à l’horizon 2027. Soit 16 % de son excédent brut d’exploitation.

Ce que ces écarts signifient pour le titulaire

Premier effet : la capacité de remboursement. Un ratio EBE / annuité qui passe de 1,67 à 1,40 réduit sensiblement la marge de sécurité. Pour un titulaire récemment installé, c’est la différence entre un prévisionnel tenu et un dossier à renégocier.

Deuxième effet : la rémunération du titulaire. Chaque euro d’EBE perdu est un euro de moins pour les prélèvements ou la rémunération de gérance, après charges financières.

Troisième effet : la valeur du fonds ou des parts. À titre illustratif, avec une évaluation à 7 fois l’EBE (hypothèse de calcul, non une norme de marché), 24 000 € d’EBE récurrent représentent 168 000 € de valeur. Pour situer vos propres ratios, notre ouvrage Statistiques de la pharmacie fournit les références du secteur.

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Ce que la loi ne sécurise pas

Pharmacien délivrant un biosimilaire au comptoir, les remises biosimilaires plafonnées à 20 %

Un plafond légal protège contre une décision brutale. Il ne protège ni contre le marché, ni contre les autres leviers de régulation du médicament, ni contre une prochaine loi de financement.

Un plafond n’est pas un taux obtenu

Près de neuf officines sur dix adhèrent à un groupement. Selon le rapport IGAS-IGF, les groupements captent entre 5 % et 14 % du chiffre d’affaires HT des génériques, via des prestations commerciales facturées aux fabricants. Entre le plafond légal et la remise qui arrive réellement dans votre compte de résultat, l’écart peut être significatif. La FSPF a par ailleurs contesté la robustesse de l’échantillon utilisé par les inspections : ces chiffres donnent un ordre de grandeur, pas une mesure de votre situation.

L’effet de ciseaux des baisses de prix

Le Comité économique des produits de santé (CEPS) tient compte des prix d’achat constatés, remises incluses, pour justifier des baisses de prix. Des remises élevées peuvent donc nourrir de futures baisses de PFHT. Or une baisse de prix réduit mécaniquement l’assiette de la remise et la marge réglementée : le taux est protégé, pas le montant.

Une loi se modifie par une loi : le PLFSS 2027 à surveiller

La présentation du PLFSS 2027 en Conseil des ministres était programmée au 1er octobre 2026. L’Assurance maladie a proposé 3,9 Md€ d’économies ou de moindres dépenses pour 2027. Les syndicats d’officinaux acceptent de contribuer, mais refusent une nouvelle compression de leurs ressources. Selon la presse professionnelle, une meilleure transparence des flux captés par les groupements figure parmi les pistes évoquées.

À la date de rédaction de cet article, aucun texte en vigueur ne modifie les plafonds de 40 % et 20 %. Mais chaque PLFSS peut réécrire l’article L.138-9. Le rapport IGAS-IGF recommande en outre de découpler totalement la rémunération officinale des prix et des volumes, et d’expérimenter en ville des appels d’offres sur les génériques. Ces pistes ne sont pas des décisions : ce sont des signaux.

⚠️ Point de vigilance : suivez les amendements déposés sur le PLFSS 2027 pendant octobre et novembre 2026. Une modification des plafonds serait en principe votée d’ici fin décembre, pour une application possible dès 2027, avec un délai d’adaptation incertain.

  • Protégé : le niveau maximal des remises, contre toute baisse par simple arrêté.
  • Non protégé : le taux réellement négocié, le PFHT servant d’assiette, les volumes dispensés.
  • Non protégé : la part captée par les intermédiaires, et l’avenir du modèle après le rapport attendu avant octobre 2027.

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Sécurisation des remises en officine : la méthode en quatre temps

Contrôle des livraisons et des remises fournisseurs dans la réserve d'une officine

La loi fixe le cadre. La marge, elle, se pilote. Voici la démarche que nous appliquons avec les pharmacies que nous accompagnons.

1. Cartographier les remises réelles, laboratoire par laboratoire

Rapprochez, pour chaque fournisseur, le volume d’achats en PFHT, le taux contractuel, le taux effectivement encaissé et le calendrier de versement. Distinguez remises sur facture, ristournes de fin d’année et flux transitant par le groupement. C’est la seule façon de savoir si vous êtes à 40 %, à 32 % ou en dessous.

2. Comptabiliser proprement remises et coopération commerciale

Remises et ristournes réduisent le coût d’achat : elles se comptabilisent en diminution des achats, sur facture ou via le compte de rabais, remises et ristournes obtenus pour celles accordées hors facture. Les prestations de coopération commerciale facturées par l’officine sont, elles, des ventes de services soumises à la TVA au taux normal. Une confusion entre les deux fausse le taux de marge et peut poser question au regard des plafonds.

3. Suivre le mix génériques, hybrides et biosimilaires

Le taux de substitution, par molécule, détermine l’assiette remisable. Avec le tiers payant contre biosimilaires en place depuis septembre 2026, suivez chaque mois la part de biosimilaires dispensés sur les groupes concernés. L’écart entre 15 % et 20 % de plafond ne se matérialise que si les volumes suivent.

4. Relier remises, honoraires et missions dans un même tableau de bord

Les remises ne sont qu’une des trois jambes de la rémunération officinale, avec la marge réglementée et les honoraires de dispensation. Le rapport IGAS-IGF rappelle que 71 % de la rémunération reste indexée sur les volumes de boîtes. Le pilotage doit donc suivre les trois ensemble, et mesurer ce que les nouvelles missions peuvent compenser.

