Merchandising en magasin d’optique : 5 leviers pour augmenter le panier moyen

Boostez votre expertise

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir des informations stratégiques et des conseils pratiques, et faites prospérer votre entreprise

Sommaire

🔍 L’article en bref

  • Le panier moyen d’un opticien indépendant en 2026 est de 403 € HT — un indicateur sous-piloté alors qu’il conditionne directement la rentabilité.
  • Levier 1 — Parcours client : zoning en 3 zones (inspiration, découverte, décision), miroirs et assises de qualité, +30 à +60 € de panier moyen possible.
  • Levier 2 — Linéaire montures : segmentation par usage, hauteur 1,10-1,70 m, éclairage 4 000-4 500 K, projecteurs orientables — +15 à +25 % sur le haut de gamme.
  • Levier 3 — Deuxième paire : 8-22 % du CA chez les performants, +150 à +250 € de marge par vente additionnelle, condition n°1 = brief équipe et offres construites par usage.
  • Levier 4 — Montée en gamme verres : grille de découverte besoins, pricing escalator 3 niveaux, supports visuels — +50 à +120 € de panier moyen.
  • Levier 5 — Accessoires et services : bundles thématiques (Confort, Voyage, Sport), services récurrents (contrôle annuel, garantie), 3 à 8 % du CA visés.
  • Pilotage : 5 KPIs mensuels (panier moyen, taux 2P, mix verres premium, attache accessoires, marge brute) à suivre avec votre expert-comptable sectoriel.

403 € HT. C’est le panier moyen d’un opticien indépendant en 2026 — toutes prestations confondues. Et c’est aussi, paradoxalement, l’un des indicateurs les plus sous-pilotés du secteur. Pendant que les enseignes franchisées ouvrent des concept-stores entiers (Lissac affiche +9,5 % de chiffre d’affaires sur ses nouvelles implantations), de nombreux indépendants pilotent encore leur magasin « comme avant » — mêmes linéaires, mêmes parcours, mêmes scripts de vente.

Pourtant, le merchandising en magasin d’optique n’est plus un sujet d’agencement : c’est devenu un levier comptable. Chaque mètre carré, chaque colonne de montures, chaque scénario d’essayage se traduit en marge brute mesurable. Dans un marché où les arbitrages des consommateurs s’intensifient et où le multi-équipement marque le pas, la performance se joue désormais à l’échelle du geste : repositionner une vitrine, segmenter un linéaire, briefer un collaborateur sur une question d’ouverture.

Ce guide détaille 5 leviers concrets et chiffrés pour augmenter le panier moyen d’une boutique d’optique indépendante — sans investir dans un concept-store ni recruter de nouveau personnel. À la clé : un potentiel d’augmentation de 30 à 80 € par client, soit, sur un volume moyen de 3 paires/jour, 30 000 à 80 000 € de chiffre d’affaires additionnel par an.

1. Repenser le parcours client : du seuil au comptoir, chaque mètre compte

Le parcours client opticien est le premier levier — celui qui conditionne tous les autres. Un client qui circule mal, qui se sent observé ou perdu, ne se projette pas dans son achat. Un client qui prend ses repères en 30 secondes, qui touche les montures librement et qui s’assoit confortablement pour essayer, dépense en moyenne 15 à 25 % de plus.

Diagnostiquer la circulation actuelle

Avant de transformer l’agencement, mesurez ce qui se passe vraiment dans votre magasin. Trois indicateurs simples à observer pendant 2 semaines :

  • Taux de retournement : combien de clients franchissent le seuil et repartent dans la première minute ?
  • Zone morte : quel coin du magasin n’est jamais visité, même aux heures creuses ?
  • Goulot d’essayage : combien de fois par jour deux clients attendent-ils un miroir libre ?

Selon les agenceurs spécialisés, l’espace d’essayage compte autant que le linéaire de montures. Un miroir mal placé peut faire perdre une vente à 400 €. Et le coût d’ajout d’un poste d’essayage avec assise et éclairage dédié se situe entre 1 800 et 3 000 € — un investissement amorti en moins de 30 ventes additionnelles.

