Médecins : Pourquoi votre BNC vous coûte trop cher (et comment la SELARL et la SPFPL peuvent tout changer)

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Sommaire

L’article en bref : Ce qu’il faut retenir

Pour les médecins libéraux, l’optimisation fiscale est un levier de patrimoine indispensable face à une pression fiscale élevée.

  • Niveau 1 (BNC) : Ne négligez aucune déduction (frais réels, formation) et utilisez les leviers retraite (Madelin/PER) et épargne salariale.
  • Niveau 2 (SELARL) : Le passage en société crée un “pare-feu” qui limite l’imposition personnelle à la rémunération prélevée, laissant le reste investi à 15% (IS).
  • Niveau 3 (SPFPL) : La Holding permet de faire remonter la trésorerie excédentaire quasi sans impôt (régime mère-fille) pour réinvestir dans l’immobilier ou la retraite.
  • Vigilance : Attention à la nouvelle doctrine fiscale sur la rémunération des gérants et à l’abus de droit. Un accompagnement expert est vital.

Le conseil Extencia : N’attendez pas la fin de l’année. Une stratégie se construit dès maintenant pour porter ses fruits en 2026.

Vous avez parfois l’impression de passer plus de temps à travailler pour l’administration fiscale que pour vous-même ? Ce sentiment de dépossession est le mal chronique du médecin libéral en France.

Vous enchaînez les consultations, les gardes et les responsabilités, mais à la fin de l’année, le constat est souvent amer : une Tranche Marginale d’Imposition (TMI) à 41 %, voire 45 %, couplée à des charges sociales qui grignotent le reste.

Pourtant, ce n’est pas une fatalité. C’est un problème de structure.

Alors que l’année 2026 approche et que certaines fenêtres fiscales se referment (notamment l’amortissement fiscal du fonds libéral qui touche à sa fin), l’écart se creuse entre ceux qui subissent leur BNC et ceux qui pilotent leur fiscalité. D’un côté, une imposition personnelle lourde et immédiate. De l’autre, l’Impôt sur les Sociétés (IS), plafonné à 15 %(jusqu’à 42 500 € de bénéfice) ou 25 %.

Chez Extencia, nous accompagnons les professions médicales au quotidien. Nous savons que votre temps est précieux et que la phobie administrative est réelle. Ce guide est conçu pour vous donner les clés d’une optimisation fiscale médecin réussie, étape par étape, sans jargon inutile.

Portrait d'un médecin serein et confiant, libéré des contraintes fiscales grâce à un bon accompagnement.

Niveau 1 – Les fondamentaux : Optimiser son BNC sans tout changer

Avant d’envisager des montages complexes, avez-vous vraiment épuisé toutes les solutions simples ? Beaucoup de praticiens, par manque de temps ou de conseil, passent à côté de déductions évidentes qui, mises bout à bout, représentent des milliers d’euros d’économie.

C’est l’étape indispensable pour réduire les impôts pour la plupart des médecins sans bouleverser votre structure juridique actuelle.

La chasse aux dépenses déductibles oubliées

En régime de la déclaration contrôlée (2035), la règle est stricte mais offre des marges de manœuvre : toutes les dépenses nécessitées par l’exercice de la profession sont déductibles.

Pourtant, par peur du redressement ou simple oubli, vous en laissez souvent de côté :

  • Les frais de déplacement : Ne vous limitez pas au forfait kilométrique si vos frais réels (amortissement du véhicule, assurance, entretien) sont supérieurs. Le calcul doit être fait chaque année.
  • Les frais de formation et de congrès : Ils sont 100 % déductibles (transport, hôtel, repas). C’est le moment de vous former, l’État finance indirectement une partie de votre montée en compétence.
  • Le petit matériel et les abonnements : De la blouse à l’abonnement internet, en passant par votre téléphone pro/perso (au prorata), tout compte.

Le conseil Extencia : Ne jetez rien. Avec les outils numériques que nous mettons en place, comme la dématérialisation des justificatifs, prendre une photo de votre note de restaurant ou de péage suffit pour l’intégrer en comptabilité. Fini la boîte à chaussures remplie de tickets perdus.

