Exercice en groupe : SCM, SCP, SISA — quel statut choisir pour s’associer entre professionnels de santé ?

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Sommaire

🔍 L’article en bref

  • Trois logiques distinctes : la SCM partage des moyens, la SCP partage l’exercice et les honoraires, la SISA coordonne les soins et capte les financements publics.
  • SCM : statut souple et interprofessionnel, fiscalement translucide (déclaration 2036), vigilance sur la TVA (20 % sauf exonération médicale/paramédicale), responsabilité indéfinie mais non solidaire.
  • SCP : exercice en commun d’une seule profession, honoraires et clientèle mutualisés, fiscalité IR/BNC avec option IS — mais responsabilité solidaire et indéfinie des dettes.
  • SISA : seule structure permettant de percevoir les dotations ACI / NMR, réservée aux équipes pluriprofessionnelles (min. 2 médecins + 1 auxiliaire médical), régime des sociétés de personnes.
  • Cas d’usage : SCM pour un cabinet à frais partagés, SCP pour un cabinet mono-disciplinaire intégré, SISA pour une maison de santé pluriprofessionnelle.
  • La bonne méthode : définir le projet (ce que l’on veut mutualiser) avant de choisir le statut, et faire valider statuts, fiscalité et TVA par un expert-comptable santé.

Plus d’un médecin généraliste sur deux exerce aujourd’hui en groupe, et le mouvement s’accélère chez les paramédicaux. Derrière cette tendance, une réalité de terrain : on ne s’installe plus seul. Mutualiser un secrétariat, partager un local, coordonner les soins ou capter les financements de l’exercice coordonné — les motivations sont multiples, mais elles débouchent toutes sur la même question juridique.

Le choix du statut juridique entre une SCM, une SCP et une SISA n’est pas une formalité administrative. C’est une décision structurante qui engage votre fiscalité, votre responsabilité personnelle, votre capacité à percevoir des subventions et la souplesse de votre association pour les années à venir. Trois sigles, trois logiques radicalement différentes. Ce comparatif vous donne la grille de lecture pour trancher en connaissance de cause.

1. Trois statuts, trois logiques d’association

Avant d’entrer dans le détail, il faut comprendre que ces trois sociétés ne répondent pas au même besoin. Les confondre est l’erreur de départ la plus fréquente — et la plus coûteuse à corriger.

Partager des moyens, des honoraires ou des financements ?

La distinction tient en une phrase. La SCM (Société Civile de Moyens) sert à partager des moyens. La SCP (Société Civile Professionnelle) sert à exercer en commun et partager les honoraires. La SISA (Société Interprofessionnelle de Soins Ambulatoires) sert à coordonner les soins entre professions différentes et à percevoir des financements publics.

Une SCM ne touche jamais à vos honoraires : chaque associé conserve sa patientèle et sa propre comptabilité. Une SCP, au contraire, encaisse tous les honoraires et les redistribue. La SISA, elle, est la seule à ouvrir l’accès aux dotations de l’Assurance Maladie.

Un choix qui vous engage pour des années

Changer de structure en cours de route est possible, mais lourd : nouvelles formalités, conséquences fiscales, parfois imposition immédiate des plus-values. D’où l’importance d’aligner le statut sur votre projet réel dès le départ.

Critère d’entréeSCMSCPSISA
Objet principalPartage de moyensExercice commun + partage des honorairesCoordination des soins + financements publics
ProfessionsLibérales (même ou différentes)Une seule et même professionAu moins 2 médecins + 1 auxiliaire médical
PatientèlePropre à chacunCommune (société propriétaire)Propre à chacun

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Trois modèles d'association entre professionnels de santé comparés côte à côte.

2. La SCM : mutualiser les moyens sans perdre son indépendance

La Société Civile de Moyens est le statut le plus répandu pour s’associer « à moyens partagés ». Régie par la loi du 29 novembre 1966 et les articles 1845 et suivants du Code civil, elle a un objet strictement limité : fournir à ses membres les moyens matériels et humains de leur exercice.

Ce que permet — et ne permet pas — la SCM

Concrètement, la SCM achète, loue et gère ce qui sert à tous : le local, le matériel médical, le secrétariat, le logiciel métier, les consommables. Elle refacture ensuite ces charges à ses membres, généralement au prorata de leur utilisation. Chaque praticien reste totalement indépendant : sa patientèle, ses honoraires, sa comptabilité BNC lui appartiennent.

  • Ce que la SCM permet : mutualiser les frais, réaliser des économies d’échelle, organiser le temps de travail collectif, accueillir des professions différentes.
  • Ce que la SCM ne permet pas : partager les honoraires, exercer « en commun », et surtout percevoir les financements de l’exercice coordonné (dotations ACI / NMR).

