🔍 L’article en bref
- Cadre 2026 : la téléconsultation reste encadrée par la convention médicale ; remboursement à 70 % sous condition de respect du parcours de soins.
- Plafond des 20 % : les actes de téléconsultation sont limités à 20 % du volume d’activité annuel conventionné (40 % pour les psychiatres), avec des exceptions notables.
- Tarif : la téléconsultation du généraliste (TCG) reste à 25 €, alors que la consultation en présentiel est passée à 30 €.
- Outils agréés : hébergement HDS, conformité au référentiel ANS et RGPD sont impératifs pour facturer en toute sécurité.
- Fiscalité : les honoraires restent en BNC et exonérés de TVA ; abonnements et matériel sont déductibles ou amortissables.
- Organisation : un parcours patient structuré et un agenda maîtrisé conditionnent la rentabilité réelle.
- Accompagnement : Extencia aide les médecins libéraux à intégrer la téléconsultation de façon conforme et rentable.
Temps de lecture estimé : 11 minutes.
Près de onze millions de téléconsultations sont remboursées chaque année en France. Ce qui était une réponse d’urgence est devenu un acte de soin courant. Mais derrière la simplicité apparente de la vidéo se cache un cadre précis, qui se resserre en 2026.
Plafond d’activité, conditions de remboursement, outils agréés, cotation, traitement comptable : chaque maillon peut transformer un acte rentable en source de redressement. Pour le médecin libéral, la téléconsultation 2026 n’est pas qu’une question médicale. C’est une décision de gestion.
Ce guide réunit les trois dimensions qui comptent vraiment : le cadre légal qui sécurise votre pratique, la tarification qui détermine vos recettes, et l’intégration concrète dans votre cabinet. Avec, à chaque étape, le regard de l’expert-comptable.
Le cadre légal de la téléconsultation en 2026
La téléconsultation est une consultation médicale réalisée à distance, par vidéotransmission, entre un médecin et son patient. Elle a la même valeur qu’une consultation en présentiel. Mais sa prise en charge obéit à des règles strictes, fixées par la convention médicale.
La convention médicale, socle de la téléconsultation
Le cadre légal de la téléconsultation repose sur la convention médicale conclue entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins libéraux. C’est elle qui définit les tarifs, les conditions de remboursement et les obligations du praticien.
En 2026, les négociations conventionnelles remettent plusieurs dossiers sur la table : forfaits de régulation, dérogations au plafond de téléconsultation, ajustements techniques. Le médecin doit donc surveiller les avenants successifs, qui font évoluer le cadre en cours d’année.
💡 Le savoir-clé : la téléconsultation est ouverte à tous les médecins, généralistes comme spécialistes, dès lors qu’ils sont conventionnés. Aucune autorisation préalable n’est requise, mais le respect des conditions de remboursement conditionne le paiement de l’acte.
Les conditions de remboursement : parcours de soins et patient connu
Pour être remboursée, la téléconsultation doit en principe s’inscrire dans le parcours de soins coordonné. Deux situations le permettent : le patient est orienté par son médecin traitant, ou il a déjà consulté le médecin téléconsultant en présentiel dans les douze derniers mois.
Cette logique d’alternance entre présentiel et distance est au cœur du dispositif. La téléconsultation complète le suivi ; elle ne le remplace pas. Plusieurs cas dérogent toutefois à la règle du médecin traitant.
- Patients de moins de 16 ans : exemptés de l’orientation par le médecin traitant.
- Accès direct : spécialités consultables sans passage par le médecin traitant (gynécologie, ophtalmologie, psychiatrie, etc.).
- Absence ou indisponibilité du médecin traitant dans un délai compatible avec l’état de santé.
- Situations particulières : urgence, résidents en EHPAD ou établissement médico-social, personnes détenues.
Le plafond des 20 % et ses exceptions
C’est la règle qui surprend le plus de praticiens. Les actes de téléconsultation ne peuvent dépasser 20 % du volume d’activité globale annuelle conventionnée du médecin, calculé sur l’année civile. Le seuil est porté à 40 % pour les psychiatres.
Deux exclusions importantes adoucissent ce plafond. Les téléconsultations réalisées par le médecin traitant auprès de sa propre patientèle n’y sont pas soumises. Les téléexpertises non plus. Ce point change radicalement le calcul pour un médecin traitant installé.
