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Mis à jour en octobre 2026
🔍 L’article en bref
- Au SMIC : environ 1 968 € de coût employeur par mois pour 1 477,93 € net (entreprise de moins de 11 salariés).
- 2 000 € net : environ 3 189 € par mois, soit près de 38 300 € par an.
- 2 500 € net : environ 4 244 € par mois ; 3 000 € net : environ 5 237 € par mois.
- RGDU : depuis 2026, elle remplace la réduction générale et les taux réduits maladie et famille, jusqu’à 3 SMIC.
- Gel du SMIC : la RGDU reste calculée sur le SMIC de janvier 2026, ce qui renchérit un peu le salarié au SMIC depuis juin.
- De 11 à 49 salariés : quelques euros de plus par mois (formation professionnelle), plus le versement mobilité éventuel.
- Coûts cachés : mutuelle, prévoyance, transport, santé au travail et intégration s’ajoutent au bulletin.
Le 1er juin 2026, le SMIC est passé à 1 867,02 € brut par mois. Six mois plus tôt, la réduction générale des cotisations avait été remplacée par la RGDU. Résultat : les chiffres qui circulent sur le coût d’un salarié sont souvent périmés, au moment même où vous préparez vos budgets de recrutement 2027.
La réponse courte : dans une entreprise de moins de 11 salariés, le coût employeur mensuel atteint environ 1 968 € pour un salarié au SMIC, 3 189 € pour 2 000 € net, 4 244 € pour 2 500 € net et 5 237 € pour 3 000 € net. Ces montants sont des exemples calculés avec les taux officiels 2026 et des hypothèses détaillées plus bas.
Vous trouverez ci-dessous le détail de chaque cas, l’écart entre une entreprise de moins de 11 salariés et une entreprise de 11 à 49 salariés, et les coûts que le bulletin de paie ne montre pas.
Du net au coût employeur : les trois étages d’un salaire

Un salaire se lit à trois niveaux. Le candidat raisonne en net, le contrat de travail fixe un brut, et votre trésorerie paie un coût employeur. Confondre ces trois étages est la première source d’erreur dans un budget d’embauche.
- Le salaire net : ce que le salarié perçoit avant impôt sur le revenu, après ses propres cotisations (retraite, CSG, CRDS).
- Le salaire brut : le montant inscrit au contrat, base de calcul de toutes les cotisations.
- Le coût employeur : le brut, plus les charges patronales, moins les allègements (la RGDU en tête).
Pour un salarié non-cadre du secteur privé, payé sous le plafond de la Sécurité sociale (4 005 € brut par mois en 2026), le passage du brut au net est presque linéaire. Les cotisations salariales représentent environ 20,8 % du brut. Le net vaut donc près de 79,2 % du brut.
💡 Le savoir-clé : depuis le 1er janvier 2026, les taux réduits de cotisation maladie (7 %) et d’allocations familiales (3,45 %) ont disparu pour la plupart des employeurs. Les taux pleins (13 % et 5,25 %) s’appliquent, et la réduction générale dégressive unique (RGDU) absorbe la différence sur les salaires inférieurs à 3 SMIC.
Cette réforme a changé la lecture d’un bulletin de paie. Les taux affichés montent, mais le coût réel dépend désormais surtout du coefficient de RGDU. D’où l’intérêt de calculer chaque cas, plutôt que d’appliquer un « taux de charges » forfaitaire.
Les hypothèses de calcul retenues pour 2026
Les quatre exemples qui suivent reposent sur les taux en vigueur en octobre 2026. Ils concernent un salarié non-cadre, à temps plein (35 heures), en CDI, dans une entreprise de moins de 50 salariés relevant du régime général, hors Alsace-Moselle.