Une SCM ne donne aucun accès aux nouveaux modes de rémunération de l’Assurance Maladie. Si votre projet est une maison de santé visant les dotations ACI, la SCM est un mauvais véhicule — il faudra une SISA.

Fiscalité et TVA : le vrai point technique

La SCM est fiscalement translucide : elle ne paie pas d’impôt sur les sociétés. Son résultat est réparti entre les associés, qui l’intègrent à leur propre déclaration. La société dépose chaque année une déclaration n°2036 récapitulant les charges refacturées.

Le sujet sensible, c’est la TVA. En principe, les prestations de services qu’une SCM rend à ses membres sont soumises à la TVA au taux normal de 20 %. Mais une exonération existe pour les professions médicales et paramédicales, à condition que les services rendus soient directement nécessaires à l’exercice de l’activité elle-même exonérée des membres.

Faites valider l’éligibilité à l’exonération de TVA dès la rédaction des statuts. Une SCM qui refacture des prestations hors champ de l’exonération (location à un tiers, services non médicaux) peut devenir partiellement assujettie — avec un coût immédiat de 20 % sur les sommes concernées.

La responsabilité des associés

Les associés d’une SCM répondent des dettes sociales indéfiniment, mais à proportion de leurs parts — la responsabilité n’est pas solidaire. Si la société ne peut plus honorer son loyer ou ses fournisseurs, les créanciers peuvent agir sur le patrimoine personnel de chaque associé, chacun à hauteur de sa quote-part.

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Cabinet de groupe en SCM mutualisant secrétariat, local et matériel médical.

3. La SCP : exercer en commun et partager les honoraires

La Société Civile Professionnelle va beaucoup plus loin que la SCM. Issue de la même loi de 1966, elle organise l’exercice en commun d’une seule et même profession. Ici, on ne partage pas que les murs : on partage l’activité elle-même.

Mise en commun des recettes et clientèle partagée

La SCP est propriétaire de la clientèle. Elle encaisse l’ensemble des honoraires générés par ses membres, règle les frais de fonctionnement, puis répartit le résultat entre les associés selon les modalités fixées dans les statuts. Chaque associé conserve son indépendance technique et le libre choix de ses patients, mais les recettes, elles, sont mutualisées.

C’est un statut puissant pour des praticiens d’une même spécialité qui veulent réellement « faire cabinet ensemble ». C’est aussi sa limite : la SCP est mono-professionnelle. Un kinésithérapeute et un médecin ne peuvent pas s’associer en SCP.

DimensionCe que cela implique en SCP
HonorairesEncaissés par la société, puis répartis selon les statuts
ClientèlePropriété de la société, pas de l’associé
ProfessionsUne seule et même profession (mono-professionnelle)
Sortie d’un associéEncadrée par les statuts (cession de parts, agrément)

Responsabilité solidaire : le revers de la médaille

C’est le point le plus lourd de conséquences. En SCP, chaque associé est responsable solidairement et indéfiniment des dettes sociales sur l’ensemble de son patrimoine personnel. Par ailleurs, chacun reste personnellement responsable des actes professionnels qu’il accomplit.

La solidarité change tout par rapport à la SCM. Un créancier de la SCP peut réclamer la totalité d’une dette à un seul associé, à charge pour lui de se retourner ensuite contre les autres. Le choix de ses associés en SCP n’est donc pas qu’un sujet humain : c’est un sujet patrimonial majeur.

Fiscalité : l’impôt sur le revenu par défaut, l’option IS possible

La SCP relève du régime des sociétés de personnes. Le résultat est déterminé au niveau de la société, puis imposé entre les mains de chaque associé, à l’impôt sur le revenu, dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), au prorata de ses droits.

La SCP peut toutefois opter pour l’impôt sur les sociétés. Cette bascule, à exercer avant la fin du troisième mois de l’exercice concerné, rend les rémunérations des associés déductibles du résultat et imposables en traitements et salaires. À l’IS, le bénéfice de la société est taxé à 15 % jusqu’à 42 500 € puis à 25 % au-delà.

📊 Le calcul à poser : passer à l’IS peut réduire l’assiette des cotisations sociales et lisser la fiscalité, mais il fige aussi la sortie (imposition des dividendes, plus-values). L’arbitrage IR / IS dépend de votre niveau de revenu, de vos besoins de trésorerie et de votre horizon de transmission. C’est une simulation à mener au cas par cas.

Avant d’opter pour l’IS, faites chiffrer l’impact réel sur votre rémunération nette. Nos experts santé réalisent la simulation.

Médecins associés en SCP partageant honoraires et patientèle commune.