Le levier social et retraite : Sécuriser l’avenir en défiscalisant

L’incertitude sur le niveau de vie à la retraite est une angoisse majeure pour les libéraux. La bonne nouvelle ? L’État vous incite fiscalement à constituer votre propre capital.

  • Le PER (Plan Épargne Retraite) & Madelin : Ces cotisations sont déductibles de votre bénéfice imposable. Vous réduisez votre impôt sur le revenu aujourd’hui tout en vous constituant un capital pour demain.
  • La Prévoyance : Indispensable pour protéger vos revenus en cas d’arrêt maladie (les carences des caisses obligatoires sont souvent longues). Les primes versées sont également déductibles (dans les limites fiscales).

Attention cependant au plafond de déductibilité : un audit rapide permet de savoir si vous saturez vos plafonds ou si vous avez encore de la marge pour faire baisser votre BNC.

L’emploi du conjoint et l’épargne salariale

Si vous employez un salarié (secrétaire médicale, assistant) ou votre conjoint, vous débloquez l’accès à l’épargne salariale (PEE / PERCO). C’est l’un des outils les plus puissants de la fiscalité médecin libéral.

Pourquoi ? Parce que l’abondement (la somme versée par l’entreprise en complément de l’épargne du salarié) est :

  1. Déductible du résultat de votre cabinet.
  2. Exonéré de charges sociales (hors CSG/CRDS et forfait social éventuel).
  3. Non imposable pour le bénéficiaire (si bloqué 5 ans).

C’est un moyen extrêmement efficace de sortir de la trésorerie du cabinet avec une friction fiscale quasi nulle.

Envie de vérifier si votre BNC est optimisé à 100 % ? Chez Extencia, nous analysons vos postes de dépenses pour identifier les économies immédiates. Contactez-nous pour un diagnostic rapide.

Médecin consultant un tableau de bord fiscal sur tablette, illustrant le pilotage de l'activité libérale.

Niveau 2 – Le changement de dimension : Passer du BNC à la SELARL

Si vous avez l’impression de saturer vos capacités d’épargne et que votre impôt sur le revenu atteint des sommets malgré vos efforts (Madelin, frais réels…), c’est que vous avez atteint le plafond de verre de l’entreprise individuelle.

Le problème du statut BNC classique est mécanique : vous êtes taxé sur l’intégralité de votre bénéfice, que vous ayez besoin de cet argent pour vivre ou non. L’administration fiscale ne fait aucune distinction entre votre trésorerie professionnelle et votre revenu personnel.

C’est ici qu’intervient le passage en SELARL (Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) ou SELAS. Ce n’est pas seulement un changement d’acronyme, c’est la création d’un pare-feu fiscal.

Le principe du “Pare-feu” : Maîtriser son assiette imposable

En passant en société, vous créez une personne morale distincte de vous. Cela change tout :

  1. Vous décidez de votre rémunération : Vous ne vous versez que ce dont vous avez besoin pour votre train de vie.
  2. L’Impôt sur le Revenu (IR) ne frappe que cette rémunération : Le reste du bénéfice reste dans la société.
  3. Le surplus est taxé à l’Impôt sur les Sociétés (IS) : Le taux est de 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, et de 25 % au-delà.

Comparatif BNC vs SELARL : L’effet de levier Imaginons un bénéfice de 150 000 €, et un besoin de train de vie de 80 000 €.

  • En BNC : Vous payez l’IR et les charges sociales sur les 150 000 €. C’est le prix fort.
  • En SELARL : Vous payez l’IR et les charges sociales sur les 80 000 € versés. Les 70 000 € restants sont taxés à l’IS (taux réduit).

Résultat : vous reportez l’imposition personnelle et laissez la trésorerie travailler pour l’entreprise (investissement, achat de matériel, trésorerie de sécurité).