Construire un parcours en 3 zones

Le bon agencement magasin optique repose sur un zoning clair, hérité du retail mais adapté aux contraintes du métier :

ZoneFonctionAménagement clé
Zone “inspiration” (entrée + 2 m)Aimanter, donner envie, rassurerVitrine intérieure mise en scène, collections nouveautés, éclairage chaleureux
Zone “découverte” (cœur de boutique)Faire toucher, segmenter, comparerLinéaires segmentés par usage (sport, ville, solaire, kids), hauteur de regard
Zone “décision” (espace essayage)Confirmer le choix, basculer en venteMiroirs de qualité, assises confortables, éclairage neutre 4 000-4 500 K

Sortez de votre magasin et entrez-y comme un client inconnu. Notez, sur une grille de 5 critères (visibilité de l’offre, facilité de circulation, qualité de l’accueil visuel, confort d’essayage, sortie commerciale), ce qui frappe en premier. Cet exercice trimestriel de 30 minutes débloque la moitié des optimisations possibles.

Mesurer et ajuster

L’agencement n’est jamais fini. Une nouvelle collection, une saison qui change, un nouveau collaborateur — chaque évolution mérite une revue trimestrielle. Sur les indépendants accompagnés par des cabinets sectoriels, un parcours optimisé génère typiquement +30 à +60 € de panier moyen par effet cumulé : meilleure visualisation des offres, temps passé en boutique allongé, montée en gamme facilitée.

Vous sentez que votre agencement freine vos ventes mais ne savez pas par où commencer ? Échangez avec un expert Extencia spécialisé professions de santé.

Vue d'ensemble d'un magasin d'optique structuré en zones inspiration, découverte et essayage.

2. Théâtraliser le linéaire montures : la science derrière l’étagère

Le linéaire montures est le poumon économique du magasin. C’est aussi, dans la majorité des boutiques indépendantes, l’endroit où la routine prime sur la stratégie. Pourtant, quelques règles éprouvées permettent de transformer un mur de montures en outil de vente actif.

Segmenter par usage et par identité

Le réflexe « femme / homme / enfant » est dépassé. Le client moderne se reconnaît dans des univers d’usage : sport, lecture, écran, sortie habillée, second œil solaire. Cette segmentation a deux vertus immédiates : elle accélère la projection (le client sait où aller), et elle ouvre naturellement la porte à la deuxième paire.

UniversMise en scèneCible commerciale
Vie active / écranVerres anti-lumière bleue mis en avant, traitement antirefletTertiaire, télétravailleurs, étudiants
Sport et plein airPhotochromiques, polarisants, montures techniquesCyclistes, runners, randonneurs
Sortie / signatureMarques signatures, créateurs, éditions limitéesClientèle prescriptrice, image
Solaire vue / solaire pureMur dédié saisonnier, mise en avant été/montagneTous porteurs (deuxième paire)
Kids et adoEspace abaissé, codes graphiques jeunesseFamille, prescription pédiatrique

Hauteur, densité, rotation

Les colonnes support de montures professionnelles accueillent 15 à 18 références. Au-delà, le linéaire devient illisible. En dessous, vous gaspillez du linéaire commercial. La hauteur idéale d’exposition se situe entre 1,10 m et 1,70 m — la « zone de regard » où le client se sert sans effort.

Une monture qui reste plus de 90 jours sans être essayée est un signal faible : soit la mise en scène est mauvaise, soit la référence est mal positionnée dans votre univers. Sortez-la du linéaire principal, retravaillez-la en zone d’inspiration ou écoulez-la en promotion ciblée. Le linéaire actif est un linéaire qui tourne.

Éclairage : le multiplicateur de marge

L’éclairage est le détail le plus sous-estimé du merchandising magasin optique. Une mauvaise température de couleur transforme une monture haut de gamme en objet banal. Les standards à connaître :

  • 4 000 à 4 500 K : neutre, idéal pour la zone d’essayage et les miroirs (rendu fidèle des couleurs)
  • 3 000 à 3 500 K : chaud, pour les boutiques haut de gamme et les zones d’inspiration (ambiance « bijouterie »)
  • Projecteurs orientables : indispensables pour faire ressortir les nouveautés et les éditions limitées

📊 +15 à +25 % de progression sur les ventes de montures haut de gamme, selon les retours d’expérience des spécialistes du retail optique, après une refonte d’éclairage ciblée. Investissement type : 2 500 à 5 000 € pour un magasin de 60-80 m². Amortissement en 6 à 10 mois.