Indicateur à suivreFréquenceOutil Extencia
Taux de remise effectif par laboratoireTrimestrielleDigipharmacie
Marge brute par famille de produitsMensuelleViewPharma
Taux de substitution génériques et biosimilairesMensuelleViewPharma
EBE / annuités d’empruntSemestrielleSituation intermédiaire avec votre expert
Positionnement vs officines comparablesAnnuelleStatistiques de la pharmacie (CGP)

✅ Bonne pratique : avant la fin 2026, faites le bilan de vos accords génériques de l’année et préparez la renégociation 2027 avec des chiffres consolidés, sans attendre la clôture de l’exercice.

Nos équipes spécialisées en pharmacie accompagnent les titulaires depuis plus de 40 ans, notamment à Bordeaux, Lyon et Toulouse. Membre du CGP, Extencia s’appuie sur des données sectorielles pour situer chaque officine.

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Transformer une protection légale en marge pilotée

L’article 37 de la LFSS 2026 a remis le Parlement aux commandes : 40 % pour les génériques, hybrides et princeps sous TFR, 20 % pour les biosimilaires, 2,5 % pour le reste. Aucun ministre ne peut plus baisser ces taux seul. C’est une vraie sécurité, qui laisse pourtant exposés le taux négocié, les prix et le modèle de rémunération de demain.

La différence se fera sur le pilotage : savoir ce que vous touchez réellement, où part l’écart avec le plafond, et ce que pèserait une nouvelle baisse sur votre EBE et vos emprunts. C’est exactement le travail que mènent nos experts pharmacie, entrepreneurs au service des entrepreneurs depuis 1944.

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Questions fréquentes sur les plafonds de remises

Quel est le plafond de remise sur les génériques en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, le plafond de remise sur les génériques est fixé à 40 % du prix fabricant hors taxes (PFHT), par année civile et par ligne de produits, pour chaque officine. Ce taux s’applique aussi aux hybrides substituables, aux princeps vendus au même prix que leurs génériques et aux spécialités de référence sous tarif forfaitaire de responsabilité. Il est inscrit dans l’article L.138-9 du code de la sécurité sociale par l’article 37 de la LFSS 2026. Sans cette loi, l’arrêté du 6 octobre 2025 aurait ramené le plafond à 30 % au 1er janvier 2026.

Quel plafond de remises pour les biosimilaires en pharmacie ?

Les remises sur les biosimilaires substituables sont plafonnées à 20 % du PFHT depuis le 1er janvier 2026. Le même plafond vaut pour les spécialités de référence vendues au même prix que ces biosimilaires. C’est une hausse par rapport aux 15 % fixés par arrêté en 2025. Combiné au tiers payant contre biosimilaires en vigueur depuis le 1er septembre 2026, ce relèvement rend ce poste plus important dans la marge officinale.

Les plafonds de 40 % et 20 % peuvent-ils encore baisser ?

Oui, mais uniquement par une loi, et non plus par un simple arrêté ministériel. Une baisse devrait donc être votée par le Parlement, par exemple dans une loi de financement de la sécurité sociale. À fin septembre 2026, aucun texte en vigueur ne modifie ces taux ; le PLFSS 2027 et ses amendements sont à surveiller à l’automne. Un rapport au Parlement sur l’impact des plafonds est par ailleurs attendu avant octobre 2027.

Sur quelle base se calcule le plafond de remise ?

Le plafond se calcule en pourcentage du prix fabricant hors taxes (PFHT) des produits achetés. Il s’apprécie par année civile, par ligne de produits et pour chaque officine. Il vise les remises, ristournes et avantages commerciaux et financiers de toute nature consentis par les fournisseurs. Pour vérifier votre position, rapprochez vos achats en PFHT des remises effectivement encaissées, laboratoire par laboratoire.

Qu’est-ce qui change pour les contrats signés avant 2026 ?

Les contrats conclus ou renouvelés à compter du 1er janvier 2026 appliquent immédiatement les plafonds légaux. Les contrats en cours à cette date disposaient d’un délai de trois mois pour se mettre en conformité. Les accords négociés dans l’urgence après les arrêtés de 2025 méritent donc une relecture. C’est l’occasion de vérifier que les conditions obtenues exploitent bien le plafond de 40 % ou de 20 %.

Le plafond légal garantit-il le niveau de mes remises ?

Non. La loi fixe un maximum, pas un taux dû : la remise obtenue dépend de votre négociation avec les laboratoires et votre groupement. Selon le rapport IGAS-IGF de mai 2026, les groupements captent entre 5 % et 14 % du chiffre d’affaires HT des génériques. Les baisses de prix décidées par le CEPS réduisent aussi l’assiette des remises. Seul un suivi de vos remises effectives permet de mesurer ce qui arrive réellement dans votre marge.

Comment sécuriser les remises de son officine ?

Commencez par cartographier les remises réelles par laboratoire : volume d’achats en PFHT, taux contractuel, taux encaissé, calendrier de versement. Comptabilisez distinctement remises et prestations de coopération commerciale, qui n’obéissent pas aux mêmes règles. Suivez chaque mois votre taux de substitution génériques et biosimilaires, qui détermine l’assiette remisable. Enfin, reliez remises, marge réglementée et honoraires dans un tableau de bord unique, comme ceux que proposent Digipharmacie et ViewPharma chez Extencia.

⚠️ Cet article fournit une information générale à jour fin septembre 2026 et ne constitue pas un conseil personnalisé. Sources : LFSS 2026 (loi n° 2025-1403), CNOP, FSPF, rapport IGAS-IGF de mai 2026. Chaque situation étant particulière, rapprochez-vous de votre expert Extencia.

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