Protection Sociale & Patrimoine : la stratégie 2026 pour les praticiens de santé

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Sommaire

📑 L’article en bref

Ce guide technique 2026 s’adresse aux médecins, dentistes et pharmaciens souhaitant sécuriser leur avenir. Voici les 4 piliers à retenir :

  • Prévoyance : Le régime obligatoire est insuffisant. Optez pour une Madelin avec un barème d’invalidité exclusivement professionnel.
  • Retraite : Utilisez le PER pour défiscaliser si votre tranche marginale (TMI) dépasse 41%, et l’Assurance-vie pour la transmission.
  • Structure Juridique : Passez en SEL (SELARL ou SELAS) à l’IS pour protéger votre patrimoine personnel et piloter vos revenus.
  • Rémunération : Arbitrez chaque année entre rémunération (protection sociale) et dividendes (cash disponible), selon votre statut.

Exercer une profession libérale médicale en 2026, c’est accepter un paradoxe brutal : vous générez des revenus élevés, mais votre protection sociale obligatoire reste inversement proportionnelle à votre niveau de vie.

Le diagnostic chiffré est sans appel. Un praticien libéral qui part à la retraite aujourd’hui subit un choc de revenus violent, avec un taux de remplacement moyen estimé à 40 % de ses derniers revenus d’activité. Parallèlement, en cas d’accident de la vie, la couverture des régimes obligatoires (CARMF, CARCDSF, CARPIMKO) montre ses limites structurelles : au-delà de 3 PASS (environ 142 000 € de revenus annuels en 2026), la perte de revenus est sèche et immédiate en l’absence de couverture privée.

Pourtant, la majorité des médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens pilotent encore leur protection sociale au rétroviseur, en empilant des contrats disparates sans stratégie globale.

Cette approche passive n’est plus viable. Pour construire une véritable immunité patrimoniale, il ne suffit plus de s’assurer. Il faut structurer. Nous avons modélisé une approche articulée autour de quatre piliers fondamentaux, conçus pour fonctionner en synergie :

  1. La Prévoyance : Le bouclier indispensable pour sécuriser vos flux de trésorerie immédiats.
  2. La Retraite : La transformation fiscale de vos revenus actuels en rente future.
  3. La Structure Juridique : La forteresse (SEL, SPFPL) qui protège et optimise votre patrimoine.
  4. La Rémunération : Le moteur de votre capacité d’épargne, via l’arbitrage fin entre salaires et dividendes.

Ce dossier technique détaille les mécanismes juridiques et fiscaux pour sécuriser votre avenir.

Pilier 1 – La Prévoyance : Le “Bouclier” de vos revenus immédiats

Beaucoup de praticiens pensent être “couverts” parce qu’ils cotisent à leurs caisses obligatoires. C’est une erreur d’appréciation qui peut coûter cher. En 2026, la protection obligatoire n’est plus un filet de sécurité, c’est un socle minimaliste qu’il est impératif de renforcer.

Pourquoi le régime obligatoire (CARMF/CARCDSF) est un leurre pour les hauts revenus

Depuis la réforme de juillet 2021, un délai de carence unique de 3 jours s’applique aux professions libérales pour les indemnités journalières (IJ) versées par la CPAM (du 4ème au 90ème jour). C’est une avancée, certes, mais l’arbre qui cache la forêt.

Le véritable danger réside dans le plafonnement des revenus. La base de calcul de vos IJ est limitée à 3 PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale), soit environ 144 180 € (projection PASS 2026).

  • La réalité brutale : Si votre BNC ou votre rémunération de gérance est de 200 000 €, votre couverture obligatoire “décroche” de plus de 30 % dès le 4ème jour.
  • Le “trou d’air” du 91ème jour : Au-delà de 3 mois, la CPAM cesse de payer. C’est votre caisse de retraite (CARMF pour les médecins, CARCDSF pour les dentistes) qui prend le relais, souvent avec des montants forfaitaires déconnectés de votre train de vie réel (classe A, B ou C pour les médecins, par exemple).

Sans une couverture complémentaire ajustée au millimètre, une incapacité longue durée signifie un déclassement financier immédiat.

La solution Madelin (Art. 154 bis CGI) : Les points de vigilance techniques

Le contrat de prévoyance Madelin est l’outil de référence pour combler ce gap. Il permet de déduire vos cotisations de votre revenu professionnel imposable (BNC ou rémunération art. 62), allégeant ainsi votre pression fiscale.

