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Mis à jour le 30 septembre 2026
🔄 Article mis à jour le 30 septembre 2026, après publication du décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026 (JO du 12 septembre 2026, texte n° 14). La version initiale, publiée le 3 septembre, reposait sur l’annonce gouvernementale du 23 juillet, qui évoquait un plafond global porté à 200 €. Le texte publié retient un chiffre différent : chaque plafond passe de 50 à 70 € par an au 1er octobre 2026. Les chiffres de l’article ont été corrigés en conséquence.
🔍 L’article en bref
- Décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026 : les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires passent chacun de 50 à 70 € par patient, au 1er octobre 2026.
- 140 € par an au maximum au lieu de 100 € : une hausse de 40 %, bien en deçà des 200 € évoqués en juillet.
- Montants unitaires inchangés : 2 € par consultation ou acte médical ; 1 € par boîte de médicaments et par acte paramédical ; 4 € par transport sanitaire.
- Indexation sur l’inflation : les deux plafonds seront revalorisés chaque 1er janvier à partir de 2028.
- Exonérations maintenues : mineurs, femmes enceintes (dès le 6e mois), bénéficiaires de la C2S, notamment.
- Patients chroniques en première ligne : les patients en ALD ne sont pas exonérés — jusqu’à 40 € de reste à charge supplémentaire par an pour les plus exposés.
- Aucun impact direct sur vos honoraires : les sommes sont déduites des remboursements, jamais encaissées par le médecin.
70 euros. C’est le nouveau plafond annuel des franchises médicales, et celui des participations forfaitaires, à compter du 1er octobre 2026. Le décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026 porte chacun de ces deux plafonds de 50 à 70 euros par patient et par an, soit 140 euros cumulés au lieu de 100. Moins que ce qu’annonçait le gouvernement en juillet, mais une hausse bien réelle. Et au cabinet, c’est vous, médecin libéral, qui allez répondre aux questions de vos patients.
Qui paiera plus ? Vos patients chroniques, d’abord. Ceux qui atteignent déjà le plafond actuel verront leur reste à charge grimper jusqu’à 40 euros supplémentaires par an. Cet article décortique la mécanique exacte de la mesure, identifie les profils réellement touchés et vous donne les clés pour gérer les conversations qui arrivent — sans y laisser votre temps médical.
Franchises médicales 2026 : de l’annonce de juillet au décret de septembre
Le 23 juillet 2026, la ministre de la Santé annonçait un décret relevant le plafond annuel des franchises médicales, de 100 à 200 euros au total. Le texte publié au Journal officiel le 12 septembre retient une hausse plus mesurée. Selon sa notice, il s’agit de tenir compte de l’inflation cumulée de 2005 à 2026 : les deux plafonds passent de 50 à 70 euros.
📊 +40 % : chaque plafond annuel passe de 50 à 70 euros. Le reste à charge maximal d’un patient non exonéré monte de 100 à 140 euros par an.
Trois éléments de contexte méritent votre attention :
- Un choix de ciblage : le décret ne touche pas aux montants unitaires. Il relève seulement les plafonds, ce qui ne concerne que les patients qui les atteignent déjà.
- Un plafond figé depuis près de 20 ans, désormais indexé : le plafond de 50 euros par dispositif n’avait pas bougé depuis la création de la participation forfaitaire (2005) et des franchises (2008). À partir du 1er janvier 2028, il sera revalorisé chaque année selon l’inflation.
- Un timing pré-PLFSS : la mesure passe par décret, avant le débat budgétaire du PLFSS 2027 de l’automne, où d’autres pistes d’économies peuvent revenir sur la table.
💡 Ce que dit exactement le texte : le décret n° 2026-858 porte de 25 à 35 le nombre annuel de participations forfaitaires à 2 € (article D. 160-6 du code de la sécurité sociale), soit 70 €. Il remplace aussi « 50 euros » par « 70 euros » pour le plafond des franchises (article D. 160-10). Ces plafonds s’appliquent au 1er octobre 2026, et leur revalorisation annuelle à compter du 1er janvier 2028.