⚠️ Point de vigilance : en cas de dépassement du plafond, l’Assurance Maladie peut enclencher une procédure de sanction conventionnelle et récupérer les sommes versées pour les actes excédentaires. Suivez votre ratio en temps réel, pas en fin d’année.
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Tarification et remboursement : combien, et comment
La tarification de la téléconsultation est alignée sur celle des consultations classiques, à quelques nuances près. Connaître le tarif exact et la bonne cotation évite les rejets de facturation et les pertes de recettes.
Le tarif de la téléconsultation en 2026
Pour un médecin généraliste de secteur 1, la téléconsultation 2026 est facturée 25 €, un tarif maintenu jusqu’en 2029. Dans le même temps, la consultation en présentiel du généraliste est passée à 30 € fin 2024. L’écart de 5 € mérite d’entrer dans votre réflexion d’organisation.
| Acte | Tarif de référence | Part Assurance Maladie (70 %) |
|---|---|---|
| Consultation présentiel (généraliste S1) | 30 € | 21 € |
| Téléconsultation généraliste (TCG, S1) | 25 € | 17,50 € |
| Téléconsultation de spécialiste | Selon spécialité | 70 % du tarif |
📊 70 % : c’est la part du tarif conventionné prise en charge par l’Assurance Maladie pour une téléconsultation, comme pour une consultation en cabinet.
La cotation et la facturation à l’Assurance Maladie
La facturation d’une téléconsultation passe par une cotation dédiée. Pour le généraliste, c’est le code TCG. Les spécialistes disposent de cotations équivalentes propres à leur discipline. La feuille de soins est établie en mode dégradé ou via la plateforme.
- Identifier le patient : vérifier ses droits, idéalement via une connexion sécurisée à son dossier.
- Appliquer la bonne cotation : TCG pour le généraliste S1, code adapté pour le spécialiste.
- Gérer le règlement : tiers payant, paiement en ligne ou facturation directe selon la plateforme.
- Transmettre la feuille de soins électronique pour déclencher le remboursement du patient.
Reste à charge : Assurance Maladie, mutuelle et tiers payant
Après les 70 % remboursés par l’Assurance Maladie, le ticket modérateur est en général couvert par la complémentaire santé du patient. Le reste à charge tend donc vers zéro pour un acte respectant le parcours de soins. Le tiers payant peut s’appliquer selon la situation.
Pour le médecin, l’enjeu est la fluidité de l’encaissement. Une plateforme qui automatise le paiement et la télétransmission réduit les délais et les impayés. C’est un critère de choix au moins aussi important que le confort de la vidéo.
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Les outils agréés : équiper son cabinet sans risque
Toutes les solutions de téléconsultation ne se valent pas. Pour facturer en toute sécurité et protéger vos patients, l’outil doit répondre à un cahier des charges réglementaire précis. Les outils agréés ne sont pas une option : ce sont une condition de conformité.
Conformité : HDS, référentiel ANS et RGPD
Trois exigences se cumulent. Les données de santé doivent être hébergées chez un prestataire certifié HDS (Hébergeur de Données de Santé), en France ou dans l’Union européenne. La solution doit respecter le RGPD. Et elle doit idéalement figurer parmi les solutions conformes au référentiel de l’Agence du Numérique en Santé.
✅ Bonne pratique : avant de souscrire, demandez au prestataire son attestation de certification HDS et sa position vis-à-vis du référentiel ANS. Un éditeur sérieux fournit ces documents sans hésiter.
Les fonctionnalités vraiment indispensables
Au-delà de la vidéo chiffrée de bout en bout, certaines fonctions font la différence au quotidien. Elles conditionnent votre productivité et la qualité du suivi.
- Vidéotransmission sécurisée : flux chiffrés, aucun enregistrement sans consentement.
- Ordonnance numérique : prescription dématérialisée conforme et transmissible.
- Accès au dossier patient pendant la consultation.
- Agenda et rappels automatiques pour limiter les rendez-vous manqués.
- Paiement et télétransmission intégrés pour fluidifier l’encaissement.
Le coût des plateformes et le bon arbitrage
Les modèles économiques varient : abonnement mensuel, commission par acte, ou formule mixte. Le bon arbitrage dépend de votre volume prévisionnel de téléconsultations. Un cabinet qui téléconsulte ponctuellement n’a pas le même intérêt qu’un médecin qui en fait un axe d’activité.