Le cadre fiscal 2026 (Art. 154 bis CGI) : Le plafond de déduction fiscale pour la prévoyance est déterminé par la formule suivante :

3,75 % du revenu professionnel + 7 % du PASS (Dans la limite globale de 3 % de 8 PASS)

Cependant, signer un contrat Madelin “standard” est dangereux pour un professionnel de santé. Voici les 3 clauses techniques que votre contrat doit impérativement verrouiller :

  1. Invalidité Professionnelle vs Fonctionnelle (Le piège absolu) : La plupart des contrats standards utilisent un barème croisé (mélangeant invalidité professionnelle et impossibilité de faire les gestes du quotidien).
    • Exemple du risque : Un chirurgien perd l’usage d’un pouce. Son invalidité fonctionnelle est faible (il peut manger, s’habiller), mais son invalidité professionnelle est de 100 %. Avec un barème croisé, il risque de ne toucher aucune rente.
    • La recommandation Extencia : Exigez un contrat basé sur un barème exclusivement professionnel, qui évalue l’invalidité par rapport à VOTRE spécialité médicale précise.
  2. La prise en charge des troubles “subjectifs” (Psy et Dos) : Burn-out et pathologies dorsales sont les premières causes d’arrêt chez les libéraux. Vérifiez que votre contrat les couvre sans condition d’hospitalisation (souvent exigée dans les contrats bas de gamme pour ne pas payer).
  3. Le seuil d’intervention (Taux n/66) : Privilégiez un déclenchement de la rente partielle dès 15 % ou 16 %d’invalidité (formule T/66). Les contrats déclenchant à 33 % sont inadaptés à la finesse des gestes médicaux (une perte de capacité de 20 % peut suffire à réduire drastiquement votre activité).

L’assurance “Homme-clé” : Vital pour les associés en SEL

L’assurance homme-clé (ou assurance personne clé) est une assurance professionnelle souscrite par une entreprise pour protéger ses intérêts financiers si une personne essentielle à son fonctionnement devient temporairement ou définitivement indisponible (décès, invalidité, incapacité, etc.).

Une personne clé peut être :

  • Un dirigeant ou fondateur de l’entreprise,
  • Un associé stratégique,
  • Un salarié avec un savoir-faire, des compétences ou un rôle déterminant (par exemple un expert technique, un commercial très performant, un chef de projet indispensable, etc.).

Objectif
L’objectif principal est de préserver la pérennité de l’entreprise en compensant les pertes financières liées à l’absence de cette personne clé, par exemple :

  • Perte de chiffre d’affaires ou de rentabilité,
  • Frais de réorganisation ou de recrutement,
  • Maintien de la confiance des partenaires et des clients,
  • Remboursement des prêts ou engagements financiers.

Fonctionnement

  • Souscription par l’entreprise : c’est l’entreprise elle-même qui prend le contrat, paie les primes et est désignée bénéficiaire.
  • Déclaration de la personne clé : l’entreprise identifie la ou les personnes dont l’absence pourrait fragiliser l’activité.
  • Versement d’un capital ou d’indemnités : en cas de réalisation du risque assuré (décès, incapacité, perte d’autonomie…), l’assureur verse soit un capital forfaitaire, soit des indemnités journalières à l’entreprise. Ces sommes servent à absorber les coûts liés à l’absence, au remplacement ou à la restructuration.

Garanties possibles

  • Décès de l’homme-clé,
  • Perte totale et irréversible d’autonomie,
  • Incapacité temporaire ou permanente de travail (parfois avec versement d’indemnités journalières).

Fiscalité et obligations

  • L’assurance homme-clé n’est pas obligatoirement requise par la loi – elle est souscrite selon l’appréciation du dirigeant.
  • Les primes versées peuvent être considérées comme charges déductibles fiscalement pour l’entreprise.
  • Les indemnités reçues à la suite d’un sinistre sont généralement imposables comme résultat exceptionnel ou bénéfice imposable.

Pourquoi y recourir ?

L’assurance homme-clé est particulièrement recommandée dans les PME/TPE ou organisations fortement dépendantes de quelques individus, car la disparition soudaine d’une personne clé peut compromettre la survie même de l’entreprise.