Franchises médicales et participations forfaitaires : la mécanique exacte

Vos patients confondent systématiquement les deux dispositifs — et c’est normal. Prenez deux minutes pour maîtriser la distinction : elle vous fera gagner du temps en consultation.
Deux prélèvements distincts, deux plafonds
La participation forfaitaire s’applique aux actes médicaux : 2 euros par consultation ou acte réalisé par un médecin, par examen de radiologie et par analyse de biologie médicale. La franchise médicale, elle, vise les produits et actes hors médecin : 1 euro par boîte de médicaments, 1 euro par acte paramédical, 4 euros par transport sanitaire, comme le détaille l’Assurance maladie.
Ce qui change, ce qui ne change pas
| Paramètre | Jusqu’au 30 septembre 2026 | À partir du 1er octobre 2026 |
|---|---|---|
| Participation forfaitaire (unitaire) | 2 € par consultation, radio, analyse | Inchangé |
| Franchise médicaments (unitaire) | 1 € par boîte | Inchangé |
| Franchise actes paramédicaux / transports | 1 € / 4 € | Inchangé |
| Plafond annuel participations forfaitaires | 50 € par an (25 participations) | 70 € par an (35 participations) |
| Plafond annuel franchises médicales | 50 € par an | 70 € par an |
| Plafond global par patient | 100 € par an | 140 € par an |
| Revalorisation des plafonds | Aucune | Annuelle, sur l’inflation, à partir du 1er janvier 2028 |
Retenez l’essentiel : aucun montant unitaire n’augmente. Un patient qui consulte trois fois par an et achète dix boîtes de médicaments ne verra strictement aucune différence. Seuls les gros consommateurs de soins, ceux qui butent déjà sur les plafonds, paieront davantage.
Les patients exonérés
Restent totalement exonérés de franchises et de participations forfaitaires : les mineurs, les femmes enceintes du premier jour du sixième mois de grossesse jusqu’à douze jours après l’accouchement, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S) et de l’aide médicale de l’État (AME). Ces exonérations, rappelées par Service-Public.fr, sont préservées par le décret, qui cite aussi les mineures pour la contraception sans consentement parental et les victimes d’un acte de terrorisme pour les soins liés.
💡 Le savoir-clé : ces sommes ne transitent jamais par votre cabinet — elles sont déduites des remboursements versés par l’Assurance maladie au patient, ou récupérées ultérieurement en cas de tiers payant. Vous n’encaissez rien, vous ne reversez rien.
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Patients chroniques : qui atteindra le nouveau plafond ?

C’est le cœur du sujet pour votre patientèle. Contrairement à une idée reçue tenace, les patients en affection de longue durée (ALD) ne sont pas exonérés des franchises et participations forfaitaires. La prise en charge à 100 % en ALD porte sur le tarif des soins liés à la pathologie — pas sur ces prélèvements forfaitaires.
📊 Près de 14 millions de personnes vivent avec une affection de longue durée en France — c’est dans cette population que se concentrent les patients qui atteignent les plafonds annuels.
Un exemple concret : votre patient polypathologique
Prenons un patient de 68 ans, diabétique et hypertendu : 8 boîtes de médicaments par mois, 40 séances de kinésithérapie dans l’année, 15 consultations médicales, 6 bilans biologiques et 2 examens de radiologie.
| Poste | Montant théorique | Anciens plafonds (50 €) | Nouveaux plafonds (70 €) |
|---|---|---|---|
| Franchises (96 boîtes + 40 actes kiné) | 136 € | 50 € (plafond) | 70 € (plafond) |
| Participations (23 actes × 2 €) | 46 € | 46 € | 46 € |
| Reste à charge annuel | — | 96 € | 116 € |
Sur une année pleine, la facture de ce patient augmente de 20 euros. Dans les cas les plus lourds — patients qui saturent les deux plafonds — la hausse maximale atteint 40 euros par an. Ni catastrophique, ni anodin : pour un retraité à petite pension suivi pour trois pathologies, c’est un signal budgétaire bien réel.