Les cotisations patronales prises en compte
| Cotisation patronale | Taux 2026 | Assiette |
|---|---|---|
| Maladie, maternité, invalidité, décès | 13 % | Totalité du salaire |
| Vieillesse plafonnée / déplafonnée | 8,55 % / 2,11 % | Plafond / totalité |
| Allocations familiales | 5,25 % | Totalité du salaire |
| Accidents du travail (AT/MP) | 2,08 % (hypothèse) | Totalité du salaire |
| Contribution solidarité autonomie | 0,30 % | Totalité du salaire |
| Fnal (moins de 50 salariés) | 0,10 % | Plafond |
| Assurance chômage / AGS | 4,00 % / 0,25 % | Jusqu’à 4 plafonds |
| Retraite complémentaire Agirc-Arrco + CEG (T1) | 4,72 % + 1,29 % | Jusqu’au plafond |
| Contribution au dialogue social | 0,016 % | Totalité du salaire |
| Formation professionnelle | 0,55 % (moins de 11) / 1 % (11 et plus) | Totalité du salaire |
| Taxe d’apprentissage | 0,68 % | Totalité du salaire |
| Total avant RGDU | 42,90 % / 43,35 % | Moins de 11 / 11 à 49 salariés |
La RGDU 2026 et le gel du SMIC de janvier
La RGDU se calcule avec un coefficient : 0,02 + 0,3781 × [½ × (3 × SMIC annuel / rémunération annuelle brute − 1)]1,75, plafonné à 0,3981 dans les entreprises de moins de 50 salariés. Elle s’éteint à 3 SMIC. Le détail figure sur la fiche officielle de Service-Public Entreprendre.
⚠️ Point de vigilance : le SMIC a été revalorisé à 1 867,02 € brut le 1er juin 2026, mais la RGDU reste calculée sur le SMIC du 1er janvier 2026 (1 823,03 € par mois, soit 21 876,40 € par an), selon le décret du 12 juin 2026. Résultat : un salarié au SMIC n’ouvre plus droit au coefficient maximal.
- Taux AT/MP : nous retenons le taux net moyen national 2026, soit 2,08 %. Votre taux réel figure sur votre notification annuelle (compte AT/MP sur net-entreprises.fr).
- Salaire constant sur l’année : la RGDU est calculée comme si la rémunération mensuelle était versée douze mois.
- Hors éléments variables : ni mutuelle, ni prévoyance, ni versement mobilité, ni heures supplémentaires dans les totaux (ils sont traités plus bas).
- Net : net avant impôt sur le revenu, avant déduction de la part salariale de mutuelle.
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Cas n° 1 : le coût employeur d’un salarié au SMIC

Premier exemple : un salarié embauché au SMIC, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures depuis le 1er juin 2026 (annonce officielle de la revalorisation). Son net avant impôt atteint 1 477,93 €.
| Salarié au SMIC | Moins de 11 salariés | 11 à 49 salariés |
|---|---|---|
| Salaire net avant impôt | 1 477,93 € | 1 477,93 € |
| Salaire brut | 1 867,02 € | 1 867,02 € |
| Charges patronales avant RGDU | 800,88 € | 809,28 € |
| RGDU (coefficient 0,3750) | − 700,13 € | − 700,13 € |
| Charges patronales nettes | 100,75 € | 109,15 € |
| Coût employeur mensuel | ≈ 1 968 € | ≈ 1 976 € |
| Coût employeur annuel (12 mois) | ≈ 23 600 € | ≈ 23 700 € |
📊 ≈ 1,33 € : c’est ce que coûte à l’employeur chaque euro net versé à un salarié au SMIC, dans notre exemple. Sans RGDU, ce ratio dépasserait 1,8.
Pourquoi le coefficient n’est-il pas de 0,3981 ? Parce que le brut de juin (1 867,02 €) dépasse le SMIC de janvier qui sert de référence. Le rapport 3 × SMIC / brut tombe à 2,93. Le coefficient recule à 0,3750, et l’employeur supporte environ 43 € de charges en plus par mois par rapport à un coefficient maximal.
Ce qu’il faut retenir pour une embauche au SMIC
- Le coût employeur dépasse le brut d’environ 5 % seulement.
- La RGDU absorbe environ 87 % des charges patronales.