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Pilier 2 – La Retraite : Transformer l’impôt actuel en rente future

Si la Prévoyance pare aux accidents immédiats, la Retraite est une certitude mathématique qu’il faut financer. Pour un praticien libéral, compter uniquement sur la répartition est une faute de gestion.

La stratégie 2026 consiste à utiliser votre fiscalité actuelle (souvent lourde) pour financer votre capital futur. Deux enveloppes dominent ce paysage, mais elles ne servent pas les mêmes objectifs.

Le PER (Plan d’Épargne Retraite) : Le levier fiscal des TMI élevées

Le PER a remplacé le “Madelin Retraite” en apportant une souplesse inédite (sortie en capital), mais son véritable moteur reste l’avantage fiscal à l’entrée.

Le mécanisme de levier fiscal :

Les versements volontaires sur un PER sont déductibles de votre revenu imposable (dans la limite du plafond de l’article 154 bis du CGI ou de 10% du PASS/revenu pro).

L’efficacité de ce dispositif est directement corrélée à votre Tranche Marginale d’Imposition (TMI).

  • Démonstration technique : Pour un médecin situé dans une TMI à 41 % ou 45 % :Verser 10 000 € sur un PER génère une économie d’impôt immédiate de 4 100 € ou 4 500 €.Concrètement : L’effort d’épargne réel n’est que de 5 500 €, mais c’est bien 10 000 € qui travaillent pour vous sur les marchés financiers. C’est l’État qui finance une partie de votre capitalisation.

Attention à la fiscalité de sortie (Le retour de bâton) :

C’est souvent le point mal expliqué. Lors de la sortie (à la retraite), le capital correspondant aux versements est fiscalisé à l’Impôt sur le Revenu (IR), et les gains au PFU (30 %).

  • L’arbitrage stratégique : Le pari est que votre TMI à la retraite (souvent 30 %) sera inférieure à votre TMI d’activité (41 % ou 45 %). Si ce différentiel n’existe pas, l’intérêt du PER diminue.

L’Assurance-vie : Le Couteau Suisse patrimonial et successoral

Contrairement au PER, l’assurance-vie n’offre pas d’avantage fiscal à l’entrée, mais elle est imbattable sur la liquidité et la transmission.

1. Liquidité et souplesse (L’anti-PER) :

Alors que le PER est bloqué jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé comme l’achat de la résidence principale ou l’expiration des droits chômage), l’assurance-vie reste disponible. Elle agit comme une réserve de trésorerie pour les projets à moyen terme ou les coups durs professionnels.

  • Fiscalité des retraits : Optimale après 8 ans (abattement de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple).

2. La forteresse successorale (Art. 990 I et 757 B du CGI) :

C’est ici que l’assurance-vie devient un outil de protection familiale indispensable pour le praticien.

  • Avant 70 ans (Art. 990 I du CGI) : Les sommes versées bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiairesur les droits de succession (taxation forfaitaire de 20 % au-delà, jusqu’à 700 000 €).
  • Après 70 ans (Art. 757 B du CGI) : L’abattement tombe à 30 500 € (tous bénéficiaires confondus) sur les primes versées. Notez bien : Les intérêts et plus-values générés sur ces primes sont, eux, totalement exonérés, quel que soit leur montant.

L’arbitrage stratégique 2026 : PER vs Assurance-vie

Ne choisissez pas, combinez. Voici la matrice de décision pour structurer vos flux d’épargne :

ObjectifEnveloppe PrivilégiéePourquoi ?
Gommer de l’impôt (IR)PEREfficacité maximale si TMI ≥ 41 %. Plafonnez vos versements au seuil de déductibilité fiscale annuel.
Préparer la successionAssurance-vieHors succession jusqu’à 152 500 €/bénéficiaire. Indispensable pour protéger conjoint et enfants.
Disponibilité du cashAssurance-vieL’argent reste disponible pour un investissement pro ou immo imprévu.
Achat Résidence PrincipalePERC’est le seul cas de déblocage anticipé “non-accidentel” du PER, permettant d’utiliser l’épargne défiscalisée pour un apport.
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Pilier 3 – La Structure Juridique : La Forteresse de votre patrimoine

Le choix de votre structure d’exercice ne se résume pas à une formalité administrative. C’est la pierre angulaire qui définit l’étanchéité entre vos risques professionnels et votre patrimoine personnel. En 2026, exercer en nom propre (BNC) alors que l’on dégage des capacités d’épargne importantes est souvent une hérésie de gestion.