Nos solutions digitales et l’accompagnement à l’équipement permettent d’objectiver ce choix. Le bon outil est celui dont le coût reste proportionné à ce qu’il génère, tout en garantissant la conformité.

Organiser le cabinet et le parcours patient
La téléconsultation réussie n’est pas celle qu’on improvise entre deux patients. C’est celle qu’on intègre dans une organisation pensée. Le parcours patient et la gestion de l’agenda déterminent à la fois la qualité du soin et la rentabilité de l’acte.
Intégrer la téléconsultation dans l’agenda
Deux écoles existent. Certains médecins réservent des plages dédiées à la téléconsultation, en début ou fin de journée. D’autres l’intercalent dans le flux des consultations. La première option protège la concentration ; la seconde fluidifie l’urgence.
💡 Le savoir-clé : une plage de téléconsultation bien calibrée (par exemple 15 minutes) permet d’enchaîner plus d’actes qu’en présentiel, sans temps de salle d’attente ni manipulation. C’est là que se joue le gain de productivité.
Le parcours patient : avant, pendant, après
Un parcours lisible rassure le patient et sécurise l’acte. Chaque étape doit être anticipée pour éviter les imprévus techniques et garantir la traçabilité.
- Avant : prise de rendez-vous en ligne, vérification de l’éligibilité au remboursement, lien de connexion sécurisé.
- Pendant : identification du patient, consultation, accès au dossier, prescription si nécessaire.
- Après : ordonnance numérique, compte rendu, facturation, programmation d’un suivi présentiel si besoin.
Déléguer et sécuriser : secrétariat et assistance
Le médecin n’a pas à porter seul la logistique. Un secrétariat médical ou un assistant peut gérer la prise de rendez-vous, la vérification des droits et la relance. Cette délégation libère du temps médical et fiabilise le circuit administratif.
Comme toutes les professions libérales réglementées, le médecin gagne à séparer clairement ce qui relève du soin de ce qui relève de la gestion. C’est précisément ce partage que structure un accompagnement comptable adapté.
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La dimension comptable et fiscale de la téléconsultation
C’est l’angle que la plupart des guides oublient. Pourtant, mal traitée, la téléconsultation peut brouiller votre comptabilité et fausser votre vision de la rentabilité. Bien gérée, elle s’intègre sans friction dans votre régime habituel.
Des honoraires en BNC, exonérés de TVA
Les honoraires de téléconsultation suivent exactement le régime de vos autres recettes : ils relèvent des bénéfices non commerciaux (BNC). Aucun régime spécifique ne s’applique. Et comme tout acte de soin, ils bénéficient de l’exonération de TVA prévue pour les professions médicales.
Que le soin soit délivré en cabinet ou par écran ne change rien : dès lors qu’il concourt au diagnostic ou au traitement, il est exonéré. Vous n’avez donc pas de TVA à collecter sur ces actes.
⚠️ Point de vigilance : isolez vos recettes de téléconsultation dans votre comptabilité. Ce suivi distinct facilite le calcul du fameux ratio des 20 % et donne une lecture nette de la rentabilité de cette activité.
Équipement et abonnements : charges et amortissements
L’investissement dans la téléconsultation est déductible, selon des règles simples. L’abonnement à la plateforme constitue une charge intégralement déductible, sur justificatif nominatif. Pour le matériel, le seuil de 500 € HT fait la bascule.
| Dépense | Traitement comptable | Effet fiscal |
|---|---|---|
| Abonnement plateforme | Charge déductible | Déduite l’année du paiement |
| Matériel < 500 € HT (webcam, casque) | Charge immédiate | Déduite intégralement l’année d’achat |
| Matériel > 500 € HT (équipement connecté, ordinateur dédié) | Immobilisation | Amortissement, souvent sur 3 ans |
Notre équipe expertise comptable vérifie le bon classement de ces dépenses et optimise leur déduction. Un point souvent négligé : la quote-part professionnelle d’un équipement à usage mixte.
Rentabilité réelle : ce que la téléconsultation rapporte
À 25 €, une téléconsultation rapporte moins qu’une consultation présentielle. Mais elle coûte aussi moins en temps et en logistique. La vraie question n’est pas le tarif unitaire : c’est le revenu horaire et la charge mentale.
- Densité : plus d’actes par heure, sans temps morts de salle d’attente.
- Coûts : pas de surface supplémentaire, peu de consommables.