Photographiez vos linéaires en lumière éteinte puis en lumière allumée, à hauteur de regard. Comparez avec une vitrine de bijouterie ou une boutique de marque. Si vos montures « semblent moins belles » que dans une boutique voisine, vous avez votre diagnostic — et votre prochain investissement prioritaire.

Colonne de montures haut de gamme parfaitement éclairée dans une boutique d'opticien indépendant.

3. Activer la deuxième paire et la solaire : le levier le plus rentable

C’est le levier au meilleur ROI immédiat. Une deuxième paire opticien vendue dans le même panier ne génère aucun coût d’acquisition supplémentaire — le client est déjà là, équipé, examiné. Elle est donc hautement contributive à la marge brute.

Pourquoi la deuxième paire est sous-exploitée

Trois freins reviennent systématiquement dans les diagnostics opticiens :

  • Le réflexe défensif du client : « je viens pour une paire, pas deux »
  • Le silence du collaborateur : peur de paraître commercial, formation insuffisante
  • L’invisibilité de l’offre : aucun visuel, aucune ardoise, aucun script

Or, sur les boutiques où la deuxième paire est systématiquement proposée, le taux de conversion atteint 25 à 35 % — et chaque vente additionnelle pèse 150 à 250 € de marge brute supplémentaire.

Construire des offres irrésistibles

L’offre la plus efficace n’est pas la « deuxième paire à 1 € » (souvent perçue comme une stratégie d’enseigne, pas d’indépendant). Préférez des offres construites autour de la complémentarité d’usage :

Profil clientOffre seconde paire suggéréeArgumentaire
Presbyte actifSolaire à votre vue“Pour conduire et profiter du jardin sans changer”
TélétravailleurPaire écran dédiée“Confort visuel + protection lumière bleue”
SportifMonture sport correctrice“Tenue, légèreté, polarisation pour vos sorties”
Ado / étudiantSolaire de marque“Le style de la rentrée, à votre vue”
SeniorPaire de secours“Pour ne plus jamais être démuni en cas de casse”

Selon les baromètres sectoriels, la deuxième paire représente entre 8 et 22 % du chiffre d’affaires des opticiens indépendants performants. L’écart entre le bas et le haut de la fourchette correspond presque exclusivement à la qualité du dispositif merchandising et à l’entraînement des équipes — pas à la zone de chalandise ni au pouvoir d’achat local.

Briefer l’équipe pour qu’elle propose systématiquement

Aucun merchandising ne remplace une équipe formée. Trois principes simples pour transformer la suggestion en automatisme :

  • Une question d’ouverture obligatoire à chaque rendez-vous : « Vous arrive-t-il d’avoir besoin de lunettes de soleil correctrices ? »
  • Un visuel dédié sur le poste d’essayage (carte tarifaire d’offre solaire à votre vue, support digital, mock-up)
  • Un débrief hebdomadaire : taux de proposition, taux d’acceptation, panier additionnel moyen

Le piège le plus fréquent : proposer la deuxième paire après la décision sur la première. Trop tard. Le client est en mode « validation finale », il refuse par réflexe. La proposition doit intervenir pendant la phase de découverte des besoins — quand il décrit ses usages, ses gênes, ses moments de vie.

Vous voulez structurer un dispositif deuxième paire qui marche ? Réservez votre diagnostic merchandising avec un expert Extencia.

Espace d'essayage confortable avec miroir et éclairage neutre dans une boutique d'optique.

4. Industrialiser la montée en gamme verres et traitements

C’est ici que se joue le vrai panier moyen. La monture représente en moyenne 142 € — les verres et traitements peuvent doubler ou tripler la facture. Sur des verres unifocaux à 300 € contre des progressifs premium à 600 € et plus, l’écart de marge brute est massif. Et cette montée en gamme optique ne se décide pas au comptoir — elle se construit dans le parcours, le discours et le merchandising.

La grille de découverte besoins

Une montée en gamme efficace commence par une découverte structurée des besoins. Trop d’opticiens cèdent à la facilité du « voici les options disponibles ». Trop peu construisent un diagnostic visuel complet intégrant :

  • Activités professionnelles dominantes (écran, conduite, manuel, plein air)
  • Activités de loisir et fréquence
  • Sensibilités déclarées (éblouissement, fatigue, maux de tête, vision nocturne)
  • Antécédents porteurs (insatisfactions de l’équipement précédent)
  • Évolution prévisible (presbytie débutante, croissance enfant)

Cette grille — qui prend 5 à 7 minutes — pose les bases d’une recommandation argumentée, et non d’une vente forcée.

