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Mis à jour en septembre 2026
🔍 L’article en bref
- Loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 : la loi de simplification de la vie économique allège les démarches administratives des entreprises.
- Suppression des Cerfa : 80 % des formulaires préremplis ou supprimés d’ici fin 2026, disparition totale visée en 2030.
- « Dites-le-nous une fois » : un justificatif déjà fourni à une administration ne peut plus vous être redemandé.
- Médiation protégée : engager une médiation avec l’administration interrompt les délais de recours et suspend la prescription.
- Trésorerie : loyer commercial mensualisable à la demande, dépôt de garantie plafonné à trois mois.
- Mécénat : la déclaration spécifique des dons dépassant 10 000 € est supprimée.
- À faire dès maintenant : sécuriser ses accès en ligne, fiabiliser ses données SIREN et penser médiation avant contentieux.
Huit heures par mois. C’est, selon plusieurs enquêtes patronales, le temps qu’un dirigeant de TPE consacre en moyenne à ses seules démarches administratives. La suppression des Cerfa, engagée par la loi de simplification de la vie économique promulguée le 26 mai 2026, vise précisément à réduire cette charge. Formulaires préremplis, justificatifs demandés une seule fois, médiation qui protège vos délais de recours : les changements sont concrets — à condition de savoir comment les activer.
Cet article vous donne le mode d’emploi de cette simplification des démarches administratives, avec un objectif : que votre énergie retourne là où elle crée de la valeur — votre activité, vos clients, vos équipes.
Une loi pour alléger la paperasse : ce qui vient de changer

La loi de simplification en deux mots
La loi de simplification de la vie économique — loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 — est l’aboutissement d’un long parcours parlementaire entamé en 2024. Son ambition : alléger les normes et les procédures qui pèsent sur les entreprises, en particulier les plus petites.
Pensez-y comme à un grand ménage de printemps administratif. On ne change pas vos obligations de fond — déclarer, payer, embaucher dans les règles. On change la manière de les accomplir : moins de formulaires, moins de pièces justificatives, plus de dialogue avec l’administration.
Trois mesures qui concernent toutes les entreprises
- La fin programmée des formulaires Cerfa : préremplissage massif d’ici fin 2026, disparition visée à l’horizon 2030.
- Le principe « dites-le-nous une fois » renforcé : une information déjà transmise à une administration n’a plus à être fournie une seconde fois.
- Une médiation qui protège vos droits : engager une médiation avec l’administration interrompt désormais les délais de recours et suspend la prescription.
📊 Près de 1 800 formulaires Cerfa sont recensés en France — c’est ce stock que le Gouvernement veut réduire à zéro d’ici 2030, selon economie.gouv.fr.
La loi contient aussi des mesures sectorielles (projets industriels, énergie, numérique) et un « conseil de la simplification » chargé de tester l’impact des futures normes sur les PME. Nous les avions anticipées dans notre panorama de la simplification administrative pour les TPE/PME : ce nouvel article se concentre sur les trois mesures que vous utiliserez le plus vite.
Quels Cerfa sont supprimés, et quand ?

Un calendrier en deux étapes
Première précision, essentielle : les Cerfa ne disparaissent pas du jour au lendemain. Le cap fixé par le Gouvernement s’articule en deux temps, sur le modèle de la déclaration de revenus préremplie que vous connaissez déjà en tant que particulier.
| Échéance | Objectif affiché | Ce que ça signifie pour vous |
|---|---|---|
| Fin 2026 | 80 % des Cerfa préremplis ou supprimés | Vous vérifiez et complétez, au lieu de tout ressaisir |
| Horizon 2030 | Disparition de l’ensemble des Cerfa | Des démarches en ligne remplacent les formulaires |
Il n’existe donc pas de liste unique de « Cerfa supprimés en 2026 » : la transformation avance formulaire par formulaire, au rythme de la dématérialisation des démarches. Certaines suppressions sont déjà actées par la loi elle-même — comme la déclaration spécifique que devaient remplir les entreprises mécènes pour leurs dons dépassant 10 000 €, purement et simplement abrogée.