Stratégie 2026 : Pourquoi le passage en société reste incontournable

Vous avez peut-être entendu parler de la fin de l’amortissement du fonds libéral au 31 décembre 2025. C’était une opportunité fiscale exceptionnelle, mais sa disparition ne rend pas la SELARL obsolète pour autant. Au contraire.

Dans un contexte économique incertain, la SELARL devient un outil de protection patrimoniale. En BNC, votre patrimoine personnel et professionnel sont souvent poreux. En société, ils sont cloisonnés.

De plus, même sans l’amortissement du fonds, la capacité d’arbitrage entre rémunération (taxée aux charges sociales TNS) et dividendes (attention à la Flat Tax et aux charges sociales sur dividendes en SELARL) offre une flexibilité que le BNC n’aura jamais. Extencia vous aide à déterminer le mix idéal Rémunération/Dividendes chaque année pour optimiser votre pression fiscale.

Ce que cela change pour votre quotidien

Passer en SEL demande une rigueur nouvelle (comptabilité d’engagement, statuts, assemblée générale annuelle). C’est souvent la lourdeur de la transition qui freine les praticiens.

Cependant, avec un accompagnement expert, cette complexité est absorbée par votre cabinet comptable.

  • Transformation juridique : Nous gérons la rédaction des statuts, le commissariat aux apports si nécessaire, et les formalités.
  • Pilotage : Vous passez d’une simple comptabilité de trésorerie à un véritable pilotage d’entreprise, avec une vision claire sur vos capacités d’investissement.
Illustration conceptuelle de la gestion administrative, symbolisant le choix entre BNC et société.

Niveau 3 – La stratégie d’Empire : La Holding (SPFPL)

Si votre SELARL génère régulièrement des excédents de trésorerie importants (plus de 30 000 € ou 40 000 € par an une fois votre train de vie et vos impôts payés), vous êtes le candidat idéal pour la SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales).

C’est l’outil ultime pour transformer votre réussite médicale en patrimoine durable.

La SPFPL pour démultiplier votre patrimoine

Le principe est de ne pas détenir les parts de votre société d’exercice (SEL) en direct, mais via une société holding (SPFPL) qui les contrôle.

Pourquoi faire cet effort juridique ? Pour le régime fiscal “Mère-Fille”. Lorsque votre SEL réalise des bénéfices, au lieu de vous les verser en dividendes (et de subir la Flat Tax de 30 % ou le barème progressif + charges sociales), elle les verse à la SPFPL. Grâce au régime mère-fille, 95 % de ces dividendes remontent dans la holding sans frottement fiscal.

Exemple chiffré : Vous souhaitez sortir 100 000 € de réserves de votre SEL pour investir.

  • En direct (Physique) : Après Flat Tax (30 %), il vous reste 70 000 € net à investir.
  • Via SPFPL (Holding) : Après l’impôt résiduel sur la quote-part de frais et charges (5 %), la holding dispose de 98 750 € à investir. Différence : + 28 750 € de capacité d’investissement immédiate. Sur 10 ans, l’écart de capitalisation est colossal.

Réinvestir sans passer par la case impôt

La SPFPL devient votre “Cash Box”. Cet argent, quasiment brut d’impôt, peut être utilisé pour :

  1. Rembourser la dette d’acquisition : Si vous avez acheté des parts de cabinet via un emprunt (LBO), c’est la holding qui rembourse la banque avec les dividendes de la SEL.
  2. L’immobilier professionnel : La SPFPL peut investir dans une SCI pour acquérir vos murs professionnels.
  3. La diversification : rachat de parts de confrères, …

Extencia accompagne de nombreux professionnels de santé dans la structuration de ces groupes (SEL + SPFPL + SCI) pour assurer une cohérence juridique et fiscale parfaite.

Poignée de main entre un professionnel de santé et un expert-comptable Extencia, signe de partenariat de confiance.

Les points de vigilance Extencia : La technicité avant tout

L’optimisation fiscale n’est pas un jeu sans règles. L’administration fiscale surveille de près les montages des professions libérales. En 2024 et 2025, la doctrine évolue et la vigilance est de mise.