- Le passage de 10 à 11 salariés ajoute environ 8 € par mois (formation professionnelle), sans compter un éventuel versement mobilité.
Cas n° 2 à 4 : 2 000, 2 500 et 3 000 € net par mois

Pour un recrutement au-dessus du SMIC, le point de départ est souvent le net demandé par le candidat. Il faut d’abord remonter au brut, puis calculer le coût. Avec nos hypothèses, le brut se trouve en divisant le net par 0,7916.
| Entreprise de moins de 11 salariés | 2 000 € net | 2 500 € net | 3 000 € net |
|---|---|---|---|
| Salaire brut | 2 526,54 € | 3 158,17 € | 3 789,80 € |
| Charges patronales avant RGDU | 1 083,78 € | 1 354,73 € | 1 625,67 € |
| Coefficient RGDU | 0,1668 | 0,0851 | 0,0471 |
| RGDU | − 421,43 € | − 268,76 € | − 178,50 € |
| Charges patronales nettes | 662,35 € | 1 085,97 € | 1 447,17 € |
| Coût employeur mensuel | ≈ 3 189 € | ≈ 4 244 € | ≈ 5 237 € |
| Coût employeur annuel | ≈ 38 300 € | ≈ 50 900 € | ≈ 62 800 € |
La RGDU s’efface vite au-dessus du SMIC
À 2 000 € net, la réduction couvre encore près de 40 % des charges patronales. À 3 000 € net, elle n’en couvre plus que 11 %. Le salaire brut de ce dernier cas reste sous le seuil de 3 SMIC (5 469,09 € brut mensuel en 2026), donc la RGDU s’applique encore, mais elle devient marginale.
La réduction est maximale au niveau du SMIC, diminue à mesure que la rémunération augmente et disparaît à partir de 3 SMIC. — Synthèse de la fiche officielle Service-Public Entreprendre sur la réduction générale dégressive unique
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Coût employeur : le tableau comparatif des 4 cas
Voici la synthèse que la plupart des simulateurs ne donnent pas en une fois : les quatre niveaux de salaire, pour les deux tailles d’entreprise les plus courantes chez les TPE et PME.
| Net mensuel | Brut mensuel | Coût mensuel (moins de 11) | Coût mensuel (11 à 49) | Coût annuel (moins de 11) | Coût / net |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 477,93 € (SMIC) | 1 867,02 € | ≈ 1 968 € | ≈ 1 976 € | ≈ 23 600 € | 1,33 |
| 2 000 € | 2 526,54 € | ≈ 3 189 € | ≈ 3 200 € | ≈ 38 300 € | 1,59 |
| 2 500 € | 3 158,17 € | ≈ 4 244 € | ≈ 4 258 € | ≈ 50 900 € | 1,70 |
| 3 000 € | 3 789,80 € | ≈ 5 237 € | ≈ 5 254 € | ≈ 62 800 € | 1,75 |
✅ Bonne pratique : budgétez toujours une embauche en coût annuel et en ratio coût / net. Le ratio vous permet d’arbitrer rapidement entre deux profils ou deux niveaux de salaire proposés.
Et à partir de 50 salariés ?
Le Fnal passe à 0,50 % sur la totalité du salaire et le coefficient maximal de RGDU à 0,4021. S’ajoutent la participation à l’effort de construction et, le cas échéant, la participation aux résultats. Ces cas sortent du périmètre de nos quatre exemples.
Charges patronales : pourquoi chaque euro net coûte de plus en plus cher
Le tableau comparatif révèle un effet que les dirigeants découvrent souvent au moment d’une augmentation. La RGDU étant dégressive, chaque euro de salaire supplémentaire fait aussi perdre une partie de la réduction.
| Passage | Net gagné par le salarié | Coût supplémentaire employeur (moins de 11) | Coût pour 1 € net de plus |
|---|---|---|---|
| SMIC → 2 000 € net | + 522 € | + 1 221 € | ≈ 2,34 € |
| 2 000 → 2 500 € net | + 500 € | + 1 055 € | ≈ 2,11 € |
| 2 500 → 3 000 € net | + 500 € | + 993 € | ≈ 1,99 € |
📊 ≈ 2,34 € : dans notre exemple, c’est le coût pour l’employeur de chaque euro net ajouté entre le SMIC et 2 000 € net. La zone située juste au-dessus du SMIC est celle où une augmentation coûte le plus cher.