4. La SISA : la clé d’accès aux financements de l’exercice coordonné

La Société Interprofessionnelle de Soins Ambulatoires est née de la loi du 10 août 2011, dite loi Fourcade. Codifiée aux articles L4041-1 à L4043-2 du Code de la santé publique, elle a été conçue sur mesure pour les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP).

Une structure pensée pour l’interprofessionnalité

Contrairement à la SCP, la SISA est par nature interprofessionnelle. La loi impose un noyau dur : au moins deux médecins et un auxiliaire médical (infirmier, kinésithérapeute, orthophoniste…). Son objet dépasse la simple mise en commun de moyens : elle organise la coordination des soins, l’éducation thérapeutique du patient et la coopération entre professionnels.

Là où les associés d’une SCM travaillent côte à côte mais indépendamment, ceux d’une SISA travaillent ensemble autour de protocoles partagés. La SISA est l’outil juridique de l’exercice coordonné, pas seulement du regroupement géographique.

Le sésame des financements ACI / NMR

C’est la raison d’être de la SISA. Elle est la seule structure juridique permettant à une équipe pluriprofessionnelle de percevoir collectivement les financements publics de l’exercice coordonné, au premier rang desquels les dotations de l’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI), qui relèvent des nouveaux modes de rémunération.

  • Vous visez les dotations ACI de l’Assurance Maladie → la SISA est incontournable
  • Vous êtes au moins deux médecins et un auxiliaire médical → la condition légale est remplie
  • Vous portez un projet de santé formalisé (MSP) → la SISA en est le réceptacle naturel
  • Vous voulez seulement partager des frais → une SCM suffit, inutile de complexifier

📊 Un enjeu financier réel : les dotations ACI versées aux MSP représentent chaque année plusieurs dizaines de milliers d’euros par structure, modulés selon la patientèle et l’atteinte d’indicateurs (coordination, accès aux soins, système d’information). Sans SISA, cet argent reste hors de portée.

Fiscalité et répartition des dotations

La SISA bénéficie de plein droit du régime des sociétés de personnes. Chaque associé déclare sa quote-part de résultat : en BNC pour la plupart des professionnels de santé, en BIC pour les pharmaciens. Les sommes versées au titre de l’ACI sont, par défaut, réparties entre les associés selon leurs droits dans le capital — mais l’assemblée générale peut décider d’une clé de répartition différente, alignée sur l’implication réelle de chacun.

Définissez la clé de répartition de la dotation ACI dès la rédaction des statuts et formalisez-la en assemblée générale. C’est l’une des premières sources de tension dans les MSP : qui touche quoi, et au titre de quel travail de coordination. Un accord écrit et révisable évite les conflits.

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Maison de santé pluriprofessionnelle structurée en SISA pour l'exercice coordonné.

5. SCM, SCP, SISA : le comparatif pour trancher

Place à la synthèse. Le bon statut est celui qui colle à votre projet — pas celui du confrère d’à côté.

Tableau comparatif synthétique

CritèreSCMSCPSISA
ObjetPartage de moyensExercice communCoordination + financements
Interprofessionnel ?OuiNon (1 seule profession)Oui (obligatoire)
HonorairesPropres à chacunMis en communPropres à chacun
Accès dotations ACI / NMRNonNonOui
Régime fiscalTranslucide (2036)IR / BNC, option ISSociétés de personnes (BNC/BIC)
ResponsabilitéIndéfinie, non solidaireIndéfinie et solidaireSelon statuts (encadrée CSP)
Cas d’usage typeCabinet de groupe à frais partagésCabinet mono-disciplinaire intégréMaison de santé pluriprofessionnelle

Quel statut selon votre projet ?

  • Vous voulez juste partager un local et un secrétariat, en gardant votre patientèle ? La SCM est faite pour vous. Simple, souple, ouverte à des professions différentes.
  • Vous êtes plusieurs praticiens de la même spécialité et voulez réellement exercer ensemble, recettes comprises ? La SCP correspond à cette logique d’intégration — sous réserve d’accepter la responsabilité solidaire.
  • Vous montez une maison de santé pluriprofessionnelle et visez les financements de l’Assurance Maladie ? La SISA est la seule option. Souvent, elle se combine d’ailleurs avec une SCM qui gère les murs et le matériel.

Les erreurs à éviter

Trois pièges reviennent systématiquement : choisir une SCM en croyant pouvoir capter les dotations ACI (impossible), sous-estimer la responsabilité solidaire d’une SCP, et négliger la clé de répartition des dotations en SISA. Chacune de ces erreurs se paie en argent ou en conflits.

Ne raisonnez jamais « statut » avant d’avoir clarifié « projet ». La bonne séquence est l’inverse de l’intuition : définissez d’abord ce que vous voulez mutualiser (moyens, honoraires, financements), puis déduisez-en la structure. Et faites valider l’ensemble — statuts, fiscalité, TVA, responsabilité — par un expert-comptable qui connaît les professions de santé.

