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Mis à jour en juillet 2026
Un avocat, un kinésithérapeute et un architecte ouvrent leur boîte mail un matin de septembre. Trois factures fournisseurs arrivent, non plus en PDF classique, mais dans un format électronique structuré qu’aucun de leurs outils actuels ne sait ouvrir. Ce scénario n’a rien de théorique : dès le 1er septembre 2026, toute entreprise établie en France devra être capable de recevoir ce type de facture.
La facturation électronique n’est pas une option technique réservée aux grands groupes. Elle concerne aussi, et pleinement, le professionnel exerçant en BNC. Que vous facturerez des honoraires, que vous soyez en franchise en base de TVA ou au régime réel, la réforme s’applique à vous. La seule question qui vaille : à quelle date, et pour faire quoi exactement ?
Ce guide déroule, étape par étape, ce que le libéral doit anticiper — sans jargon inutile, avec le calendrier qui le concerne vraiment et un plan d’action daté.
🔍 L’article en bref
- Vous êtes concerné : tout professionnel libéral en BNC assujetti à la TVA entre dans la réforme, franchise en base comprise.
- 1er septembre 2026 : obligation de recevoir les factures électroniques, pour toutes les entreprises sans exception.
- 1er septembre 2027 : obligation d’émettre et de faire de l’e-reporting pour les TPE/PME, soit la quasi-totalité des libéraux.
- Deux circuits : e-invoicing pour les factures entre pros (B2B), e-reporting pour les honoraires facturés aux particuliers (B2C).
- Plateforme agréée obligatoire : le choix de la PDP est la brique centrale de votre conformité.
- Franchise en base : ne pas facturer de TVA ne vous exonère pas de la réforme.
- Anticiper dès la rentrée : cartographier ses flux, auditer ses outils, choisir sa plateforme avant l’échéance.
Facturation électronique : ce qui change concrètement pour le libéral

La réforme poursuit un objectif simple à énoncer : faire transiter les factures entre entreprises françaises par des canaux électroniques certifiés, et transmettre à l’administration fiscale les données de transaction. Fini, à terme, le PDF envoyé en pièce jointe d’un e-mail. Place à un format structuré, lisible par les logiciels comme par l’administration.
Trois notions à distinguer d’emblée
- La facture électronique (e-invoicing) : facture émise, transmise et reçue dans un format structuré, pour vos opérations avec d’autres professionnels (B2B).
- L’e-reporting : la transmission à l’administration des données de vos opérations non couvertes par l’e-invoicing — typiquement vos honoraires facturés à des particuliers (B2C).
- La plateforme agréée (ex-PDP) : l’intermédiaire de confiance, immatriculé par l’administration, par lequel transitent vos factures et vos données.
Pour beaucoup de professions libérales, ce sont surtout la réception des factures et l’e-reporting des honoraires qui structureront le quotidien, car une large part de la patientèle ou de la clientèle est composée de particuliers.
💡 Le savoir-clé : la réforme repose sur une logique de « plateformes ». Vous ne transmettrez plus une facture directement à votre client, mais via une plateforme agréée qui joue le rôle d’aiguilleur entre vous, votre client et l’administration fiscale.
Cette bascule n’est pas qu’une contrainte. Bien pilotée, elle fait gagner du temps de saisie, fiabilise le suivi des règlements et professionnalise l’image du cabinet ou du cabinet libéral. C’est précisément l’accompagnement que proposent nos équipes en comptabilité aux professions libérales.
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Suis-je concerné ? Le cas des BNC en franchise en base de TVA
C’est la question qui revient le plus souvent en cabinet. « Je ne facture pas de TVA, donc je ne suis pas concerné, n’est-ce pas ? » La réponse est nette : si.
La réforme s’applique à tous les assujettis à la TVA établis en France. Or, un professionnel en franchise en base reste un assujetti au sens du Code général des impôts : il est simplement dispensé de collecter et de reverser la TVA. Autrement dit, l’absence de ligne de TVA sur vos notes d’honoraires ne vous exonère en rien de la réforme.
Qui est visé parmi les libéraux ?
- Professions de santé : médecins, chirurgiens-dentistes, kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes.
- Professions du droit et du chiffre : avocats, notaires, huissiers, experts-comptables.
- Professions techniques et du conseil : architectes, consultants, ingénieurs, formateurs.
⚠️ Point de vigilance : certaines activités médicales sont exonérées de TVA (article 261 du CGI). Cette exonération ne vous fait pas sortir du champ de la réforme : vous restez soumis, a minima, à l’obligation de recevoir des factures électroniques et, le cas échéant, à l’e-reporting de vos opérations.
La nuance juridique est subtile, et les cas particuliers nombreux (activité mixte, cabinet de groupe, SCM). Un professionnel de santé exerçant en SCM n’aura pas exactement les mêmes flux qu’un consultant facturant essentiellement des entreprises. D’où l’intérêt d’un cadrage sur mesure, que documente la page officielle d’impots.gouv.fr.