- Anticipez les augmentations sur les bas salaires : leur coût réel est plus du double du gain net.
- Comparez avec les dispositifs exonérés : prime de partage de la valeur, intéressement ou titres-restaurant obéissent à des règles sociales différentes, sous conditions.
- Vérifiez l’impact sur la RGDU de toute prime ponctuelle : elle s’ajoute à la rémunération annuelle prise en compte.
Ces arbitrages relèvent autant de la paie que du pilotage financier. Votre expert-comptable peut les intégrer à votre prévisionnel de l’année.
Les coûts cachés d’une embauche, au-delà du bulletin de paie

Le coût employeur calculé plus haut n’est pas le coût complet du poste. Plusieurs dépenses s’ajoutent, certaines obligatoires, d’autres liées à votre convention collective ou à votre organisation.
- Complémentaire santé (mutuelle) : obligatoire, financée au moins à 50 % par l’employeur. La part patronale s’ajoute au coût et supporte un forfait social de 8 % dans les entreprises de 11 salariés et plus.
- Prévoyance : obligatoire pour les cadres (1,50 % de la tranche 1) et souvent imposée aux non-cadres par la convention collective.
- Versement mobilité : dû à partir de 11 salariés dans les territoires où il est institué, à un taux fixé localement.
- Transports : prise en charge obligatoire de 50 % de l’abonnement aux transports publics du salarié.
- Santé au travail : cotisation au service de prévention et de santé au travail, par salarié.
- Coûts d’intégration : recrutement, poste de travail, équipement, formation et période de montée en compétence.
💡 Le savoir-clé : pour une mutuelle de 60 € par mois financée à 50 %, l’employeur paie 30 € de part patronale, plus 2,40 € de forfait social à partir de 11 salariés. Cette part patronale est aussi soumise à CSG et CRDS côté salarié, ce qui réduit légèrement son net.
⚠️ Point de vigilance : votre convention collective peut imposer un salaire minimum supérieur au SMIC, une prime d’ancienneté, un 13e mois ou une prévoyance spécifique. Vérifiez-la avant de chiffrer une embauche.
La rédaction du contrat de travail mérite la même attention que le chiffrage. Une clause mal calibrée (durée du travail, rémunération variable) peut alourdir le coût. Notre pôle juridique sécurise ces points.
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Budgéter une embauche en 2027 : la méthode en 5 étapes

Octobre est le moment où se bâtissent les budgets de l’année suivante. Pour une embauche prévue en 2027, les chiffres de cet article donnent un ordre de grandeur. Ils devront être actualisés avec les paramètres de janvier 2027.
- Partez du net visé et du statut (cadre ou non-cadre), puis remontez au brut.
- Vérifiez le minimum conventionnel de la classification du poste.
- Appliquez vos taux réels : AT/MP, versement mobilité, formation selon votre effectif.
- Calculez la RGDU sur la rémunération annuelle, primes comprises.
- Ajoutez les coûts annexes (mutuelle, prévoyance, transport, équipement) et une marge pour la revalorisation du SMIC.
✅ Bonne pratique : croisez votre calcul avec le simulateur de salaire de l’Urssaf, puis faites valider les paramètres propres à votre entreprise par votre gestionnaire de paie.
Pour un premier recrutement, la question du coût rejoint celle de la rentabilité du poste. Les créateurs et jeunes entreprises ont tout intérêt à tester plusieurs scénarios (temps partiel, alternance, embauche différée) avant de signer.