Entreprise Individuelle (BNC) : La protection par défaut a ses limites

Depuis la loi du 14 février 2022, le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel est, par défaut, insaisissable par les créanciers professionnels.

  • Le piège de la sécurité apparente : Si la séparation est légale, elle reste perméable. En cas de faute de gestion, de manœuvres frauduleuses, ou plus couramment, lors de la souscription d’emprunts bancaires (achat de matériel médical coûteux), la banque exigera quasi-systématiquement une caution personnelle.
  • La contrainte fiscale (Le “BNC Trap”) : En BNC, vous subissez l’impôt. L’intégralité de votre bénéfice est soumise à l’Impôt sur le Revenu (IR) et aux charges sociales, que vous ayez dépensé cet argent ou non. Vous ne pouvez pas piloter votre imposition.

La Société d’Exercice Libéral (SEL) : La véritable étanchéité

Passer en SEL (SELARL ou SELAS), c’est interposer une personne morale entre vos patients/clients et votre patrimoine privé. Extencia accompagne régulièrement cette transformation pour sécuriser les praticiens.

1. La protection juridique (Le principe de l’écran)

Votre responsabilité financière est limitée au montant de vos apports (sauf faute de gestion grave). Votre patrimoine privé est juridiquement distinct du patrimoine de la société. C’est la structure la plus robuste pour exercer sereinement.

2. Le levier fiscal de l’Impôt sur les Sociétés (IS)

C’est l’argument massue. En optant pour l’IS, vous brisez la mécanique du BNC :

  • La société paie l’IS sur ses bénéfices (15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %).
  • Vous ne payez de l’IR et des charges sociales que sur la rémunération que vous vous versez réellement.
  • L’effet “Cash Box” : Les bénéfices non distribués restent dans la société. Ils sont peu taxés (IS) et peuvent être réinvestis (achat de matériel, parts de SCI, trésorerie placée) sans passer par la case “Charges Sociales + IR”.

La Stratégie Immobilière : La SCI à l’IS pour les murs du cabinet

Il est crucial de dissocier l’immobilier de l’exploitation. Ne détenez jamais les murs de votre cabinet directement dans votre structure professionnelle (SEL) ou en nom propre sans réflexion.

La recommandation Extencia : La SCI à l’Impôt sur les Sociétés.

L’acquisition des locaux professionnels via une Société Civile Immobilière (SCI) qui loue les murs à votre SEL présente un avantage comptable décisif : l’amortissement.

  • Mécanisme : En SCI à l’IS, vous pouvez amortir la valeur de construction de l’immeuble (passer une charge fictive chaque année en comptabilité).
  • Résultat : Cela écrase le résultat imposable de la SCI. Les loyers perçus sont donc très peu fiscalisés, ce qui permet à la SCI de rembourser l’emprunt plus rapidement grâce à une trésorerie nette supérieure.
  • Extencia propose une expertise spécifique pour optimiser ces montages et valider le choix du régime fiscal (Réel vs IS).
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Pilier 4 – L’Optimisation de la Rémunération : Le Moteur de votre pouvoir d’achat

Une fois votre activité passée en Société d’Exercice Libéral (SEL) soumise à l’IS, vous disposez de deux robinets pour sortir de la trésorerie : la Rémunération de gérance (ou présidence) et les Dividendes.

L’erreur classique consiste à tout miser sur l’un ou l’autre par dogmatisme. L’optimisation réelle réside dans un arbitrage annuel fin, calculé selon votre structure (SELARL ou SELAS) et vos besoins de protection sociale.

Le duel technique : Rémunération vs Dividendes

Pour piloter votre stratégie, il faut comprendre la mécanique fiscale et sociale de chaque flux. Voici la matrice de décision pour 2026 :

CritèreRémunération de Gérance / PrésidenceDividendes
Impact sur la SociétéCharge Déductible. Elle réduit le bénéfice imposable, donc baisse l’Impôt sur les Sociétés (IS).Non Déductible. Ils sont prélevés sur le bénéfice après impôt (Net d’IS).
Traitement SocialSoumise aux cotisations sociales TNS (environ 45 % du net pour un gérant majoritaire). Génère des droits (retraite, prévoyance).Variable selon la structure (voir ci-dessous). Ne génère aucun droit social (pas de trimestres retraite validés).
Traitement Fiscal (Vous)Imposée à l’IR (Barème progressif : 11%, 30%, 41%, 45%).Imposés au PFU (Flat Tax) de 30 % (12,8% IR + 17,2% Prélèvements Sociaux) ou option barème IR.