Le calendrier qui vous concerne : 2026 pour recevoir, 2027 pour émettre

C’est le cœur du sujet, et la source de la plupart des confusions. Le calendrier distingue deux obligations — recevoir et émettre — qui n’entrent pas en vigueur à la même date pour tout le monde.
| Échéance | Qui | Obligation |
|---|---|---|
| 1er septembre 2026 | Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille | Être capable de recevoir des factures électroniques |
| 1er septembre 2026 | Grandes entreprises et ETI | Obligation d’émettre ses factures au format électronique |
| 1er septembre 2027 | PME, TPE et micro-entreprises (la majorité des libéraux) | Obligation d’émettre + e-reporting |
Concrètement, la quasi-totalité des professionnels libéraux relève de la catégorie TPE/PME. Votre feuille de route se lit donc en deux temps : prêt à recevoir en septembre 2026, prêt à émettre et à faire de l’e-reporting en septembre 2027.
⚠️ Point de vigilance : ne confondez pas « échéance lointaine » et « rien à faire ». La réception au 1er septembre 2026 impose d’avoir choisi et raccordé une plateforme agréée bien avant cette date. L’anticipation se joue dès la rentrée, pas à l’été 2027.
Ce calendrier a déjà connu plusieurs reports. Les dates ci-dessus sont celles retenues par les pouvoirs publics à la date de mise à jour de cet article, détaillées sur le portail economie.gouv.fr. Nous suivons ces évolutions de près pour nos clients.
E-invoicing et e-reporting : les deux circuits à maîtriser
Beaucoup de libéraux pensent la réforme comme une simple « facture au format PDF certifié ». C’est réducteur. Deux circuits coexistent, et la profession libérale est souvent davantage concernée par le second.
L’e-invoicing : vos factures entre professionnels
L’e-invoicing s’applique aux factures entre entreprises établies en France (B2B). Un consultant qui facture une PME, un architecte qui facture un promoteur, un avocat qui facture une société : ces flux passeront par une plateforme agréée, dans un format structuré.
L’e-reporting : vos honoraires facturés aux particuliers
C’est le point souvent sous-estimé. Lorsque vous facturez un particulier — un patient, un client final — la facture n’entre pas dans le circuit e-invoicing. En revanche, vous devrez transmettre les données de ces opérations à l’administration : c’est l’e-reporting. Pour de nombreux professionnels de santé et libéraux à patientèle de particuliers, l’e-reporting sera le circuit dominant.
| Critère | E-invoicing | E-reporting |
|---|---|---|
| Concerne | Factures B2B (entre professionnels) | Données B2C (particuliers), international, encaissements |
| Objet transmis | La facture elle-même | Les données de transaction et de paiement |
| Cas type du libéral | Honoraires facturés à une entreprise | Honoraires facturés à un patient / particulier |
| Échéance TPE/PME | 1er septembre 2027 | 1er septembre 2027 |
💡 Le savoir-clé : l’e-reporting inclut aussi les données de paiement pour les prestations de services. Pour un libéral, cela signifie remonter non seulement le montant facturé, mais aussi l’encaissement effectif — une gymnastique qui suppose des outils bien paramétrés.
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Choisir sa plateforme agréée : la décision qui structure tout

Impossible d’être conforme sans passer par une plateforme agréée (l’ancienne « PDP »). Ces plateformes sont immatriculées par l’administration fiscale et jouent le rôle d’intermédiaire certifié pour émettre, recevoir et déclarer. Le choix de la vôtre n’est pas un détail : c’est la brique centrale de votre mise en conformité.
Les critères qui comptent pour un libéral
- Compatibilité métier : la plateforme sait-elle gérer les spécificités de votre profession (tiers payant, honoraires, exonérations) ?
- Intégration avec vos outils : logiciel de gestion, agenda, dossier patient, outil de facturation existant.
- Gestion de l’e-reporting : la plateforme couvre-t-elle la transmission des données de paiement, essentielle pour les prestations de services ?
- Interfaçage avec votre expert-comptable : la remontée automatique des flux vers votre cabinet évite la double saisie.
✅ Bonne pratique : ne choisissez pas votre plateforme isolément. Le meilleur choix est celui qui dialogue avec les outils déjà utilisés par votre cabinet comptable, pour que vos factures alimentent directement votre comptabilité.
Chez Extencia, nous accompagnons ce choix en fonction de votre logiciel existant et de vos flux réels, dans le cadre de nos solutions informatiques et digitales. L’objectif : une plateforme qui vous simplifie la vie, pas une contrainte de plus.
Votre plan d’action en 5 étapes pour être prêt

La bonne nouvelle : il n’y a rien d’insurmontable. La réforme se prépare méthodiquement, à condition de ne pas la repousser au dernier trimestre. Voici la marche à suivre.