Les profils à surveiller dans votre patientèle
- Patients en ALD polymédiqués : au-delà de 6 boîtes par mois, les seuls médicaments suffisent à dépasser le plafond de 70 € sur l’année.
- Patients en soins de rééducation longs : chaque séance de kinésithérapie ou d’orthophonie ajoute 1 euro de franchise.
- Patients transportés régulièrement : à 4 euros par transport sanitaire, les dialysés et patients en oncologie cumulent vite.
- Seniors à faibles revenus juste au-dessus du seuil C2S : ils paient plein pot, sans le filet de l’exonération.
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Au cabinet : préparer les conversations de la rentrée

Le décret est paru le 12 septembre et les nouveaux plafonds s’appliquent à compter du 1er octobre 2026. Vos patients vous poseront la question entre deux motifs de consultation — et certains vous attribueront la hausse, faute d’avoir compris qui prélève quoi.
Trois messages simples à faire passer
- « Le prix de la consultation ne change pas » : les 2 euros sont déduits du remboursement de l’Assurance maladie, pas ajoutés à vos honoraires.
- « Seul le plafond annuel bouge » : un patient qui payait 30 euros de franchises par an ne paiera pas un centime de plus.
- « Les complémentaires ne remboursent pas ces sommes » : franchises et participations sont conçues pour rester à la charge du patient, mutuelle ou pas.
Le vrai risque : le renoncement aux soins
⚠️ Point de vigilance : chez les patients chroniques modestes, une hausse du reste à charge se traduit d’abord par des boîtes non renouvelées et des séances de rééducation espacées. Le renoncement aux soins est silencieux — il se repère à l’interrogatoire, pas sur le relevé.
Quelques réflexes limitent l’impact pour les patients les plus exposés :
- Vérifier l’éligibilité C2S des patients en difficulté : l’exonération totale des franchises en fait un levier puissant et sous-utilisé.
- Privilégier les grands conditionnements quand ils existent : la franchise étant prélevée par boîte, un conditionnement trimestriel divise mécaniquement le nombre de prélèvements.
- Orienter vers le compte ameli pour suivre le cumul : le patient y visualise où il en est de ses plafonds, ce qui désamorce les surprises.
✅ Bonne pratique : préparez dès maintenant un message type pour votre secrétariat ou votre affichage en salle d’attente. Une explication de 30 secondes au comptoir vaut mieux que 5 minutes prises sur chaque consultation.
Et pour votre exercice libéral, qu’est-ce que ça change ?

Soyons directs : sur vos honoraires, rien. La participation forfaitaire n’ampute pas vos recettes BNC, et le décret ne modifie ni la nomenclature ni les tarifs conventionnels. L’impact est indirect — et il mérite quand même votre attention de chef d’entreprise.
- Du temps médical consommé : chaque réforme du reste à charge génère son lot de questions en consultation. Anticiper l’information, c’est protéger votre temps facturable.
- Une patientèle chronique sous tension budgétaire : observance en baisse, rendez-vous reportés — des signaux qui finissent par se lire dans votre volume d’actes.
- Un calendrier réglementaire chargé : le PLFSS 2027 arrive à l’automne, avec d’autres mesures d’économies possibles. La veille réglementaire devient un réflexe de gestion, pas un luxe.
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💡 Le savoir-clé : un médecin libéral consacre en moyenne plusieurs heures par mois à des tâches administratives et de gestion. Externaliser la partie comptable et la veille, c’est récupérer ce temps pour le soin — ou pour vous.
Une rentrée à préparer dès maintenant
Le relèvement des plafonds des franchises médicales à 70 € ne bouleversera pas votre exercice, mais il touchera vos patients les plus fragiles et s’invitera dans vos consultations dès octobre. Maîtriser la mécanique — montants unitaires inchangés, deux plafonds portés à 70 €, indexation à partir de 2028, exonérations maintenues — vous permet d’informer juste, vite et sans stress.