Le point de bascule : SELARL vs SELAS

C’est la distinction critique qui oriente souvent le choix de la forme juridique lors de la constitution de la société.

  1. En SELARL (Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) :La loi est stricte pour éviter l’évasion sociale. La part des dividendes qui dépasse 10 % du total [Capital Social + Primes d’émission + Comptes courants d’associés] est réintégrée dans l’assiette des cotisations sociales (env. 45 %).
    • Conséquence : Le dividende perd de son intérêt fiscal “magique” en SELARL si le capital social est faible. Il coûte aussi cher en charges que la rémunération, mais sans être déductible de l’IS !
  2. En SELAS (Société d’Exercice Libéral par Actions Simplifiée) : Les dividendes échappent aux cotisations sociales (hors CSG-CRDS), quel que soit leur montant. Ils sont taxés uniquement au PFU de 30 %.
    • Conséquence : La SELAS est l’outil roi pour les praticiens souhaitant se verser de forts dividendes, à condition d’accepter le statut de Président (assimilé-salarié), dont les charges sur salaire sont plus élevées (env. 80 % du net) que celles du gérant TNS.

La Stratégie Mixte 2026 : “Sécurité + Cash”

Ne choisissez pas une voie unique. La stratégie gagnante recommandée par Extencia repose sur un dosage précis :

  1. Le Socle “Rémunération” (Target : Protection) :Versez-vous une rémunération mensuelle calibrée pour :
    • Couvrir votre train de vie courant (crédit maison, dépenses fixes).
    • Valider vos 4 trimestres de retraite annuels.
    • Assurer une couverture Prévoyance/Retraite décente (les cotisations sont assises sur cette rémunération).
  2. Le Complément “Dividendes” (Target : Épargne & Plaisir) :En fin d’exercice, une fois le bilan établi :
    • Si vous êtes en SELAS, sortez le surplus de trésorerie en dividendes (Flat Tax 30 %) pour alimenter vos projets ou placements (Immobilier, Assurance-vie).
    • Si vous êtes en SELARL, l’arbitrage est plus complexe : il faut souvent privilégier la rémunération (déductible IS) ou réinvestir la trésorerie DANS la société (Holding SPFPL, achat immobilier) plutôt que de la sortir.
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Votre Plan d’Action : La Feuille de Route 2026

Ne laissez pas ce guide rester lettre morte. Voici les 4 étapes concrètes pour sécuriser votre situation dès ce mois-ci :

1. L’Audit Flash (Immédiat)

  • Ressortez vos contrats de prévoyance : Vérifiez la clause d’invalidité. Est-elle exclusivement professionnelle ? Si non, votre couverture est un pari risqué.
  • Analysez votre Taux Marginal d’Imposition (TMI) : Êtes-vous à 30 %, 41 % ou 45 % ? C’est ce chiffre qui dicte l’intérêt d’ouvrir un PER cette année.

2. La Consolidation des Fondations (Mois 1)

  • Mettez à jour la Prévoyance : Ajustez les garanties à vos revenus réels 2025/2026.
  • Questionnez votre statut juridique : Si vous êtes encore en BNC avec un fort résultat (> 80-100 k€), lancez une étude comparative BNC vs SELARL/SELAS avec un expert-comptable spécialisé. C’est souvent le levier de gain le plus puissant. 

3. L’Activation des Leviers Fiscaux (Avant la fin de l’exercice)

  • Arbitrage Rémunération / Dividendes : Définissez le mix optimal avec votre expert-comptable pour payer le juste impôt tout en validant vos droits sociaux.
  • Stratégie Retraite : Saturez vos plafonds de déductibilité PER si votre trésorerie le permet, pour réduire votre IR l’année suivante.