- 1. Cartographier vos flux : quelle part de vos honoraires va à des entreprises (B2B) et à des particuliers (B2C) ? Cela détermine votre exposition e-invoicing vs e-reporting.
- 2. Vérifier votre statut TVA : franchise en base, régime réel, exonération — chaque cas emporte des conséquences pratiques.
- 3. Auditer vos outils actuels : votre logiciel de facturation est-il compatible, évolutif, connecté à une plateforme agréée ?
- 4. Choisir votre plateforme agréée : de préférence avant l’été 2026 pour la réception, en lien avec votre expert-comptable.
- 5. Tester avant l’échéance : émettre et recevoir quelques factures en conditions réelles pour lever les frictions.
📊 Deux dates, une seule logique : recevoir en 2026, émettre et déclarer en 2027. Les professionnels qui préparent ces deux échéances ensemble évitent de tout recommencer un an plus tard.
Ce plan d’action prend tout son sens lorsqu’il est piloté par un interlocuteur qui connaît votre secteur. Nos équipes, présentes de Paris à Lyon, accompagnent les libéraux dans chacune de ces étapes.
Transformez l’obligation en tranquillité
La facturation électronique n’est pas une menace pour la profession libérale : c’est une transition à baliser. Ceux qui l’anticipent y gagnent un suivi de trésorerie plus fin, une comptabilité alimentée en temps réel et des heures de saisie économisées. Ceux qui attendent le dernier moment subiront la contrainte au pire moment.
Depuis 1944, Extencia accompagne les entrepreneurs — et les professionnels libéraux en font pleinement partie. Nos 12 implantations et nos experts métiers cadrent votre passage à la facture électronique de A à Z : diagnostic, choix de plateforme, paramétrage, tests. Vous restez concentré sur votre cœur de métier ; nous gérons la conformité.
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⚠️ Cet article fournit une information générale à jour en juillet 2026 et ne constitue pas un conseil personnalisé. Le calendrier de la réforme a déjà été modifié à plusieurs reprises et chaque situation est particulière : rapprochez-vous de votre expert Extencia pour votre cas précis.
Vos questions sur la facturation électronique en BNC
Une profession libérale en BNC est-elle vraiment concernée par la facturation électronique ?
Oui, sans ambiguïté. La réforme vise tous les assujettis à la TVA établis en France, et le professionnel libéral en BNC en fait partie. Même en franchise en base de TVA, vous restez un assujetti au sens du Code général des impôts. Vous devrez donc au minimum pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026.
À quelle date le libéral doit-il être prêt ?
Deux dates structurent votre feuille de route. Le 1er septembre 2026, vous devez être capable de recevoir des factures électroniques, comme toutes les entreprises. Le 1er septembre 2027, en tant que TPE ou PME, vous devrez émettre vos factures au format électronique et transmettre vos données via l’e-reporting.
Quelle différence entre e-invoicing et e-reporting pour un libéral ?
L’e-invoicing concerne les factures entre professionnels (B2B) : elles transitent par une plateforme agréée dans un format structuré. L’e-reporting concerne la transmission à l’administration des données de vos opérations avec des particuliers (B2C) et des encaissements. Pour un libéral à patientèle de particuliers, l’e-reporting est souvent le circuit dominant.
Je suis en franchise en base de TVA : suis-je dispensé de la réforme ?
Non. La franchise en base vous dispense de collecter et reverser la TVA, mais pas des obligations de facturation électronique. Vous demeurez un assujetti et devez donc respecter les échéances de réception, puis d’émission et d’e-reporting. L’absence de ligne de TVA sur vos honoraires ne change rien à ce point.
Qu’est-ce qu’une plateforme agréée (PDP) et dois-je en choisir une ?
Une plateforme agréée, anciennement appelée plateforme de dématérialisation partenaire (PDP), est un intermédiaire immatriculé par l’administration fiscale. Elle émet, reçoit et déclare vos factures et données. Son choix est obligatoire pour être conforme : c’est la brique centrale de votre mise en conformité, à sélectionner de préférence avec votre expert-comptable.
Comment l’e-reporting fonctionne-t-il pour les honoraires facturés aux patients ?
Lorsque vous facturez un particulier, la facture n’entre pas dans le circuit e-invoicing. Vous transmettez à l’administration les données de la transaction, et pour les prestations de services, également les données de paiement. Concrètement, il faut remonter le montant facturé et l’encaissement, ce qui suppose un logiciel bien paramétré et connecté à votre plateforme.
Par où commencer pour me préparer sereinement ?
Commencez par cartographier vos flux entre clients professionnels et particuliers, vérifiez votre statut TVA, puis auditez la compatibilité de vos outils actuels. Choisissez ensuite votre plateforme agréée, idéalement avant l’été 2026, et testez l’émission et la réception en conditions réelles. Un expert-comptable qui connaît votre profession sécurise chacune de ces étapes.