Ce que ça change au quotidien
Concrètement, vos démarches migrent vers des services en ligne où l’administration préremplit ce qu’elle sait déjà : identité de l’entreprise, numéro SIREN, effectifs, adresses. Votre rôle se limite à vérifier, corriger et compléter. Un gain de temps réel — et un risque d’erreur de saisie en moins.
⚠️ Point de vigilance : prérempli ne veut pas dire vérifié. Comme pour votre déclaration de revenus, c’est vous qui restez responsable des informations validées — relisez chaque champ avant d’envoyer.
Pour les entreprises peu à l’aise avec le numérique, la transition mérite d’être anticipée dès maintenant : compte France Connect Pro à jour, accès aux portails clés (impots.gouv.fr, urssaf.fr, guichet unique des formalités), délégations internes clarifiées. Nos équipes solutions digitales accompagnent justement cette bascule.
Vous voulez cartographier les démarches dématérialisables dans votre entreprise ? Contactez nos experts Extencia.
« Dites-le-nous une fois » : la fin des justificatifs en double
Le principe, expliqué simplement
Le principe dites-le-nous une fois tient en une phrase : une information ou un justificatif déjà fourni à une administration ne doit plus vous être redemandé par une autre. Les administrations se transmettent la donnée entre elles, plutôt que de vous la faire ressaisir.
L’image la plus parlante ? Celle d’un dossier partagé. Jusqu’ici, chaque guichet exigeait sa propre photocopie : extrait d’immatriculation ici, attestation de vigilance là, comptes annuels ailleurs. Avec la loi de 2026, ce fonctionnement en silos devient l’exception, et l’échange direct entre administrations la règle, comme le détaille Service-Public Entreprendre.
💡 Le savoir-clé : dans la plupart des démarches, votre numéro SIREN doit suffire — c’est la clé qui permet à l’administration de retrouver elle-même les informations qu’elle détient déjà sur votre entreprise.
Des exemples très concrets
- Aides et subventions : plus besoin de joindre des attestations fiscales et sociales que l’État peut obtenir directement.
- Marchés publics : la candidature s’allège, l’acheteur public récupère lui-même les pièces déjà détenues par l’administration.
- Formalités d’embauche et d’apprentissage : moins de pièces à produire, des circuits raccourcis.
Bonne nouvelle supplémentaire : ce réflexe « une seule saisie » rejoint ce que nous pratiquons déjà en cabinet, où vos données comptables alimentent en une fois vos déclarations fiscales et sociales. C’est tout l’intérêt d’une comptabilité dématérialisée et bien tenue : elle devient votre source unique de vérité, y compris face à l’administration.
Médiation avec l’administration : vos délais de recours enfin protégés

Ce qui bloquait avant
Un désaccord avec une administration — un redressement contesté, une subvention refusée, une pénalité jugée injuste ? Jusqu’ici, tenter une médiation avec l’administration relevait du pari risqué : pendant que vous dialoguiez, le délai pour saisir le juge continuait de courir. Résultat : beaucoup d’entreprises saisissaient le tribunal « pour prendre date », ou renonçaient à la médiation.
La nouvelle règle du jeu
La loi n° 2026-403 inverse la logique : lorsqu’une médiation est engagée, les délais de recours contentieux sont interrompus et les délais de prescription suspendus. Vous pouvez donc dialoguer sereinement, sans craindre de perdre votre droit d’aller au tribunal si la discussion échoue. La règle vaut aussi pour les médiations conduites par le Défenseur des droits.
| Avant la loi | Depuis mai 2026 | |
|---|---|---|
| Délai de recours au juge | Continuait de courir pendant la médiation | Interrompu par l’engagement de la médiation |
| Prescription | Non suspendue dans la plupart des cas | Suspendue pendant la médiation |
| Stratégie type | Saisir le tribunal « pour prendre date » | Tenter la médiation d’abord, sans risque |
Comment saisir le médiateur des entreprises
Le médiateur des entreprises, rattaché à Bercy, se saisit en ligne en quelques minutes. Le dispositif est gratuit, confidentiel, et couvre les différends avec une administration comme avec un autre acteur économique (client grand compte, donneur d’ordre public).