Pricing escalator : présenter 3 options

Présentez systématiquement trois niveaux d’équipement verres, du plus accessible au plus premium, avec un argumentaire bénéfice clair pour chacun :

NiveauPositionnementBénéfice clientMarge brute relative
EssentielVerres standards + antirefletConfort visuel correct, esthétiqueRéférence (base 100)
ConfortVerres optimisés + traitement durci + lumière bleueVision nette à toutes distances, fatigue réduite140-160
PremiumVerres personnalisés + traitements complets + photochromiquePerformance maximale, durabilité, polyvalence180-220

Sur un échantillon de boutiques pratiquant le pricing escalator structuré, 45 à 60 % des clients choisissent l’option intermédiaire (« Confort »). Sans présentation explicite des trois niveaux, ce taux tombe à 20-25 %. Le simple fait de rendre visible la possibilité du milieu de gamme déplace mécaniquement le centre de gravité du panier.

Documenter les bénéfices visuellement

Un argumentaire oral ne suffit pas. Le client adulte mémorise mieux ce qu’il voit. Trois supports merchandising à intégrer en zone d’essayage :

  • Échantillons de verres posés sur le comptoir : antireflet vs sans, photochromique en démo
  • Tablette ou écran avec démonstrations vidéo (lumière bleue, polarisation, progressifs nouvelle génération)
  • Schémas comparatifs imprimés lisibles à 60 cm, avec gain visuel chiffré (réduction des reflets, élargissement du champ de vision)

📊 +50 à +120 € de panier moyen sur l’équipement verres, observé après mise en place d’une grille de découverte structurée + pricing escalator + supports visuels. Soit, pour une boutique vendant 600 équipements/an, un gain de chiffre d’affaires de 30 000 à 70 000 € — à coût opérationnel marginal.

 Présentation d'une seconde paire solaire à votre vue dans une boutique d'opticien indépendant.

5. Repenser le merchandising des accessoires et services

Les accessoires sont le « petit dernier » du panier moyen. Souvent relégués près de la caisse, vendus à l’arrache, ils représentent pourtant 3 à 8 % du panier des opticiens performants. Et au-delà du chiffre direct, ils sont un puissant accélérateur de fidélisation.

L’erreur de la vitrine accessoires

Le présentoir poussiéreux d’étuis génériques près de la caisse est un classique du merchandising magasin optique… qui ne fonctionne plus. Le client moderne ne « rajoute » pas un étui par réflexe — il choisit ou il refuse. Trois principes pour faire bouger les lignes :

  • Mise en scène par usage : un coin « entretien quotidien » avec spray + chiffonnette + cordon, présenté comme un kit
  • Storytelling produit : un étui rigide premium présenté avec son histoire (matériau, fabricant, durabilité)
  • Saisonnalité : pochettes microfibre colorées en été, étuis chauds en hiver, rentrée des classes pour les kids

Les bundles intelligents

Le bundle est l’arme commerciale la plus simple à mettre en place. Trois formules à tester en boutique :

BundleCompositionPrix indicatifMarge ciblée
Pack Confort quotidienÉtui rigide + spray nettoyant + chiffonnette premium25-35 €50-60 %
Pack Sécurité voyageÉtui rigide + chiffonnette + cordon + boîte de lingettes35-50 €50-65 %
Pack Sport & Plein airCordon technique + spray hydrophobe + chiffonnette polaire30-45 €55-65 %

Présentez le bundle comme une option par défaut à l’encaissement (« Je vous ajoute le pack confort à 29 € pour bien démarrer ? »). Selon les retours sectoriels, 35 à 50 % des clients acceptent lorsque la proposition est faite naturellement, sans pression.