- Plafond : à intégrer dans le calcul pour rester dans les clous des 20 %.
- Mix d’activité : la téléconsultation complète le présentiel, elle ne le remplace pas.
« La téléconsultation est rentable quand elle s’inscrit dans une stratégie d’activité réfléchie, pas quand elle est subie. C’est tout l’enjeu d’un tableau de bord à jour. »

Faire de la téléconsultation un atout, pas un risque
La téléconsultation 2026 récompense les médecins qui la maîtrisent sur les trois plans : le droit, le tarif et la gestion. Cadre respecté, outils conformes, comptabilité claire : c’est ainsi qu’un acte de soin à distance devient un véritable levier d’activité.
Chez Extencia, nous accompagnons les professionnels de santé depuis des décennies, avec une expertise dédiée aux professions libérales et un ancrage local à Lyon, Bordeaux, Toulouse ou Anglet. Fidèles à notre signature, « entrepreneurs au service des entrepreneurs », nous traduisons la réglementation en décisions concrètes pour votre cabinet.
Anticipez les changements réglementaires et sécurisez la rentabilité de votre activité. Réservez votre diagnostic gratuit de 30 minutes.
Quel est le tarif d’une téléconsultation en 2026 ?
En 2026, la téléconsultation d’un médecin généraliste de secteur 1 (cotation TCG) reste fixée à 25 €, ce tarif étant maintenu jusqu’en 2029. À titre de comparaison, la consultation en présentiel du généraliste est passée à 30 € depuis fin 2024. Les spécialistes appliquent les tarifs de téléconsultation propres à leur spécialité, avec d’éventuels compléments pour les praticiens en secteur 2 ou hors OPTAM.
La téléconsultation est-elle remboursée par l’Assurance Maladie en 2026 ?
Oui. La téléconsultation est prise en charge à 70 % du tarif conventionné par l’Assurance Maladie, comme une consultation classique, dès lors que le parcours de soins coordonné est respecté. Le reste à charge est généralement couvert par la complémentaire santé. Le tiers payant peut s’appliquer selon la situation du patient et la plateforme utilisée.
Qu’est-ce que le plafond des 20 % de téléconsultation ?
La convention médicale limite les actes de téléconsultation à 20 % du volume d’activité globale annuelle conventionnée du médecin (40 % pour les psychiatres). Au-delà, l’Assurance Maladie peut récupérer les sommes versées pour les actes excédentaires. Les téléconsultations réalisées par le médecin traitant auprès de sa propre patientèle, ainsi que les téléexpertises, sont exclues de ce plafonnement.
Quelles conditions un patient doit-il remplir pour une téléconsultation remboursée ?
Le patient doit en principe s’inscrire dans le parcours de soins coordonné : être orienté par son médecin traitant, ou avoir consulté le médecin en présentiel au cours des douze derniers mois. Des exceptions existent : patients de moins de 16 ans, accès direct à certaines spécialités, absence de médecin traitant, urgence, résidents en EHPAD ou en établissement médico-social, et personnes détenues.
Quels outils de téléconsultation sont agréés et conformes ?
L’outil doit garantir une vidéotransmission sécurisée et chiffrée, héberger les données de santé chez un hébergeur certifié HDS, et respecter le RGPD. L’Agence du Numérique en Santé (ANS) publie une liste de solutions conformes à son référentiel d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique. Les fonctions d’ordonnance numérique et d’accès au dossier patient pendant la consultation sont fortement recommandées.
Comment déclarer les revenus de téléconsultation et sont-ils soumis à la TVA ?
Les honoraires de téléconsultation se déclarent comme les autres honoraires médicaux, dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). Les soins dispensés à distance bénéficient de la même exonération de TVA que les soins en présentiel, dès lors qu’ils concourent au diagnostic ou au traitement. Il convient simplement d’isoler ces recettes dans la comptabilité pour assurer un suivi clair.
Le matériel et l’abonnement de téléconsultation sont-ils déductibles ?
Oui. L’abonnement mensuel ou annuel à une plateforme de téléconsultation est une charge intégralement déductible, sur justificatif nominatif. Pour le matériel (caméra, écran, équipement connecté), un bien de moins de 500 € HT est passé en charge l’année d’achat, tandis qu’un bien supérieur à 500 € HT est immobilisé puis amorti, généralement sur trois ans.