4. La Protection Patrimoniale (Long terme)

  • Immobilier Pro : Si vous achetez vos murs, constituez une SCI à l’IS pour dissocier le risque et amortir le bien. 
  • Transmission : Ouvrez des assurances-vie pour prendre date fiscale (les 8 ans), même avec le minimum.
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Passez de la gestion subie au pilotage choisi

Être professionnel de santé en 2026 exige une double compétence : l’excellence médicale au cabinet et la lucidité stratégique dans la gestion. Le temps où l’on pouvait se contenter de payer ses charges sans se poser de questions est révolu. Les pressions fiscales et sociales sont trop fortes, et les carences des régimes obligatoires trop béantes.

La bonne nouvelle ? Vous avez les leviers en main. En structurant intelligemment votre Protection Sociale et votre Patrimoine, vous ne faites pas que payer moins d’impôts. Vous achetez votre sérénité pour vous consacrer à ce qui compte vraiment : vos patients et votre vie personnelle.

Chez Extencia, nous accompagnons depuis plus de 40 ans les professions médicales et les pharmacies. Nous ne sommes pas seulement des comptables, nous sommes les architectes de votre patrimoine professionnel et personnel.

Ne laissez pas de zones d’ombre dans votre protection. Prévoyance inadaptée, statut juridique obsolète, fiscalité trop lourde ? Ne restez pas dans le doute. Nos experts spécialisés “Professions Libérales” vous offrent un diagnostic flash de votre situation.

Je demande mon audit protection sociale & patrimoine

FAQ (Questions Fréquentes)

1. Quelle est la différence majeure entre un contrat Madelin et un PER ? Le contrat Madelin (désormais fermé à la commercialisation pour la retraite, remplacé par le PER) ne permettait qu’une sortie en rente. Le PER (Plan d’Épargne Retraite) offre les mêmes avantages fiscaux à l’entrée (déductibilité) mais permet une sortie en capital (en une fois ou fractionnée) à la retraite, ou de manière anticipée pour l’achat de la résidence principale.

2. Pourquoi choisir une SELAS plutôt qu’une SELARL en 2026 ? La SELAS est souvent privilégiée par les praticiens souhaitant se verser des dividendes importants. Contrairement à la SELARL, les dividendes en SELAS ne sont pas assujettis aux cotisations sociales (env. 45%), mais uniquement à la Flat Tax (30% prélèvements sociaux inclus). En revanche, le statut de Président de SELAS est plus coûteux en charges sociales sur la rémunération mensuelle.

3. Le passage en société (SEL) protège-t-il vraiment mon patrimoine personnel ? Oui, beaucoup mieux que l’Entreprise Individuelle. En SEL, votre responsabilité financière est limitée au montant de vos apports (sauf faute de gestion grave ou caution personnelle). Vos créanciers professionnels ne peuvent pas saisir vos biens personnels, créant une véritable “étanchéité” patrimoniale.

4. Qu’est-ce que l’assurance “Homme-clé” pour un médecin associé ? C’est une assurance souscrite par la société (et non le praticien) pour se protéger de l’absence d’un associé (décès, invalidité). Elle verse un capital à la société pour couvrir les frais fixes (loyer, salaires du personnel) et la perte de chiffre d’affaires, évitant ainsi la faillite du cabinet médical.

5. Pourquoi faut-il une clause d’invalidité “professionnelle” ? C’est vital. Une clause “fonctionnelle” ou “croisée” évalue votre incapacité à effectuer les gestes de la vie courante. Un chirurgien qui perd un pouce peut vivre normalement (0% invalidité fonctionnelle) mais ne peut plus opérer (100% invalidité pro). Seule la clause professionnelle vous indemnisera dans ce cas.

6. Est-il intéressant de mettre les murs de mon cabinet dans une SCI à l’IS ? Souvent, oui. La SCI à l’Impôt sur les Sociétés (IS) permet d’amortir la construction de l’immeuble, ce qui réduit considérablement le bénéfice imposable de la SCI. Cela permet de rembourser l’emprunt avec une fiscalité très douce, contrairement à la SCI à l’IR (Revenus Fonciers) qui est lourdement taxée.

7. Quand dois-je réaliser l’arbitrage Rémunération / Dividendes ? Cet arbitrage se calcule idéalement deux fois par an : une première estimation en début d’exercice pour fixer la rémunération mensuelle, et un ajustement précis avant la clôture du bilan (avec votre expert-comptable Extencia) pour décider du montant des dividendes en fonction du résultat définitif et de votre TMI.

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