Le service comme produit

Au-delà des accessoires physiques, certains services peuvent être merchandisés comme des produits à part entière :

  • Contrôle d’usure annuel : forfait de 25-40 €, vendu comme une carte de fidélité
  • Garantie casse étendue : 30-60 €, mise en avant au moment de l’encaissement
  • Bilan visuel en entreprise (pour les opticiens développant le B2B) : prestation annuelle valorisée, levier de différenciation face aux enseignes

Un client qui souscrit un service récurrent (contrôle annuel, garantie, abonnement entretien) revient en moyenne 2,3 fois plus souvent en boutique sur 3 ans qu’un client one-shot. Et chaque visite supplémentaire est une opportunité de renouvellement, deuxième paire ou montée en gamme.

Vous voulez tester un dispositif bundle dans votre boutique ? Demandez un appui Extencia : nos experts professions de santé structurent l’offre avec vous.

Pack accessoires premium pour lunettes proposé en boutique d'opticien indépendant.

Le pilotage : 5 KPIs à suivre tous les mois

Aucun merchandising ne tient sans pilotage chiffré. Cinq indicateurs simples à intégrer à votre tableau de bord mensuel — et à croiser avec votre expert-comptable :

KPIFormuleObjectif sain (indépendant 2026)
Panier moyenCA HT / Nombre d’équipements vendus≥ 420 € HT
Taux de seconde paireÉquipements 2P / Équipements totaux20 à 30 %
Mix verres premiumVentes verres “Confort + Premium” / Total verres≥ 55 %
Taux d’attache accessoiresCA accessoires / CA total3 à 8 %
Marge brute boutique(CA – coût d’achat marchandises) / CA60 à 70 %

Le panier moyen seul ne suffit pas — il peut masquer une dérive du mix produit. Un panier moyen stable avec un mix qui glisse vers l’entrée de gamme = une marge brute en baisse silencieuse. Suivez les cinq indicateurs ensemble, idéalement en revue trimestrielle avec votre cabinet comptable.

Affichez les KPIs en arrière-boutique, mis à jour chaque semaine. L’équipe qui voit ses chiffres améliore ses chiffres — par effet d’engagement et de fierté collective. Les boutiques où ces indicateurs sont partagés affichent en moyenne 1,5 à 2 points de marge brute supplémentaire à 12 mois.

Votre merchandising, notre lecture comptable

Le merchandising en magasin d’optique n’est plus un sujet de décoration — c’est un levier de marge brute, un outil de pilotage, et une réponse opérationnelle à la pression concurrentielle qui s’accentue en 2026. Les opticiens indépendants qui appliquent ces 5 leviers récupèrent en moyenne 30 à 80 € de panier moyen supplémentaire — sans investissement lourd, sans transformation radicale, sans renoncer à leur identité de boutique de proximité.

Chez Extencia, nos experts-comptables spécialisés dans les professions de santé (dont les opticiens indépendants) ne se contentent pas de tenir vos comptes. Nous lisons vos chiffres comme un retailer : panier moyen, mix produit, marge brute par catégorie, taux d’attache. Nous comparons vos performances aux benchmarks sectoriels, identifions les leviers prioritaires de votre boutique, et co-construisons avec vous un plan d’action mesurable. 80 ans d’expertise depuis 1944, 12 implantations en France, des équipes qui parlent le langage du métier.

Réservez votre diagnostic gratuit de 30 minutes — l’analyse de votre panier moyen et de vos KPIs offerte.

Questions fréquentes

Quel est le panier moyen d’un opticien indépendant en 2026 ?

Le panier moyen d’un opticien indépendant s’élève à 403 € HT en 2026, tous équipements confondus. À titre de comparaison, le panier moyen sur un équipement complet (monture + verres + accessoires) atteint 466,80 € en moyenne nationale, avec une variation forte selon le type de verres : environ 300 € pour des unifocaux contre 597 € pour des progressifs. La progression du panier moyen ces dernières années (450 € en 2020 → 580 € en 2023) s’explique par la montée en gamme des verres et des traitements, plus que par la hausse du prix des montures.

Comment augmenter le panier moyen d’un magasin d’optique ?

Cinq leviers cumulables permettent une hausse de 30 à 80 € par client : repenser le parcours client en 3 zones (inspiration, découverte, décision), théâtraliser le linéaire montures par segmentation d’usage et éclairage adapté, activer systématiquement la proposition deuxième paire, industrialiser la montée en gamme verres avec un pricing escalator à 3 niveaux, et merchandiser les accessoires en bundles thématiques. Sur une boutique vendant 600 équipements par an, le gain potentiel atteint 30 000 à 70 000 € de chiffre d’affaires additionnel.

