Cumul emploi-retraite 2027 : ce que vont perdre les libéraux

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Sommaire

⏱️ Temps de lecture : 12 minutes

Mis à jour en octobre 2026

🔍 L’article en bref

  • Qui est visé : tout assuré dont la première pension de base prend effet à compter du 1er janvier 2027 (article 102 de la LFSS 2026).
  • Avant l’âge légal : chaque euro de revenu d’activité réduit la pension d’un euro.
  • De l’âge légal à 67 ans : au-delà d’un seuil (pressenti à 7 000 € bruts par an, décret non paru), la pension baisse de la moitié du dépassement, sans nouveaux droits.
  • À partir de 67 ans : cumul libre et nouveaux droits à une seconde pension.
  • Ordre de grandeur : un médecin qui garde 50 000 € de revenus perdrait 21 500 € de pension par an (exemple calculé sur le seuil pressenti).
  • Calendrier : la date d’effet du 1er octobre 2026 est passée pour la plupart des caisses libérales ; la Cipav (sous condition) et le régime général permettent encore un départ au 1er décembre 2026, demande à déposer avant le 30 novembre.
  • Leviers en 2027 : calibrer son activité, retraite progressive, attendre 67 ans, organiser la cession de sa patientèle ou de sa clientèle.

Près de 1 850 médecins devraient liquider leur retraite à l’échéance d’octobre 2026, contre 800 à 850 en temps normal. Le chiffre vient de la CARMF, relayé fin août par Le Quotidien du Médecin. La caisse elle-même parle de surprise. La cause tient en une ligne de loi : la réforme du cumul emploi-retraite 2027.

Pour les professions libérales qui comptaient continuer à exercer après leur départ, la question est simple : combien vais-je perdre ? La réponse courte est sévère. Si votre première pension de base démarre en 2027, chaque euro gagné au-delà d’environ 7 000 € par an vous coûtera 50 centimes de pension, jusqu’à 67 ans, sans ouvrir aucun droit nouveau.

Concrètement, un médecin qui touche 36 000 € de pension et garde 50 000 € de revenus perdrait 21 500 € par an. Quelques portes restent ouvertes jusqu’au 1er décembre 2026, d’autres leviers jouent ensuite. Simulations, calendrier et stratégies : voici ce que tout libéral proche de la retraite doit trancher, pour certains avant le 30 novembre.

Cumul emploi-retraite 2027 : ce que change l’article 102

La loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 réécrit entièrement le dispositif. Son article 102, publié sur Légifrance, remplace l’ancien critère du taux plein par un critère unique : l’âge du retraité.

Qui est concerné ?

La réforme vise les assurés qui entrent en jouissance de leur première pension de base à compter du 1er janvier 2027. Tous régimes de base confondus : régime général, Cnavpl, MSA, fonction publique.

Ceux qui sont déjà retraités, ou dont une pension de base prend effet au plus tard le 1er décembre 2026, conservent les règles actuelles. C’est la lettre de l’article 102, et l’Assurance retraite le rappelle dans sa note du 24 septembre 2026 pour les départs antérieurs au 1er janvier 2027.

💡 Le savoir-clé : c’est la date d’effet de votre toute première pension de base qui compte, pas celle de votre pension libérale. L’article 102 vise la « première pension de vieillesse de base » : selon cette lecture, partagée par la Cavec, une pension du régime général prenant effet au plus tard le 1er décembre 2026 vous placerait sous les anciennes règles. Aucun décret ne l’a encore confirmé.

Trois âges, trois régimes de cumul

Âge à la reprise ou poursuite d’activitéRègle à partir du 1er janvier 2027Nouveaux droits retraite ?
Avant l’âge légal (carrière longue, invalidité…)Pension réduite à due concurrence des revenus : 1 € gagné = 1 € de pension en moinsNon
De l’âge légal à 67 ansRevenus jusqu’au seuil : aucune réduction. Au-delà : pension réduite de 50 % du dépassementNon
À partir de 67 ansCumul intégral, sans plafondOui (seconde pension)

L’âge légal n’est plus 64 ans pour les prochains départs. Avec la suspension de la réforme de 2023, il est figé à 62 ans et 9 mois pour les assurés nés entre 1963 et mars 1965, puis 63 ans pour ceux nés d’avril à décembre 1965, selon Service-Public.fr. La zone de cumul réduit s’étend donc sur environ quatre ans et trois mois.