✅ Bonne pratique : avant de saisir le médiateur, rassemblez un dossier factuel — courriers échangés, décision contestée, chiffrage du préjudice. Un dossier clair accélère la médiation et crédibilise votre position.
Notre pôle juridique peut préparer ce dossier avec vous et évaluer, selon l’enjeu, si la médiation est la bonne voie ou si un recours direct reste préférable.
Un différend en cours avec une administration ? Réservez votre consultation gratuite pour définir la meilleure stratégie.
Baux commerciaux, mécénat, marchés publics : les autres mesures utiles

Du concret pour votre trésorerie
La loi ne s’arrête pas à la paperasse : plusieurs mesures touchent directement votre trésorerie et vos contrats. Les plus notables pour une TPE ou une PME :
- Loyers commerciaux mensualisés : le locataire peut demander le paiement mensuel de son loyer, au lieu du trimestre d’avance qui assèche la trésorerie.
- Dépôt de garantie plafonné : trois mois de loyer maximum pour les nouveaux baux commerciaux.
- Mécénat allégé : suppression de la déclaration spécifique pour les dons d’entreprise dépassant 10 000 €.
- Marchés publics plus accessibles : dossiers de candidature allégés pour les PME et les jeunes entreprises innovantes.
- Cessions de fonds facilitées : assouplissement des formalités d’information des salariés lors de la vente de l’entreprise.
💡 Le savoir-clé : la mensualisation du loyer commercial est un droit du locataire qui en fait la demande — elle ne s’applique pas automatiquement. Pensez à l’activer par écrit auprès de votre bailleur.
Ces ajustements paraissent modestes pris un par un. Cumulés, ils représentent des milliers d’euros de trésorerie immobilisée en moins et des heures de formalités économisées — exactement le type de gains discrets qu’un bon pilotage de gestion sait capter.
TPE-PME : comment prendre le virage dès maintenant

Votre plan d’action en 5 points
La simplification administrative TPE ne produit ses effets que si vous l’activez. Voici la checklist que nous recommandons à nos clients pour la rentrée :
- 1. Fiabilisez vos données d’identification : SIREN, adresses, effectifs, bénéficiaires effectifs à jour — c’est la matière première du préremplissage.
- 2. Sécurisez vos accès en ligne : comptes impots.gouv.fr, urssaf.fr et guichet unique actifs, avec des délégations claires en interne.
- 3. Refusez les doubles demandes : quand une administration réclame une pièce qu’une autre détient déjà, invoquez le principe « dites-le-nous une fois ».
- 4. Activez la mensualisation de votre loyer commercial si votre trésorerie y gagne.
- 5. Pensez médiation avant contentieux : vos délais de recours sont désormais protégés pendant la discussion.
✅ Bonne pratique : profitez d’un rendez-vous de bilan avec votre expert-comptable pour passer cette checklist en revue — la plupart des points se règlent en moins d’une heure.
Le rôle de votre expert-comptable
Moins de formulaires ne veut pas dire moins d’obligations : les échéances fiscales et sociales demeurent, et la facturation électronique arrive au même moment. L’enjeu n’est donc pas de « faire moins », mais de faire mieux avec des circuits simplifiés. C’est là qu’Extencia fait la différence : nous branchons vos données une seule fois, et nous les faisons travailler partout.
Envie d’un administratif qui tourne sans vous ? Parlons de votre organisation.
Moins de paperasse, plus de pilotage : votre prochaine étape
La suppression des Cerfa, le « dites-le-nous une fois » et la médiation aux délais protégés dessinent une administration qui redemande moins et dialogue mieux. Encore faut-il activer ces droits : mettre à jour ses accès, réclamer la mensualisation de son loyer, oser la médiation plutôt que de subir. C’est un réflexe de gestion, pas une corvée de plus.