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En 2026, un salarié au SMIC coûte environ 1 970 € par mois à une TPE, et un salarié à 3 000 € net environ 5 240 €. Entre les deux, la RGDU fond rapidement et chaque euro net coûte de plus en plus cher. Le bon chiffre est celui qui intègre vos propres taux, votre convention et vos coûts annexes.
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Questions fréquentes sur le coût d’un salarié
Combien coûte un salarié au SMIC en 2026 pour l’employeur ?
Dans notre exemple, un salarié à temps plein au SMIC (1 867,02 € brut depuis le 1er juin 2026) coûte environ 1 968 € par mois à une entreprise de moins de 11 salariés. Ce calcul retient un taux AT/MP de 2,08 % et applique la RGDU avec un coefficient de 0,3750. Les charges patronales nettes ne dépassent pas 101 € par mois environ. Le montant exact dépend de votre taux AT/MP et de votre convention collective.
Quel est le coût employeur pour un salaire de 2 000 € net ?
Pour 2 000 € net avant impôt, le salaire brut d’un non-cadre est d’environ 2 527 €. Avec les taux 2026 et la RGDU, le coût employeur atteint environ 3 189 € par mois dans une entreprise de moins de 11 salariés, et 3 200 € entre 11 et 49 salariés. Sur douze mois, cela représente près de 38 300 €. La mutuelle et les autres coûts annexes viennent s’y ajouter.
Comment passer du salaire net au salaire brut ?
Pour un salarié non-cadre payé sous le plafond de la Sécurité sociale, les cotisations salariales représentent environ 20,8 % du brut en 2026. Le net vaut donc près de 79,2 % du brut. Pour retrouver le brut, divisez le net avant impôt par 0,7916 environ. Pour un cadre, la cotisation APEC et la prévoyance modifient légèrement ce ratio.
Qu’est-ce que la RGDU et qui peut en bénéficier ?
La réduction générale dégressive unique (RGDU) remplace depuis le 1er janvier 2026 la réduction générale des cotisations et les taux réduits maladie et allocations familiales. Elle concerne les salaires inférieurs à 3 SMIC, quel que soit l’effectif de l’entreprise. Son coefficient est maximal au niveau du SMIC et diminue progressivement. Il ne peut pas dépasser 0,3981 dans les entreprises de moins de 50 salariés et 0,4021 au-delà.
Pourquoi le SMIC de juin 2026 ne compte-t-il pas pour la RGDU ?
Un décret du 12 juin 2026 a gelé le paramètre SMIC de la RGDU à sa valeur du 1er janvier 2026, soit 1 823,03 € par mois. La revalorisation du 1er juin 2026 n’est donc pas répercutée dans la formule. Concrètement, un salarié payé au nouveau SMIC n’atteint plus le coefficient maximal. Dans notre exemple, l’écart représente environ 43 € de charges en plus par mois.
Quelle différence de coût entre une entreprise de moins de 11 salariés et de 11 à 49 salariés ?
La principale différence porte sur la contribution à la formation professionnelle, qui passe de 0,55 % à 1 % du salaire brut. Le versement mobilité devient aussi exigible à partir de 11 salariés dans les territoires où il est institué. Le forfait social de 8 % s’applique enfin à la part patronale de mutuelle et de prévoyance. Hors versement mobilité, l’écart reste de quelques euros à une vingtaine d’euros par mois dans nos exemples.
Quels coûts s’ajoutent au coût employeur d’un salarié ?
Au-delà des charges patronales, l’employeur finance au moins 50 % de la mutuelle obligatoire et souvent une prévoyance imposée par la convention collective. Il rembourse la moitié de l’abonnement aux transports publics et cotise au service de santé au travail. S’y ajoutent les coûts de recrutement, d’équipement et de formation. Ces dépenses doivent figurer dans le budget d’une embauche.
⚠️ Cet article fournit une information générale à jour en octobre 2026 et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les montants sont des exemples calculés à partir des taux officiels et d’hypothèses explicites. Chaque situation étant particulière, rapprochez-vous de votre expert Extencia.