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FAQ — Franchises médicales : vos questions, nos réponses
Quand les nouveaux plafonds des franchises médicales entrent-ils en vigueur ?
Les nouveaux plafonds s’appliquent à compter du 1er octobre 2026. Ils sont fixés par le décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026, publié au Journal officiel du 12 septembre 2026. Le plafond annuel des franchises médicales et celui des participations forfaitaires passent chacun de 50 à 70 €. Le même décret prévoit leur revalorisation annuelle sur la base de l’inflation à compter du 1er janvier 2028.
Quels sont les montants des franchises médicales et participations forfaitaires en 2026 ?
Les montants unitaires ne changent pas : 2 € de participation forfaitaire par consultation ou acte réalisé par un médecin, examen de radiologie ou analyse de biologie ; 1 € de franchise par boîte de médicaments et par acte paramédical ; 4 € par transport sanitaire. Ce qui change au 1er octobre 2026, ce sont les plafonds annuels : chaque dispositif passe de 50 à 70 € par an, soit un maximum global de 140 € par patient et par an au lieu de 100 €.
Qui est exonéré des franchises médicales et des participations forfaitaires ?
Plusieurs catégories restent totalement exonérées : les mineurs de moins de 18 ans, les femmes enceintes du premier jour du sixième mois de grossesse jusqu’à douze jours après l’accouchement, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S) et les bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME). Le décret du 11 septembre 2026 préserve ces exemptions. Les soins reçus pendant une hospitalisation échappent également aux franchises.
Les patients en ALD paient-ils les franchises médicales ?
Oui. Contrairement à une idée reçue, l’affection de longue durée n’exonère pas des franchises médicales ni des participations forfaitaires. La prise en charge à 100 % en ALD porte sur le tarif de base des soins liés à la pathologie, pas sur ces prélèvements forfaitaires. Les patients en ALD, souvent polymédiqués, sont précisément ceux qui atteignent les plafonds annuels — et donc les premiers concernés par leur relèvement de 50 à 70 €.
Le médecin encaisse-t-il la participation forfaitaire de 2 euros ?
Non, jamais. La participation forfaitaire et les franchises sont déduites des remboursements versés par l’Assurance maladie au patient, ou récupérées sur des remboursements ultérieurs en cas de tiers payant. Le médecin ne collecte rien et ne reverse rien : ses honoraires et ses recettes BNC ne sont pas affectés. C’est un point pédagogique essentiel à expliquer aux patients qui découvrent ces lignes sur leur relevé de remboursement.
Combien un patient peut-il payer au maximum par an avec le nouveau plafond ?
À partir du 1er octobre 2026, un patient non exonéré peut supporter jusqu’à 140 € par an : 70 € maximum de franchises médicales (médicaments, actes paramédicaux, transports) et 70 € maximum de participations forfaitaires (consultations, radiologie, biologie). Seuls les patients qui atteignaient déjà les anciens plafonds de 50 € voient leur reste à charge augmenter, avec une hausse maximale de 40 € par an pour ceux qui saturent les deux dispositifs.
Pourquoi le gouvernement relève-t-il le plafond des franchises médicales ?
Selon la notice du décret n° 2026-858, il s’agit de tenir compte de l’inflation cumulée de 2005 à 2026, ce qui conduit à porter les plafonds de 50 à 70 € par an. Le plafond de 50 € par dispositif n’avait pas évolué depuis la création de la participation forfaitaire en 2005 et des franchises en 2008. Pour éviter un nouveau décrochage, le décret prévoit une revalorisation annuelle des deux plafonds sur la base de l’inflation à partir du 1er janvier 2028. Les montants unitaires, eux, restent inchangés.
⚠️ Cet article fournit une information générale à jour au 30 septembre 2026, après publication du décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026, et ne constitue pas un conseil personnalisé. Chaque situation étant particulière, rapprochez-vous de votre expert Extencia.