Depuis 1944, Extencia simplifie l’administratif des entrepreneurs — bien avant que la loi ne s’en mêle. Nos 12 implantations et nos pôles comptable, juridique, social et digital font travailler vos données une seule fois, pour toutes vos obligations. Bénéficiez de 80 ans d’expertise pour transformer cette simplification en temps et en trésorerie retrouvés : réservez votre consultation gratuite, un premier échange sans engagement suffit pour établir votre plan d’action.
⚠️ Cet article fournit une information générale à jour en septembre 2026 et ne constitue pas un conseil personnalisé. Chaque situation étant particulière, rapprochez-vous de votre expert Extencia.
FAQ — Vos questions sur la suppression des Cerfa et la médiation
Quels Cerfa sont supprimés en 2026 ?
Il n’existe pas de liste unique de Cerfa supprimés en 2026. Le Gouvernement a fixé un cap : 80 % des formulaires Cerfa préremplis ou supprimés d’ici fin 2026, puis une disparition totale à l’horizon 2030, au profit de démarches en ligne. La transformation avance formulaire par formulaire. Certaines suppressions sont déjà actées par la loi, comme la déclaration spécifique des dons de mécénat dépassant 10 000 €.
Qu’est-ce que la loi de simplification de la vie économique ?
C’est la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, qui allège les démarches administratives des entreprises. Elle programme la fin des formulaires Cerfa, renforce le principe « dites-le-nous une fois », protège les délais de recours en cas de médiation avec l’administration, mensualise les loyers commerciaux à la demande du locataire et facilite l’accès des PME aux marchés publics. Elle est entrée en vigueur fin mai 2026.
Que signifie le principe « dites-le-nous une fois » ?
Ce principe impose aux administrations de ne plus redemander une information ou un justificatif qu’une entreprise a déjà fourni à l’une d’entre elles. Les administrations échangent directement les données entre elles, à partir du numéro SIREN de l’entreprise. Concrètement, vous fournissez une pièce une seule fois, et elle circule ensuite sans nouvelle saisie de votre part.
La médiation avec l’administration suspend-elle les délais de recours ?
Oui, c’est l’un des apports majeurs de la loi de simplification de 2026. L’engagement d’une médiation interrompt les délais de recours contentieux et suspend les délais de prescription. Vous pouvez donc tenter un règlement amiable sans craindre de perdre votre droit de saisir le juge si la médiation échoue. La règle s’applique aussi aux médiations conduites par le Défenseur des droits.
Comment saisir le médiateur des entreprises ?
La saisine s’effectue en ligne, via le site du médiateur des entreprises rattaché au ministère de l’Économie. Le dispositif est gratuit et confidentiel. Préparez un dossier factuel : décision ou comportement contesté, courriers échangés, chiffrage de l’enjeu. Un médiateur prend ensuite contact pour organiser le dialogue avec l’administration ou le partenaire concerné, généralement sous quelques semaines.
Mon entreprise n’est pas très digitale : comment anticiper la fin des Cerfa ?
Commencez par trois chantiers simples : activez et sécurisez vos comptes sur les portails clés (impots.gouv.fr, urssaf.fr, guichet unique des formalités), mettez à jour les informations d’identification de votre entreprise, et désignez en interne la personne habilitée pour chaque démarche. Votre expert-comptable peut réaliser la plupart des démarches dématérialisées pour votre compte, ce qui sécurise la transition.
Que change la loi pour les baux commerciaux ?
Deux avancées concrètes pour les locataires. D’une part, tout locataire commercial peut demander la mensualisation de son loyer, au lieu du paiement trimestriel d’avance. D’autre part, le dépôt de garantie des nouveaux baux est plafonné à trois mois de loyer. Ces mesures allègent directement la trésorerie des commerces et des petites entreprises. La mensualisation doit être demandée au bailleur : elle n’est pas automatique.