Le seuil de 7 000 € : toujours pas de décret

⚠️ Point de vigilance : au 1er octobre 2026, le décret fixant le seuil n’est pas paru. L’Assurance retraite indique qu’il « pourrait être de 7 000 € bruts par an » et attend sa publication avant fin 2026 (la CNBF évoquait une parution en octobre). Toutes les simulations ci-dessous reposent sur ce montant pressenti.

Le décret devra aussi préciser l’assiette exacte des revenus retenus et la répartition de la réduction entre vos différentes pensions. Un simulateur officiel est annoncé pour le premier trimestre 2027. La Cavec a publié le 22 septembre 2026 sa propre lecture de la réforme pour les experts-comptables, sur la même base.

Vous partez en 2027 et comptez continuer à exercer ? Réservez votre consultation gratuite pour chiffrer votre situation.

Simulations : combien vont perdre les libéraux ?

Kinésithérapeute libérale simulant la réduction de sa pension en cumul emploi-retraite

La mécanique se résume à une formule : réduction annuelle = (revenus d’activité − 7 000 €) ÷ 2, dans la limite de la pension. Nous l’avons appliquée à trois exemples types de professionnels libéraux partant en 2027 à l’âge légal. Les montants de pension et de revenus sont des hypothèses rondes, pas des cas réels. Nous appliquons la réduction à la pension totale (base et complémentaire) : le décret dira si elle porte sur toutes les pensions ou seulement sur certaines.

Profil 1 — Le médecin qui lève le pied

Prenons un médecin généraliste, affilié à la CARMF, dont la pension totale atteint 36 000 € bruts par an. Il réduit son activité mais garde 50 000 € de revenus annuels.

  • Dépassement du seuil : 50 000 − 7 000 = 43 000 €.
  • Réduction de pension : 43 000 ÷ 2 = 21 500 € par an.
  • Pension réellement versée : 14 500 € au lieu de 36 000 €.
  • Sur quatre ans jusqu’à 67 ans : 86 000 € de pension en moins, et des cotisations qui n’ouvrent aucun droit.

Le même raisonnement vaut pour un chirurgien-dentiste affilié à la CARCDSF. Pour approfondir les règles propres aux médecins, relisez notre article consacré aux règles du cumul emploi-retraite applicables aux médecins partis en 2026.

Profil 2 — La kinésithérapeute qui fait des remplacements

Prenons une masseur-kinésithérapeute affiliée à la Carpimko, avec 20 000 € de pension annuelle. Elle assure quelques remplacements pour 25 000 € de revenus par an.

  • Dépassement : 25 000 − 7 000 = 18 000 €.
  • Réduction : 9 000 € par an, soit 45 % de sa pension.
  • Pension versée : 11 000 € par an.

Profil 3 — Le consultant Cipav qui garde ses clients

Prenons un consultant affilié à la Cipav, avec 14 000 € de pension. Il conserve deux clients historiques et facture l’équivalent de 40 000 € de revenus par an.

  • Dépassement : 40 000 − 7 000 = 33 000 €.
  • Réduction théorique : 16 500 €, supérieure à sa pension.
  • Pension versée : 0 €. Elle est entièrement suspendue tant qu’il exerce à ce niveau.
Exemple (hypothèses)Pension annuelleRevenus d’activitéRéduction annuellePension verséePerte de l’âge légal à 67 ans*
Médecin / dentiste36 000 €50 000 €21 500 €14 500 €≈ 86 000 €
Kinésithérapeute20 000 €25 000 €9 000 €11 000 €≈ 36 000 €
Consultant Cipav14 000 €40 000 €14 000 € (plafonnée)0 €≈ 56 000 €

*Sur quatre années pleines, montants bruts, seuil pressenti de 7 000 €, hors revalorisation des pensions, impôt et prélèvements sociaux.

Le seuil où la pension disparaît

📊 7 000 € + 2 fois la pension : c’est le niveau de revenus à partir duquel la pension est entièrement suspendue. Soit 79 000 € pour une pension de 36 000 €, 47 000 € pour 20 000 €, 35 000 € pour 14 000 €.