Expert-comptable Extencia accompagnant des professionnels de santé dans le choix de leur statut juridique.

Votre association, sur des bases solides dès le départ

Le choix entre SCM, SCP et SISA ne se résume pas à un sigle sur des statuts : il dessine votre fiscalité, votre exposition patrimoniale et votre accès aux financements pour la décennie à venir. Bien posé, il sécurise votre association et libère votre énergie pour ce qui compte — soigner. Mal posé, il génère des frottements fiscaux, des tensions entre associés et des opportunités de financement manquées.

Chez Extencia, nous accompagnons depuis 1944 les professionnels de santé dans la structuration de leur exercice. Nos équipes spécialisées — à Bordeaux, Lyon, Toulouse et Anglet notamment — maîtrisent les spécificités des médecins, paramédicaux et pharmaciens : arbitrage de statut, option IS, régime de TVA des SCM, sécurisation des dotations ACI en SISA. Fort de 80 ans d’expertise et de 12 implantations en France, le cabinet conjugue la rigueur d’un acteur national et la proximité d’un expert qui connaît votre métier.

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une SCM et une SCP ?

La SCM (Société Civile de Moyens) sert uniquement à partager des moyens matériels et humains : local, matériel, secrétariat. Chaque associé conserve sa patientèle, ses honoraires et sa comptabilité. La SCP (Société Civile Professionnelle) organise l’exercice en commun d’une même profession : la société encaisse les honoraires et les redistribue, et elle est propriétaire de la clientèle. La SCM préserve l’indépendance ; la SCP l’intègre.

Quel statut choisir pour ouvrir une maison de santé pluriprofessionnelle ?

La SISA (Société Interprofessionnelle de Soins Ambulatoires) est le statut de référence des maisons de santé pluriprofessionnelles. C’est la seule structure qui permet de percevoir collectivement les financements publics de l’exercice coordonné, notamment les dotations de l’Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI). Elle est souvent associée à une SCM qui gère les locaux et le matériel.

Une SCM peut-elle percevoir les dotations ACI ?

Non. La SCM n’ouvre aucun droit aux financements de l’exercice coordonné. Pour percevoir les dotations ACI et les nouveaux modes de rémunération de l’Assurance Maladie, une équipe pluriprofessionnelle doit constituer une SISA. C’est l’une des confusions les plus fréquentes et les plus pénalisantes lors du montage d’un projet de maison de santé.

Comment sont imposées la SCM, la SCP et la SISA ?

Les trois relèvent du régime des sociétés de personnes (fiscalité translucide) : la société ne paie pas l’impôt, le résultat est imposé entre les mains des associés. En SCM, chacun intègre sa quote-part de charges via la déclaration 2036. En SCP et en SISA, chaque associé déclare sa quote-part de bénéfices en BNC (ou en BIC pour les pharmaciens en SISA). La SCP peut opter pour l’impôt sur les sociétés.

La TVA s’applique-t-elle aux prestations d’une SCM ?

En principe, les prestations de services rendues par une SCM à ses membres sont soumises à la TVA au taux de 20 %. Toutefois, les professions médicales et paramédicales peuvent bénéficier d’une exonération, à condition que les services soient directement nécessaires à l’exercice de leur activité elle-même exonérée. Cette éligibilité doit être validée dès la rédaction des statuts.

Quels sont les risques liés à la responsabilité solidaire en SCP ?

En SCP, chaque associé répond solidairement et indéfiniment des dettes de la société sur l’ensemble de son patrimoine personnel. Un créancier peut donc réclamer la totalité d’une dette à un seul associé, à charge pour lui de se retourner ensuite contre les autres. Cette solidarité, absente en SCM, fait du choix des associés un enjeu patrimonial autant qu’humain.

Peut-on changer de statut après s’être associé ?

Oui, mais le changement de structure entraîne des formalités juridiques et peut avoir des conséquences fiscales lourdes, comme l’imposition immédiate de plus-values. C’est pourquoi il est préférable d’aligner le statut sur le projet réel dès le départ. Un accompagnement par un expert-comptable spécialisé en professions de santé permet d’anticiper ces effets et de sécuriser une éventuelle transformation ultérieure.

Une SCM et une SISA peuvent-elles coexister sur un même projet ?

Oui, et c’est même fréquent dans les maisons de santé. La SCM gère les moyens (locaux, matériel, personnel administratif) tandis que la SISA porte le projet de santé et perçoit les dotations ACI. Cette articulation permet de séparer clairement la logique de partage des frais de celle de l’exercice coordonné financé par l’Assurance Maladie.

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