Ne faites pas ça seul : Le risque de l’abus de droit

Créer une SEL ou une SPFPL uniquement pour payer moins d’impôts, sans justification économique ou sans réalité opérationnelle (coquille vide), vous expose à la procédure de l’abus de droit fiscal.

Votre montage doit être justifié : regroupement de moyens, protection du patrimoine, préparation de la transmission, investissement. Chez Extencia, nous validons systématiquement la substance économique de vos opérations. Notre pôle juridique rédige les actes (statuts, pactes d’associés, conventions de trésorerie) pour blinder juridiquement votre structure face à un éventuel contrôle.

Le coût de l’inaction est le seul impôt qu’on ne peut pas récupérer

Vous l’avez compris : rester passif face à sa fiscalité, c’est accepter de travailler plusieurs mois par an pour rien.

Que vous soyez généraliste en début de carrière ou chirurgien confirmé, les leviers existent. Du simple toilettage de vos frais déductibles en BNC jusqu’à l’architecture patrimoniale puissante de la SPFPL, chaque étape doit servir un but unique : vous redonner la maîtrise du fruit de votre travail.

La complexité fiscale ne doit pas être un frein, mais un outil. En 2026, la différence se fera entre ceux qui subissent leur résultat et ceux qui le pilotent. Chez Extencia, nous transformons cette complexité en sérénité.

Rejoignez les centaines de professionnels de santé qui nous font confiance. Avec plus de 40 ans d’expertise et d’accompagnement auprès des professions libérales et médicales, Extencia maîtrise les spécificités de votre métier (BNC, CARMF, SEL). Bénéficiez d’une consultation avec l’un de nos experts-comptables.

FAQ – Vos questions fréquentes

1. Le passage en SELARL est-il intéressant pour tous les médecins ? Non. Si vous consommez l’intégralité de vos revenus pour vivre, le BNC reste souvent plus simple et moins coûteux. La SELARL devient pertinente dès que vous avez une capacité d’épargne professionnelle significative (généralement > 30 000 €/an).

2. Qu’est-ce que l’amortissement du fonds libéral et est-il trop tard ? C’est un dispositif permettant à la société d’amortir la valeur de la patientèle achetée, réduisant ainsi l’IS. Ce dispositif fiscal avantageux prend fin le 31 décembre 2025. Il est urgent de consulter pour voir si une opération est encore possible.

3. Vais-je perdre en retraite en passant en SELARL ? Non, si le montage est bien fait. En SELARL, vous restez TNS (Travailleur Non Salarié) et cotisez à la CARMF. Cependant, en pilotant votre rémunération à la baisse pour payer moins d’impôts, vous cotisez moins. Il faut compenser par de la capitalisation (PER, Assurance Vie) financée par les économies d’impôts.

4. Quelle est la différence entre SELARL et SELAS ? La différence majeure est le statut social du dirigeant. En SELARL, vous êtes TNS (charges sociales ~45% du net). En SELAS, vous êtes Assimilé Salarié (charges ~80% du net, mais meilleure protection et pas de RSI/SSI). Le choix dépend de votre situation.

5. Puis-je employer mon conjoint pour réduire mes impôts ? Oui. Le salaire du conjoint est déductible du résultat (sous conditions de travail effectif). Cela permet aussi de lui ouvrir des droits à la retraite et de bénéficier ensemble de l’épargne salariale (PEE) défiscalisée.

6. Combien coûte la mise en place d’une SPFPL ? C’est un montage juridique complexe (apport de titres, traité de fusion ou création pure) qui nécessite des honoraires d’avocats et d’experts-comptables. Cependant, le retour sur investissement fiscal est souvent atteint dès la première ou deuxième année.

7. Comment Extencia m’accompagne-t-il concrètement ? Nous réalisons d’abord un audit de votre situation actuelle (BNC). Ensuite, nous simulons les gains d’un passage en société. Enfin, notre service juridique rédige les statuts et gère toutes les formalités, pendant que nos équipes comptables assurent le suivi quotidien.

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