Au-delà du seuil, chaque euro supplémentaire subit donc une « taxe » implicite de 50 %, qui s’ajoute à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales. Celles-ci restent dues, mais n’améliorent plus votre retraite avant 67 ans.

Vous voulez savoir où se situe votre propre seuil ? Échangez avec un expert Extencia.

Calendrier : le 1er octobre est passé, ce qui reste ouvert

Calendrier et dossier de demande de retraite avant la date limite du cumul emploi-retraite

Pour échapper à la réforme, il faut qu’une pension de base prenne effet avant le 1er janvier 2027. Or les caisses libérales n’ouvrent pas toutes les mêmes dates d’effet.

Pourquoi le 1er octobre a fermé la porte dans la plupart des caisses

Hors Cipav, une pension libérale de base prend effet au premier jour d’un trimestre civil suivant la demande : 1er janvier, 1er avril, 1er juillet ou 1er octobre. La dernière date d’effet possible avant 2027 était donc le 1er octobre 2026. C’est elle qui explique l’afflux de demandes à la CARMF.

RégimeRègle de date d’effetDernière date d’effet avant la réformeStatut au 1er octobre 2026
Sections Cnavpl hors Cipav (CARMF, CARCDSF, Carpimko, Cavec, CAVP…)1er jour d’un trimestre civil1er octobre 2026Fermé
Cipav1er jour du mois suivant la réception de la demande (si aucune autre affiliation libérale)1er décembre 2026Ouvert jusqu’à fin novembre
Régime général (Cnav), si vous avez des trimestres salariés1er jour d’un mois, après dépôt de la demande1er décembre 2026Ouvert jusqu’à fin novembre

Avocats : vérifiez la règle de date d’effet auprès de la CNBF.

Cipav : la dernière fenêtre au 1er décembre

Les architectes, ingénieurs-conseils, consultants, ostéopathes, psychologues et autres affiliés de la Cipav bénéficient d’une date d’effet mensuelle, à condition de n’avoir jamais cotisé à une autre caisse libérale. Sinon, la règle du trimestre civil s’applique : vérifiez votre cas auprès de la Cipav. Une demande reçue en novembre peut encore produire une pension au 1er décembre 2026. Le délai est très court : n’attendez pas la dernière semaine.

Polypensionnés : la pension du régime général comme clé

Beaucoup de libéraux ont été salariés en début de carrière : internat, collaboration salariée, poste en clinique ou en cabinet. Si vous avez atteint l’âge légal, liquider cette petite pension du régime général au 1er décembre 2026 fait de 2026 l’année de votre première pension de base. C’est notamment la lecture que fait la Cavec de l’article 102.

⚠️ Point de vigilance : liquider la pension Cnav avant le taux plein entraîne une décote définitive sur celle-ci, et une pension liquidée ne se « reprend » pas. Autre effet méconnu : depuis 2015, la liquidation d’une première pension de base fige vos droits dans tous les régimes de base. Vos cotisations libérales ultérieures n’amélioreront donc plus votre pension libérale de base. Enfin, sous les anciennes règles, le cumul intégral suppose le taux plein et la liquidation de toutes vos pensions ; sinon, le cumul reste plafonné. Faites confirmer par écrit par vos caisses que cette liquidation vous maintient sous les anciennes règles avant de signer.

Votre check-list avant le 30 novembre 2026 :

  • Relevé de carrière : téléchargez-le sur info-retraite.fr et repérez vos trimestres hors régime libéral.
  • Âge légal : vérifiez que vous l’aurez atteint à la date d’effet visée.
  • Demande en ligne : déposez-la dès maintenant, sans attendre un rendez-vous.
  • Simulation : chiffrez la décote éventuelle face au gain de cumul attendu.
  • Trace écrite : conservez l’accusé de réception daté de chaque demande.

La fenêtre se referme fin novembre. Réservez votre consultation gratuite cette semaine.