Quel pourcentage du chiffre d’affaires représente la deuxième paire chez un opticien performant ?

Chez les opticiens indépendants performants, la deuxième paire représente entre 8 % et 22 % du chiffre d’affaires. L’écart entre le bas et le haut de la fourchette correspond presque exclusivement à la qualité du dispositif merchandising et à l’entraînement de l’équipe : proposition systématique pendant la phase de découverte, offres construites par usage (solaire à votre vue, paire écran, paire sport), supports visuels en zone d’essayage, et pilotage hebdomadaire du taux de proposition.

Quelle température de couleur d’éclairage choisir pour un magasin d’optique ?

L’éclairage idéal pour la zone d’essayage et les miroirs se situe entre 4 000 et 4 500 K (lumière neutre), pour un rendu fidèle des couleurs et des matières. Les boutiques haut de gamme privilégient une température plus chaude (3 000 à 3 500 K) dans les zones d’inspiration, créant une ambiance « bijouterie » qui valorise les montures premium. Les projecteurs orientables sont indispensables pour faire ressortir les nouveautés et éditions limitées.

Combien de montures par colonne dans un linéaire optique ?

La capacité optimale d’une colonne support de montures est de 15 à 18 références. Au-delà, le linéaire devient illisible et le client perd ses repères. En dessous, vous gaspillez du linéaire commercial. La hauteur d’exposition recommandée se situe entre 1,10 m et 1,70 m — la « zone de regard » naturelle où le client se sert sans effort. Une monture qui reste plus de 90 jours sans être essayée est un signal faible : repensez sa mise en scène ou sortez-la du linéaire principal.

Quels KPIs suivre pour piloter un magasin d’optique indépendant ?

Cinq indicateurs essentiels à intégrer dans un tableau de bord mensuel : le panier moyen (objectif ≥ 420 € HT), le taux de seconde paire (20-30 %), le mix verres premium (≥ 55 % en Confort + Premium), le taux d’attache accessoires (3-8 % du CA), et la marge brute boutique (60-70 %). Ces KPIs doivent être suivis ensemble : le panier moyen seul peut masquer une dérive du mix vers l’entrée de gamme. Un point trimestriel avec un expert-comptable spécialisé optique permet d’arbitrer en connaissance de cause.

Pourquoi se faire accompagner par un expert-comptable spécialisé pour son merchandising d’opticien ?

L’expert-comptable spécialisé professions de santé apporte une lecture chiffrée que le simple agenceur ou le manager retail ne maîtrise pas : marge brute par catégorie de produit, ratios sectoriels comparés à des boutiques similaires, impact comptable des investissements merchandising, optimisation fiscale des dispositifs (amortissement éclairage, mobilier, formation équipe). Chez Extencia, nos équipes spécialisées professions de santé suivent les opticiens indépendants au-delà de la tenue des comptes : pilotage mensuel des KPIs, benchmark sectoriel, accompagnement à la transformation merchandising. 80 ans d’expertise depuis 1944, 12 implantations en France.

Partagez sur

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Close Popup
Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.

Les cookies opérationnels sont utilisés pour fournir nos services et ne peuvent pas être désactivés pour ces finalités. Nous utilisons des cookies pour fournir nos services pour par exemple : Vous reconnaître lorsque vous vous connectez pour utiliser nos services. Vous reconnaître en tant que client et vous proposer d’autres fonctionnalités et services personnalisés. Afficher des fonctionnalités, des produits et des services qui pourraient vous intéresser. Conserver le suivi des éléments enregistrés dans votre panier. Prévenir les activités frauduleuses. Améliorer la sécurité. Assurer le suivi de vos préférences, comme celles sur la devise et la langue. Nous utilisons également des cookies pour comprendre comment les clients utilisent nos services afin de pouvoir apporter des améliorations.

Cookies analytiques
  • bcookie
  • li_gc
  • lidc
  • ln_or
  • UserMatchHistory
  • AnalyticsSyncHistory
  • _ga
  • _ga_*

Cookies techniques
  • isExternal
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_gdpr_cookies_declined
  • wordpress_gdpr_cookies_allowed
  • wordpress_gdpr_allowed_services
  • PHPSESSID

Refuser tous les services
Save
Accepter tous les services
Cookies
Open Privacy settings