Liquider en 2027 : comment limiter la perte du cumul emploi-retraite

Consultant libéral arbitrant son niveau d'activité face au plafond du cumul emploi-retraite

Si aucune porte de 2026 ne vous concerne, la perte n’est pas une fatalité. Elle dépend du niveau d’activité conservé et du moment où vous liquidez.

Calibrer son activité sous le seuil

Jusqu’au seuil, vous cumulez sans perte. Un médecin qui assure quelques gardes, un consultant qui garde une mission ponctuelle ou une kiné qui fait un remplacement l’été peuvent rester sous ce montant. Au-dessus, mieux vaut comparer précisément le revenu net conservé avec la pension sacrifiée.

✅ Bonne pratique : raisonnez en revenu disponible, pas en chiffre d’affaires. Après impôt, cotisations et réduction de 50 % de la pension, il ne reste souvent qu’une faible part de chaque euro gagné au-delà du seuil.

Repousser la liquidation ou passer par la retraite progressive

Continuer à exercer sans liquider reste possible. Vos cotisations continuent alors de produire des droits et, au taux plein, une surcote peut s’appliquer selon votre caisse. La retraite progressive, ouverte aux libéraux, est accessible dès 60 ans depuis le 1er septembre 2025 avec 150 trimestres validés.

OptionPour quiEffet sur la pensionLimite
Activité sous le seuil (≈ 7 000 €)Activité résiduelle, gardes, remplacements ponctuelsPension intactePas de nouveaux droits
Activité au-dessus du seuilEnvie de continuer à un niveau significatifRéduction de 50 % du dépassementCoût élevé, voire suspension totale
Retraite progressiveDès 60 ans, 150 trimestres, activité réduiteFraction de pension + droits qui continuentActivité libérale exclusive, revenu N-2 d’au moins 40 % du Smic, réduction d’activité selon la caisse
Liquider à 67 ansActivité soutenue jusqu’au boutCumul libre et seconde pensionPas de pension avant 67 ans

Attendre 67 ans pour cumuler sans limite

À 67 ans, le cumul redevient intégral et les cotisations ouvrent droit à une seconde pension. Pour ceux qui veulent garder une activité soutenue, liquider à 67 ans peut coûter moins cher que de subir la réduction pendant quatre ans. Le calcul dépend de votre caisse, de votre durée d’assurance et de vos revenus.

Nos experts comparent ces scénarios sur vos chiffres réels. Contactez votre expert local.

Céder sa patientèle ou sa clientèle : l’autre levier

Médecin cédant sa patientèle à son successeur avant son départ à la retraite

La réforme change aussi le calcul de la transmission. Garder une activité partielle rapporte moins ; organiser une cession propre devient plus attractif. Nos équipes Extencia Finance accompagnent ce type d’opération, de la valorisation à la signature.

L’exonération des plus-values en cas de départ à la retraite

L’article 151 septies A du CGI exonère d’impôt sur le revenu les plus-values professionnelles réalisées lors de la cession d’une activité, sous conditions détaillées au Bofip :

  • Durée d’exercice : activité exercée pendant au moins cinq ans.
  • Cessation : cesser toute fonction dans l’entreprise individuelle ou la société cédée.
  • Retraite : faire valoir ses droits dans les deux ans qui précèdent ou suivent la cession.
  • Taille de l’entreprise : moins de 250 salariés et chiffre d’affaires inférieur à 50 M€ ou total de bilan inférieur à 43 M€.
  • Indépendance du repreneur : ne pas détenir plus de 50 % des droits dans l’entreprise qui rachète.

💡 Le savoir-clé : l’exonération porte sur l’impôt sur le revenu ; les prélèvements sociaux restent dus. Le calendrier de la cession et celui de la liquidation doivent donc être pensés ensemble.

Articuler cession, liquidation et activité résiduelle

Un médecin qui présente son successeur et cède sa patientèle peut rester sous le seuil grâce à quelques remplacements, hors de la structure cédée pour ne pas perdre l’exonération. Un expert-comptable peut transmettre sa clientèle à un associé, voire à ses collaborateurs, comme nous l’expliquons dans notre article sur la reprise interne. Les questions de structure (SEL, SCP, SCM) relèvent de notre équipe juridique.

Une cession se prépare en mois, pas en semaines. Planifiez un premier échange sans engagement.

Cumul emploi-retraite des libéraux : vos questions

Le cumul emploi-retraite 2027 concerne-t-il ceux qui sont déjà à la retraite ?

Non. La réforme s’applique uniquement aux assurés dont la première pension de base prend effet à compter du 1er janvier 2027. Les retraités actuels et ceux dont une pension de base démarre au plus tard le 1er décembre 2026 conservent les règles en vigueur. Ils peuvent donc continuer à cumuler selon l’ancien dispositif, intégral ou plafonné.

Quel est le plafond du cumul emploi-retraite en 2027 ?

Entre l’âge légal et 67 ans, les revenus d’activité peuvent être cumulés avec la pension jusqu’à un seuil fixé par décret. L’Assurance retraite indique qu’il pourrait être de 7 000 € bruts par an. Au-delà, la pension est réduite de la moitié du dépassement. Au 1er octobre 2026, le décret n’est pas encore publié.

Comment calculer la réduction de ma pension ?

Retirez le seuil de vos revenus d’activité annuels, puis divisez le résultat par deux. Avec 10 000 € de revenus et un seuil de 7 000 €, la réduction est de 1 500 € par an. La réduction ne peut pas dépasser le montant de la pension : au-delà de 7 000 € plus deux fois la pension, celle-ci est entièrement suspendue. Un simulateur officiel est annoncé pour le premier trimestre 2027.

Puis-je encore partir à la retraite en 2026 pour garder les anciennes règles ?

Cela dépend de votre caisse. Hors Cipav, les pensions libérales prennent effet au premier jour d’un trimestre civil, et la dernière date avant la réforme était le 1er octobre 2026. Les affiliés de la Cipav, dont la date d’effet est mensuelle s’ils n’ont jamais cotisé à une autre caisse libérale, peuvent encore viser le 1er décembre 2026. Les libéraux ayant des trimestres salariés peuvent aussi liquider leur pension du régime général à cette date.

Les cotisations versées en cumul emploi-retraite ouvrent-elles des droits après 2027 ?

Pas avant 67 ans. Pour les pensions prenant effet à compter de 2027, les périodes d’activité entre l’âge légal et 67 ans ne génèrent pas de nouveaux droits. À partir de 67 ans, le cumul redevient libre et les cotisations ouvrent droit à une seconde pension. Les cotisations restent dues dans tous les cas.

Quel est l’âge légal de départ pour les libéraux nés en 1964 ou 1965 ?

Avec la suspension de la réforme de 2023, l’âge légal est de 62 ans et 9 mois pour les assurés nés entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965. Il est de 63 ans pour ceux nés entre avril et décembre 1965. Ces âges s’appliquent aussi aux professions libérales. Le taux plein reste automatique à 67 ans.

Céder sa patientèle permet-il d’éviter la réduction de pension ?

La cession ne modifie pas les règles de cumul, mais elle change la donne. En cédant votre activité, vous pouvez conserver une activité résiduelle sous le seuil et préserver votre pension. Sous conditions, l’article 151 septies A du CGI exonère d’impôt sur le revenu la plus-value réalisée lors d’un départ à la retraite. Les prélèvements sociaux restent dus.

Décider avant le 30 novembre : votre feuille de route

La réforme du cumul emploi-retraite transforme une simple formalité en arbitrage financier à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le seuil définitif reste à fixer, mais la mécanique est connue : 50 % de réduction au-delà du seuil, aucun droit nouveau avant 67 ans.

Les professions libérales sont parmi les plus exposées, parce qu’elles continuent souvent d’exercer après leur départ. Depuis 1944, Extencia accompagne médecins, paramédicaux, consultants et experts sur leur retraite et la transmission de leur activité, dans ses 12 implantations.

Ne laissez pas un calendrier administratif décider de votre retraite à votre place. Réservez dès maintenant votre consultation gratuite : nous chiffrons vos scénarios avant la fermeture des dernières fenêtres de 2026.

⚠️ Cet article fournit une information générale à jour en octobre 2026 et ne constitue pas un conseil personnalisé. Le décret fixant le seuil n’étant pas encore publié, les montants peuvent évoluer. Chaque situation étant particulière, rapprochez-vous de votre expert Extencia.

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